JOURNAL DES VOISINS, Mardi 13 janvier 2026

Transport

Santé, Transport, Urbanisme et aménagement, Vie de quartier

Une rue partagée dans l’arrondissement?

Que diriez-vous d’une rue dite «partagée» entre différents types d’usagers sur un segment du boulevard Gouin ? L’arrondissement y réfléchit sérieusement. C’est du moins ce qui a été annoncé par les représentants de l’arrondissement à l’occasion de la soirée d’information du parcours Gouin du 10 mai dernier, aux Jardin Millen.  L’intégration d’une rue partagée sur un tronçon du boulevard Gouin entre les rues de Martigny et Saint-Firmin n’est encore pour le moment qu’une idée que souhaiterait développer l’arrondissement, en collaboration avec les résidants concernés, mais si le projet prend vie, elle sera la première de ce genre dans Ahuntsic-Cartierville.  

Une rue partagée est un concept nouvellement arrivé au Québec, largement développé en Europe, et principalement en Hollande sous le nom de Woonerf. Ce concept vise, comme son nom l’indique, à mettre en avant le partage de la route entre ses différents utilisateurs qu’ils soient piétons, cycliste ou automobilistes.

Les piétons et les cyclistes sont donc libres de circuler sur la route au même titre que les voitures pour lesquelles la vitesse est limitée à 20 km\h.

«Selon le concept européen, les automobilistes peuvent circuler sur une rue partagée, y faire un arrêt temporaire mais sans s’y stationner et leur vitesse est limitée à 20 km/h. L’ensemble de la rue est aménagée de façon à faire naturellement respecter la limite de vitesse en vigueur», peut-on lire dans le document de la Ville de Montréal.

Il ne faut toutefois pas confondre rue partagée, qui est faite pour permettre une mixité des types de transport et rue piétonne, qui est quant à elle réservée uniquement à l’usage des piétons. Une rue piétonne n’autorisant pas le passage de véhicules sur le tronçon concerné.

Besoin de précision

Lors de la soirée d’information du parcours Gouin, c’est le boulevard Gouin entre les rues St-Firmin et de Martigny qui a été désigné par l’arrondissement pour accueillir la première rue partagée du territoire. Les particularités reliées à ce dossier sont toutefois encore floues.

En effet, de l’aveu même des représentants de l’arrondissement, le projet est encore au stade des idées. Aucune ébauche ni plan n’ont donc été présentés aux résidants, l’arrondissement ayant décidé de consulter ces derniers avant de concevoir l’ébauche qui leur sera soumise à la fin de ce temps de réflexion.

«Pour l’instant, l’arrondissement a seulement lancé l’idée d’un concept. Des consultations publiques auront lieu pour évaluer l’intérêt des résidents pour ce projet», souligne Émilie Miskdjian, chargée de communication à l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville.

Mme Miskdjian précise toutefois que dès que les citoyens auront donné leur appui au projet, l’arrondissement pourra déposer sa candidature pour le Programme d’implantation de rues piétonnes et partagée à l’automne 2018.

(Photo: Joran Collet; JDV)

Bien que cette implantation ne les impacte pas directement, les résidants présents lors de la soirée d’information se sont montré plus qu’enthousiaste à l’idée. Au moment du vote symbolique, rares étaient les mains non levées en appui à la rue partagée.

L’échéancier avant la complétion de ce projet est encore inconnu puisqu’il est selon Mme. Miskdjian, «prématuré » de parler d’échéancier.

En termes de budget alloué, si le projet de rue partagée d’Ahuntsic-Cartierville est retenu dans le cadre du Programme d’implantation de rues piétonnes et partagées, l’arrondissement pourra bénéficier d’un soutien logistique et financier de la Ville-Centre. D’une durée de trois ans, ce soutien permet dans un premier temps d’installer des mesures temporaires pendant deux ans, avant de procéder à des installations permanentes.

Déjà à Montréal

Ahuntsic-Cartierville ne sera pas le premier arrondissement à bénéficier d’un woonerf. En 2013, le premier de la sorte a été inauguré dans l’arrondissement du Sud-ouest. On le désigne aujourd’hui sous le nom de « woonerf Saint-Pierre», autrefois une ruelle. L’implantation de ce modèle a permis de refaire une beauté à cette ruelle, en quelque sorte, alors que le bitume s’était craquelé au fil du temps. Depuis, le lieu est devenu un poumon pour l’arrondissement.

