JOURNAL DES VOISINS, Dimanche 11 janvier 2026

Un grand projet alimentaire s’amène dans Bordeaux-Cartierville

L’agriculture urbaine est en plein essor à Montréal, et notre arrondissement ne fait pas exception à cette règle. Pour les résidants de Bordeaux-Cartierville, les prochaines années amèneront plus de produits locaux que jamais auparavant. 

En plus de l’arrivée du Marché d’été de Cartierville cet été, l’arrondissement a obtenu une aide financière d’un million de dollars du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques afin de réaliser le projet Système alimentaire de Bordeaux-Cartierville : cultiver, cuisiner, composter

Les organismes seront servis

Le projet, d’un coût total de 1 822 602 $, sera entièrement réalisé au nouveau Centre communautaire de Bordeaux-Cartierville, sur la rue Grenet. 

« Le système alimentaire se mettra en place dès l’ouverture du centre, prévue à l’hiver 2022, et se déploiera graduellement au courant de l’année », explique Michèle Blais, chargée de communication pour l’arrondissement. « Nous travaillons fort à mettre aux normes et aménager la cuisine pour qu’elle soit opérationnelle et amorce ses opérations en vue d’offrir les services repas dès l’ouverture du centre, alors que les cuisines collectives démarreront en septembre 2022. »

[wpdiscuz-feedback id= »lxubmnfadt » question= »Que pensez-vous de ce projet? » opened= »1″]Le financement offert par le gouvernement provincial permettra de créer des espaces pour cultiver des légumes et planter des arbres fruitiers, d’aménager une nouvelle cuisine collective et de distribuer des paniers de nourriture aux personnes de l’arrondissement qui sont dans le besoin. [/wpdiscuz-feedback]

« Du côté maraîcher, le jardin rouvrira au printemps 2022 avec ses aménagements bonifiés. La forêt nourricière sera plantée au printemps 2022. La valorisation des matières résiduelles se déploiera aussi au courant de l’année 2022 avec le déshydrateur d’aliments, qui sera en fonction dès l’ouverture de la cuisine, ainsi que le compostage des résidus verts, qui sera aménagé au jardin au printemps. Les récoltes et les invendus du jardin pourront être transformés dans la cuisine dès la fin de l’été 2022 et tout l’automne. Nous pourrons ainsi vivre notre premier cycle de système alimentaire dès l’année 2022. »

C’est le Centre d’action bénévole de Bordeaux-Cartierville (CABBC) qui s’occupera de la gestion des services de cuisine. Le CABBC gère notamment la popote roulante depuis près d’une trentaine d’années, permettant à l’organisme d’offrir des repas chauds ou congelés aux personnes âgées en perte d’autonomie. 

Un but environnemental

Évidemment, puisque le projet a reçu l’approbation et le financement du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, le côté environnemental du nouveau système alimentaire n’est pas à négliger. 

D’ailleurs, favoriser la sécurité alimentaire et multiplier les projets d’agriculture urbaine sur le territoire fait partie du Plan stratégique de développement durable 2019-2025 d’Ahuntsic-Cartierville. 

Dans un communiqué il y a quelques semaines, le ministre Benoît Charette a offert ces commentaires à l’arrondissement : 

« En soutenant l’autonomie alimentaire locale dans Bordeaux-Cartierville, l’arrondissement poursuit son engagement à adopter des pratiques exemplaires en matière de développement durable. Ces dernières permettront de réduire les émissions de gaz à effet de serre.»

Le verdissement permet également d’enrayer les îlots de chaleur en ville, et les jardins contribuent à la prolifération des insectes, ce qui aide la biodiversité. Il y a donc plusieurs bons côtés à ce projet! Et, comme le souligne Michèle Blais, beaucoup de gens seront touchés. 

« Le projet s’adresse à l’ensemble de la population du quartier, avec un souci de rejoindre et aider davantage les gens dans le besoin », dit-elle.

1 réflexion au sujet de “Un grand projet alimentaire s’amène dans Bordeaux-Cartierville”

  1. Ce projet à Bordeaux-Carierville est superbe! Mais qu’en est-il du projet d’agriculture urbaine sur le site de l’Eglise Saint Judes, sur la rue Laverdure ? On ne sait pas grand chose de ce dernier.

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