JOURNAL DES VOISINS, Dimanche 11 janvier 2026

Pic mineur et Pic chevelu

Pic chevelu mâle - photo J.Poitras
Pic chevelu mâle – photo J.Poitras

Pic mineur      (Downy Woodpecker)           (Picoides pubescens)

Pic chevelu     (Hairy Woodpecker)              (Picoides villosus)

Voici deux pics familiers de nos parcs et boisés que l’on retrouve l’hiver à nos mangeoires si l’on se donne la peine d’y installer un bloc de suif.

Leur plumage est essentiellement similaire, dos et ventre blancs, ailes noires mouchetées de blanc, lignes blanches sur la tête encadrant un sourcil noir. Les mâles des deux espèces ont de plus une tache rouge derrière la tête.

Le pic mineur est un peu plus petit que le chevelu, mais la différence la plus facilement notable est la taille du bec. Le Pic chevelu possède un bec équivalent au deux tiers de la taille de sa tête tandis que le pic mineur a un bec mesurant à peine le tiers de sa tête.

Le cri typique des deux espèces est un « pîîk » plus sonore dans le cas du pic chevelu. Les deux émettent aussi un « Pîk-pî-pî-pî-pî-pî » un peu différent d’une espèce à l’autre.

Les deux espèces couvrent approximativement le même territoire allant de la limite nordique des arbres au Canada, jusqu’au sud des États-Unis. Ni l’un ni l’autre ne migrent en hiver, se contentant de modifier leurs aires de présence selon la disponibilité de la nourriture.

Comme la plupart des pics, on les observe arpentant les arbres à la recherche d’insectes ou de larves qu’ils vont chercher en perforant l’écorce de leur bec. La structure de leur crâne est renforcée pour soutenir le choc de ces impacts répétés. Pour assurer leur posture verticale, ils s’aident de leur queue dont l’extrémité des plumes est dénudée ce qui leur permet de s’ancrer sur les troncs d’arbre comme les bottes à crampons des alpinistes ou des émondeurs.

Tel que mentionné ci-haut, le suif est un aliment fort prisé aux mangeoires, que l’on peut compléter par des graines de tournesol, de cardamone ou de courge

À la fin de l’hiver et au début du printemps, les pics des deux sexes tambourinent sur des branches ou des troncs; c’est leur façon de délimiter un territoire de nidification et d’attirer un(e) partenaire. Le nid est une cavité dans un arbre, creusée ou agrandie à grands coups de bec. La femelle y pond de quatre à six œufs qui seront couvés une douzaine de jours alternativement par les deux parents.

Pic mineur - photo J.Poitras
Pic mineur – photo J.Poitras
Pic chevelu - photo J.Poitras
Pic chevelu – photo J.Poitras
Pic chevelu mâle - photo J.Poitras
Pic chevelu mâle – photo J.Poitras

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