«Aujourd’hui, le woonerf Saint-Pierre, c’est 7000 mètres carrés de verdure, une centaine d’arbres, 1 800 arbustes et 3 000 mètres carrées de poussière de pierre stabilisée», peut-on lire sur le site de l’arrondissement du Sud-Ouest.

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Transport, Urbanisme et aménagement, Vie de quartier

Nouvelles bornes dans Ahuntsic-Cartierville

La Ville de Montréal a confirmé il y a quelques semaines qu’elle compte, d’ici 2019, implanter dès l’été, 200 nouvelles bornes de recharge pour voitures électriques. D’une valeur de 1.5 millions de dollars, le contrat, confié à Addenergie, prévoit l’installation de douze postes de recharges au sein d’Ahuntsic-Cartierville.

Initialement absent des premières installations, Ahuntsic-Cartieville compte maintenant 28 bornes doubles de rechargement électrique réparties sur l’ensemble du territoire. Ce nouvel ajout fait passer à quarante le nombre de bornes présentes sur le territoire de l’arrondissement.

«La stratégie de déploiement des bornes prévoit couvrir l’ensemble du territoire de la Ville de Montréal afin de s’assurer que tous les Montréalais aient accès à une borne de recharge, où qu’ils soient. Cette année, ce sont tous les arrondissements qui sont ciblés pour l’implantation des bornes », précise Marilyne Laroche-Corbeil, relationniste à la Ville de Montréal.

À l’heure actuelle, la majorité d’entre elles se situent dans le district de Saint-Sulpice dans lequel 16 bornes sont installées. Le district d’Ahuntsic comprend sept prises alors que les districts de Bordeaux-Cartierville et du Sault-au-Récollet, ne comprennent respectivement qu’une et quatre bornes.

Emplacement plausibles

Puisque des discussions sont encore en cours entre les différents acteurs de l’arrondissement, il est impossible de connaître pour le moment dans quels secteurs se trouveront ces futures bornes.

«Ces localisations se font conjointement avec l’arrondissement et notre partenaire Hydro-Québec. Des validations sont en cours », souligne Mme Laroche Corbeil.

Il est possible de croire que les autorités chercheront d’abord à combler les espaces vides dans l’arrondissement. Le choix d’un emplacement nécessite toutefois de prendre en compte différents facteurs importants.

«Ces choix se font selon plusieurs critères, dont : l’intégration urbaine, l’optimalisation du potentiel d’utilisation, la visibilité de la borne pour accroître l’impact, la répartition géographique, et la densification du nombre de bornes dans les zones où le potentiel est plus important», précise Mme Laroche Corbeil.

Il faut aussi tenir compte de plusieurs détails techniques tels que la capacité de l’emplacement choisi à accueillir une borne et la possibilité de connecter cette dernière à un réseau électrique.

Possiblement plus

La Ville-centre souhaite implanter 1000 bornes électriques d’ici 2020. À la suite de ce nouvel ajout, elle aura complété 60% de sa promesse. Le nombre exact de bornes qui seront en place au sein de l’arrondissement à la fin du processus reste pour le moment une donnée inconnue.

«La planification de la répartition des bornes se fait à chaque année », souligne Mme Laroche Corbeil.

Ahuntsic-Cartierville étant en huitième position, loin devant des arrondissements comme Pierrefond-Roxboro ou Outremont qui ne comptent que deux et six bornes. Il est fort probable que la Ville cherche d’abord à égaliser la situation avant de poursuivre au sein de l’arrondissement.

La Ville de Montréal ne compte pas s’arrêter après l’implantation de ce millier de bornes. D’autres installations sont possibles après cette première phase, notamment des bornes de niveau 3 ou à charge rapide, pour lequel la stratégie reste encore à définir.

Pour voir la liste des bornes actuelles, cliquez ici.

