JOURNAL DES VOISINS, Dimanche 11 janvier 2026

Vol de nourriture à l’épicerie : des ressources pour les fautifs, démunis?

Avez-vous déjà été témoin de vol à l’étalage à l’épicerie? Souvent les fautifs sont des personnes démunies, dans le besoin. Lorsqu’ils se font prendre, existe-t-il dans l’arrondissement des options pour les aider à se nourrir, plutôt que de seulement les réprimander ou les accuser? Journaldesvoisins.com s’est penché sur la question.

Le JDV s’est d’abord intéressé à la question après qu’un résidant de l’arrondissement lui eût mentionné avoir été témoin de ce genre de vol par une personne clairement en difficulté. Votre média a donc voulu savoir s’il existe des ententes entre les épiceries de l’arrondissement et les organismes communautaires pour pouvoir y référer les voleurs lorsqu’ils se font prendre la main dans le sac et que leur mobile est clairement de se nourrir ou de nourrir leur famille.

Pas d’entente entre épiciers et organismes communautaires

La réponse :

« Non. Je n’ai jamais entendu parler de cela! », dit Louise Donaldson, directrice adjointe du Service de nutrition et d’action communautaire (SNAC) situé dans Ahuntsic.

Même réponse du côté de Donald Boisvert, directeur général de la Corbeille Bordeaux-Cartierville, lieu d’aide alimentaire et d’insertion professionnelle pour les personnes défavorisées.

« Les personnes prises à voler ne sont jamais référées directement vers nous. »

Le SPVM recommande les organismes

Il y a plus de chance que ce soit la police qui soit interpellée lors de ce genre de situation.

Ceci étant dit, l’équipe de relations médias du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) assure que « chaque poste de quartier développe des relations de partenariat avec les organismes communautaires et les institutions de son quartier, notamment en ce qui a trait aux groupes sociaux les plus vulnérables ».

« Plus spécifiquement, les policiers des postes de quartier (PDQ) 10 (Cartierville) et 27 (Ahuntsic) connaissent bien les différentes ressources de leur secteur et selon la situation, référeront vers les ressources appropriées », précise-t-on.

L’épicerie d’Émilie, le Centre d’appui aux communautés immigrantes (CACI), le Service de nutrition et d’action communautaire (SNAC) et le Bon samaritain font tous partie des ressources vers lesquelles le SPVM peut diriger les personnes démunies. Il s’agit des principales ressources alimentaires de ces PDQ.

Organismes communautaires unis

Donald Boisvert de la Corbeille Bordeaux-Cartierville explique que l’ensemble des organismes du quartier travaille de façon conjointe à aider les personnes démunies.

« On travaille tous ensemble. On se réfère entre nous. On travaille en partenariat de cette manière. »

Les gens qui vont à la Corbeille pour du dépannage alimentaire ou pour de l’aide en insertion socioprofessionnelle, par exemple, sont référés par d’autres organismes communautaires du secteur ou par le CIUSSS. Jamais par contre par les épiciers directement.

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