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Histoire & Patrimoine, Politique, Transport, Urbanisme et aménagement, Vie de quartier

Parce qu’elle est bien située, Tanguay pourrait rouvrir

Le gouvernement québécois pourrait rouvrir la célèbre prison Tanguay pour femmes, située dans Ahuntsic-Cartierville, après qu’elle ait été jugée insalubre, il y a à peine deux ans.

Sa localisation y est certes pour quelque chose; le  ministère de la Sécurité Publique (MSP) ne nie pas qu’il puisse à nouveau investir les lieux à la lumière de l’implantation d’un nouveau «modèle» en ce qui a trait à la détention des femmes en milieu carcéral.

« Pour le moment, confirme Pierre-Luc Lévesque, relationniste de presse au ministère, en entrevue à journaldesvoisins.com, différentes options sont encore à l’étude. À cet effet, un comité consultatif réunissant entre autres le MSP et la Société Elizabeth Fry du Québec poursuit activement les travaux visant à proposer un modèle en matière de gestion de l’incarcération qui répond aux besoins spécifiques des femmes à plus long terme et qui servira à soutenir l’élaboration de scénarios préliminaires d’infrastructures carcérales notamment en ce qui concerne l’avenir de la Maison Tanguay », a-t-il ajouté.

En bout de piste, alors que plusieurs scénarios sont encore à l’étude, ce sont les autorités du ministère qui feront la recommandation finale au gouvernement.

Le ministère a dans la mire plusieurs emplacements pour la nouvelle «Maison Tanguay»,  mais le complexe immobilier «désuet» situé un peu à l’est de l’Établissement de détention de Montréal (ou prison de Bordeaux, le plus important centre de détention au Québec), serait en première position.

Le média Le Devoir a affirmé récemment que le ministère envisageait d’agrandir et de rénover la vieille prison Tanguay, évacuée il y a deux ans.

Transfert

Il y a deux ans, les 260 femmes détenues à Tanguay avaient été transférées à l’Institut Leclerc, à Laval (de juridiction fédérale) et l’opération déménagement dans une «vieille» prison avec ses problèmes en avait fait tiquer plusieurs.

Depuis, Québec explore tous les scénarios possibles pour aménager un nouveau centre de détention pour femmes dans la grande région de Montréal. Mais Tanguay a l’avantage d’être «fort bien située», plaident les intervenants au dossier.

L’emplacement est dans un secteur résidentiel, surtout non loin d’une station de métro, Henri-Bourassa. On peut s’y rendre en marchant ou en utilisant l’un des circuits d’autobus. Et l’institution est proche aussi des autoroutes 15 et Métropolitaine.

Élizabeth Fry – satisfaite

Ruth Gagnon, qui dirige la Société Elizabeth Fry du Québec, organisme communautaire qui épaule les femmes faisant face à la justice, voit d’un bon œil l’hypothèse de garder Tanguay.

Mme Gagnon fait partie d’un comité mis sur pied par le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux.

Au Devoir, elle avait dit que l’accessibilité pour les détenues et leurs proches est un critère «crucial à considérer».

C’est que la majorité des femmes détenues sont issues de milieux modestes. La plupart n’ont pas les revenus pour  se déplacer en taxi ou se procurer un véhicule. La localisation de Tanguay sert bien. Pour comparer, à Leclerc, les accès sont beaucoup plus difficiles.

Projets – prisons

Le projet « d’agrandissement et de réaménagement de l’établissement de détention Maison Tanguay » se trouve toujours inscrit sous le vocable «en planification» dans le Plan québécois des infrastructures 2018-2028 (PQI), que l’on trouve dans le budget 2018 du gouvernement.

Pour le Québec, une somme de 420 millions de $ est prévue pour les établissements de détention.

Les trois-quarts du montant doivent permettre de maintenir «à niveau» ces établissements; 80 millions serviront à améliorer des installations des centres existants.

Par ailleurs, des projets de moins de 50 millions sont également «en planification» dans les établissements, notamment pour la restauration des murs de briques de la prison de Bordeaux.

 

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Santé, Transport, Urbanisme et aménagement, Vie de quartier

Un recours collectif qui va de l’avant

Gérard Samet, avocat (Photo: Courtoisie Pollués de Montréal-Trudeau)

Il n’y aura pas d’appel de la demande d’autorisation donnée par la juge Chantal Tremblay, de la Cour supérieure du Québec, dans le dossier du recours collectif déposé par Les Pollués de Montréal-Trudeau contre Aéroports de Montréal, NAV-Canada et le ministère fédéral des Transports. Le recours collectif des Pollués de Montréal-Trudeau pourra donc être entendu sur le fond. Quand? Il leur faudra être patient!

C’était hier, le lundi 7 mai, que prenait fin le délai de 30 jours dont les défenderesses disposaient pour en appeler de la demande d’autorisation au recours collectif de l’organisme citoyens Les Pollués de Montréal-Trudeau donnée par la juge Tremblay le 5 avril dernier. Les défenderesses sont ADM, NAV-Canada et le ministère fédéral des Transports.

«Les défenderesses sont demeurées silencieuses, a déclaré le président du groupe Les Pollués de Montréal-Trudeau. Elle ne portent pas l’autorisation du recours en appel. Nous attendons maintenant le calendrier qui sera fixé par l’Honorable juge Chantal Tremblay, le même magistrat qui a entendu la demande d’autorisation.»

Le recours du groupe citoyens pourra donc être entendu sur le fond.

Pour l’autorisation donnée le 5 avril dernier, la juge Tremblay devait déterminer si la demande de recours répondait aux critères prévus par la loi.

Il ne s’agissait pas à ce stade de se prononcer sur le fond du problème, soulevé par le Comité de citoyens Les Pollués de Montréal-Trudeau. Ce sera fait dans la deuxième étape du recours collectif.

Rappelons que l’action collective des Pollués de Montréal-Trudeau dirigée contre Aéroports de Montréal (ADM,) NAV-Canada et le ministère fédéral des Transports a été déposée en Cour supérieure en décembre 2016 afin d’obtenir une atténuation du bruit excessif généré par les avions au-dessus du ciel montréalais.

 

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Consommation, Transport, Vie de quartier

Possible de relier «les 2 Fleury»? La STM: «Peut-être!»

Il y a peut-être de l’espoir au bout du…trajet d’autobus! Mercredi 2 mai, Élaine Bissonnette, résidante d’Ahuntsic-Cartierville,  a présenté au conseil d’administration de la STM la pétition qu’elle avait lancée en février dernier pour demander la mise en place d’un service de transport public reliant les deux parties de la rue Fleury (Est et Ouest). À cette occasion, Mme Bissonnette était accompagnée de la mairesse Émilie Thuillier qui n’a cessé, depuis huit ans, alors qu’elle était conseillère municipale, de défendre ce dossier auprès de la STM.

En entrevue avec journaldesvoisins.com, Élaine Bissonnette s’est réjouie de la « bonne réception » de la part du président du conseil d’administration de la STM, Philippe Schnobb,  de sa demande, appuyée par 1032 signatures de citoyens du quartier. Ce responsable a  indiqué que la STM est ouverte à cette demande qui s’inscrit dans la lignée des améliorations annoncées, lors de la même séance du conseil d’administration concernant plusieurs secteurs de la ville dont Chabanel.

« Je ne vous garantis pas ça pour l’automne prochain. Il faut prendre le temps d’étudier le dossier, a dit M. Schnobb à Mme Bissonnette. Ce n’est pas seulement le nombre de signatures qui compte mais c’est aussi la pertinence de la demande.»

Selon Élaine Bissonnette, l’argument le plus fort en faveur du projet de navette reliant d’un bout à l’autre la rue Fleury, actuellement scindée en deux « comme s’il y avait une frontière entre Fleury est et Fleury ouest» est le fait que cette rue est une rue marchande très achalandée.  

« Tout au long de Fleury, il y a des commerces. Et pour aller d’un bout à l’autre de la rue, il faut  utiliser deux lignes d’autobus, avec un temps d’attente moyen de 10 à 15 min, dit-elle. Ce n’est pas pratique pour une artère commerciale. Les gens finissent par utiliser leurs voitures. »

Elle exprime sa gratitude pour le soutien de la part de la mairesse, qui était derrière cette requête depuis huit ans déjà.

« Maintenant, on a l’appui de la population pour que la STM réponde favorablement à cette demande qui concorde parfaitement avec les nouvelles orientations des administrations provinciale et locale concernant la promotion du transport collectif qui respecte l’environnement », ajoute-t-elle.

« La persévérance paie !»

Dans une entrevue avec journaldesvoisins.com, la mairesse Émilie Thuillier s’est réjouie de la mobilisation citoyenne impulsée par Élaine Bissonnette.

« C’est un enjeu vécu par de nombreux citoyens du quartier, dit-elle. Je crois à la participation citoyenne pour faire avancer les dossiers. Et dans ce dossier de la rue Fleury, la mobilisation citoyenne permet de faire comprendre à la STM qu’il y a effectivement une base d’usagers intéressés par ce service de transport public.»

Cette jeune élue à la tête de l’administration d’Ahuntsic-Cartierville décrit comment elle n’a cessé, depuis huit ans, de déployer ses efforts auprès de la STM pour que la rue Fleury ne soit plus coupée en deux et ne soit plus desservie par deux services d’autobus, avec tous les désagréments que cette situation cause aux usagers ! Cette artère connaît un développement urbain et commerciale notable qui, logiquement, doit être suivi par un développement conséquent du service du transport collectif et durable.

Elle souligne l’ouverture avec laquelle a été reçue la demande citoyenne de la part du président du Conseil d’administration de la STM et indique qu’il sera pertinent que la STM se penche sur la réorganisation du service en question.

« La persévérance paie ! », dit la mairesse, citant l’exemple de la demande de la prolongation de  la ligne 55 – Saint-Laurent jusqu’à la station Henri-Bourassa, également à la suite d’une pétition citoyenne, et qu’elle même a défendue durant huit ans et qui a fini par être acceptée par la STM, l’été dernier.

Modifs au bénéfice de Chabanel

À noter que lors de cette même séance du conseil d’administration, la STM a annoncé des modifications du service du réseau des bus dans plusieurs secteurs de Montréal et notamment dans le quartier Chabanel, et ce, à partir du 27 août prochain.

Il s’agit de la modification de parcours de la ligne 54 – Charland/Chabanel qui deviendra la ligne d’accès principale du secteur Chabanel et de la fusion des lignes 19 – Chabanel/Marché Central et 53 – Boulevard Saint-Laurent, pour devenir la ligne 19 – Chabanel/Marché Central, qui offrira une desserte élargie aux commerces du Marché Central, notamment les fins de semaine.

Selon un communiqué de la STM, l’amélioration de cette  desserte vise à faciliter « l’accès au secteur d’emploi et à ses commerces, ainsi qu’à augmenter l’attrait de ce secteur pour les entreprises et pour des projets de construction résidentiels et commerciaux. L’ensemble des mesures mises en place vise à simplifier les déplacements vers ce secteur».

Signalons aussi l’ajout de service dans l’arrondissement rivière-des-Prairies – Pointe-aux-Trembles.

« La STM offrira un service bonifié dans le secteur Rivière-des-Prairies – Pointe-aux-Trembles avec la création d’un lien nord-sud, en vue de réduire les temps de déplacement en transport collectif ainsi que le nombre de correspondances. Pour ce faire, la STM mettra en service la nouvelle ligne 81 – Saint-Jean-Baptiste donnant accès aux commerces, aux pôles d’emplois et aux activités culturelles entre le Centre Communautaire Roussin, à Pointe-aux-Trembles, et Espace-Rivière, à Rivière-des-Prairies. Par ailleurs, des modifications seront également apportées aux lignes 40 – Henri-Bourassa-Est, 86 – Pointe-aux-Trembles et 183 – Gouin Est, par cohérence avec l’arrivée de la nouvelle ligne, en vue d’améliorer l’éventail de parcours disponibles en transport collectif dans l’arrondissement », précise le communiqué.

 

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Santé, Transport, Vie de quartier

BIXI: pas d’expansion cette année ici

Étalement des stations BIXI à Montréal (Source: site Web BIXI Montréal)

Alors que BIXI Montréal a enregistré une année record de déplacements en 2017 sur l’ensemble de son réseau, la compagnie de vélo-partage ne prévoit pas implanter de nouvelles stations pour la saison 2018, ni dans Ahuntsic-Cartierville, ni ailleurs à Montréal. Les résidants des quartiers non-desservis dans l’arrondissement (Youville, Bordeaux, Cartierville, Domaine Saint-Sulpice, Marché central, secteur Chabanel) devront donc prendre leur mal en patience.

Elles étaient cinq stations supplémentaires à s’ajouter dans Ahuntsic-Cartierville et 80 sur l’ensemble de l’île, l’an dernier. À l’heure où l’autopartage fait son entrée dans l’arrondissement, le réseau BIXI, lui, ne connaîtra pas de progression en ce sens.

Les cinq nouvelles stations, portant à 15 leur nombre dans l’arrondissement, ont été fortement bénéfiques en 2017.

« L’ajout a contribué à une belle hausse », constate Bérengère Thériault, porte-parole de BIXI Montréal.

Le nombre de transactions, c’est-à-dire de départs et d’arrivées dans l’arrondissement, a connu une hausse de 63 %, soit près de 26 000 unités de plus en comparaison à l’année précédente.

Ce record a été possible notamment en raison de la gratuité d’utilisation des BIXI les derniers dimanches du mois. Les cyclistes n’ayant pas encore d’abonnement pourront réitérer l’expérience cette année, à la suite de ce grand succès.

Progression future

 Bien que la flotte de vélos BIXI n’expérimentera pas d’ajout pour son 10e anniversaire, l’arrondissement pourrait connaître, dans les prochaines années, une progression semblable à celle connue en 2016.

« Il y a des critères bien établis de succès. On va aller chercher les attraits, des endroits où il y a le plus de possibilités de déplacements », relate la porte-parole.

Le développement d’artères commerciales prévues notamment dans le secteur Youville ne peut être que bénéfique pour attirer de nouvelles stations pour les usagers d’Ahuntsic-Cartierville. Le tout doit cependant rester dans les contraintes de la « règle du 300 mètres d’une station existante », c’est-à-dire que si une nouvelle station BIXI devait s’ancrer, elle ne pourrait excéder cette distance.

Bien que Fleury Ouest ait gagné deux stations l’an dernier, les résidants et travailleurs de la Cité de la mode, du Marché Central, de l’est de Papineau et de Bordeaux-Cartierville, des quartiers qui ne comptent actuellement aucune borne, devront se montrer encore patients.

En conférence de presse le 10 avril dernier, la conseillère associée au développement durable et aux transports actifs au sein du comité exécutif, Marianne Giguère, s’est montrée optimiste :

« Nous voulons continuer à investir dans le vélo-partage afin, notamment, de le rendre accessible au plus grand nombre de citoyens et citoyennes. Ainsi, au cours des prochaines années, plus de BIXI seront offerts dans plus d’arrondissements de Montréal ».

Quelques nouveautés

L’expansion de BIXI étant au repos pour son 10e anniversaire, l’organisme a toutefois misé sur quelques nouveautés. Les utilisateurs de 65 ans et plus ainsi que les étudiants bénéficient dorénavant de tarifs réduits à 2 $ par déplacement pour les détenteurs de la carte OPUS.

Autre nouveauté, le forfait « BIXI à la 10 » permettra aux usagers plus occasionnels de se procurer 10 allers simples pour 25 $. Ils peuvent également utiliser un vélo BIXI à l’unité, moyennant un tarif de 2,95 $ pour un trajet de moins de 30 minutes, et 5 $ pour une période de 24 h.

De nouveaux BIXI-Remorques seront utilisés pour transporter les vélos, une solution «plus écologique » selon l’organisation, et qui permettra d’aborder des tournants plus difficiles pour les camions.

Le prix de l’abonnement annuel, qui permet de louer de façon illimitée les vélos, connaît quant à lui une augmentation, passant de 89 $ à 91 $.

Pour l’an prochain, BIXI compte miser à nouveau sur l’expansion de son réseau, mais pense aussi à la possibilité d’implanter des vélos électriques dans sa flotte. Les Montréalais auront plus de détails sur ce projet au cours des prochains mois.

La 10e saison de BIXI s’est amorcée le 10 avril dernier, soit cinq jours plus tôt qu’à l’habitude, et prendra fin le 15 novembre prochain.

 

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pistes cyclables demandées
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Un plan vélo qui roule!

Mélanie Busby du MEAC expliquant le plan suggéré de voies cyclables pour le plan de déplacement d’Ahuntsic-Cartierville (Photo : jdv – Philippe Rachiele)

Le groupe Mobilisation Environnement Ahuntsic Cartierville (MEAC) et le groupe de transport actif Ahuncycle ont dévoilé leurs suggestions de réseau cyclable intégré en prévision du futur Plan local de déplacements de l’arrondissement.  La présentation intitulée «Ahuntsic à bicyclette» a réuni plus d’une trentaine de personnes au pub Le brouhaha, dimanche 22 avril pour coïncider avec le jour de la terre. Journaldesvoisins.com était présent.

Cet exercice a été fait en prévision du futur plan local de déplacements que l’arrondissement a dans sa mire. Le plan servira à améliorer tous les types de modes de transport utilisés par les usagers, qu’ils soient à pied, à vélo, en transport collectif, ou en auto, pour les dix prochaines années.

Frédéric Bataille, l’un des porte-paroles du groupe de transport actif Ahuncycle, a présenté aux participants ce que signifiait un bon réseau cyclable sécuritaire pour le territoire en mettant l’accent sur l’importance de pouvoir se rendre aux principaux vecteurs de déplacements (écoles, emploi, services), mais aussi en intégrant le réseau cyclable à celui des autres arrondissements, particulièrement ceux Villeray et de Saint-Laurent.

Améliorer la santé, réduire l’auto solo

Les membres du MEAC et d’Ahuncycle croient qu’une des meilleures façons d’améliorer les déplacements dans l’arrondissement consiste à créer les conditions propices au transport actif (à pied et à vélo) afin  d’améliorer la santé des citoyens, en diminuant d’autant l’utilisation de l’auto solo.  Pour ce faire,  ils favorisent entre autres, les voies cyclables protégées afin que les utilisateurs de tout âge se sentent en sécurité pour rouler et vaquer à leurs occupations. 

Selon Ahuncycle, il n’y a présentement que deux pistes cyclables protégées sur le territoire d’Ahuntsic-Cartierville, soit celles sur Christophe-Colomb et celles du Parcours Gouin, mais elles sont loin de permettre aux jeunes citoyens de pouvoir se rendre aux écoles primaires et secondaires, mise à part l’école Sophie-Barat. 

Ces deux pistes ne permettent pas non plus aux adultes d’accéder facilement aux pôles d’emploi ou de commerces. Par exemple, se rendre dans le quartier Chabanel, au Marché central et même sur les rues Fleury Ouest et la Promenade Fleury sont loin d’être des parties de plaisir pour la majorité de la population.  Seule une catégorie de cyclistes que l’on peut considérer comme des «guerriers» se sentent à l’aise de rouler à vélo sur des artères comme St-Laurent, Henri-Bourassa, Laurentien, Papineau, etc.

Carte des voies cyclables suggérées par le MEAC et Ahuncycle pour le plan de déplacement. (Infographie : Courtoisie)

Ci-dessus, la carte avec en bleu, les suggestions de pistes cyclables demandées.  Les tracés de couleur orange constituent des pistes déjà projetées, mais non réalisées alors que les tracés en vert pâle sont des voies désignées existantes sans protection.  Dans les projets souhaités en priorité par les deux organismes, il y aurait des voies protégées sur les rues Prieur ainsi que sur la rue Sauriol et le boulevard Saint-Laurent.

Lors de la dernière campagne électorale montréalaise, l’équipe de Projet Montréal proposait d’ailleurs que le boulevard Saint-Laurent devienne le REV Réseau Express Vélo, soit une piste protégée qui permettrait de relier le centre ville de Montréal rapidement à vélo.

La rue est à tout le monde

Selon Frédéric Bataille, avec les années, les larges rues et avenues, combinées au stationnement gratuit aurait permis aux automobilistes de s’approprier l’arrondissement et la ville pour eux-mêmes.  Constatant ce qui se passe dans de nombreuses autres villes dans divers pays, les gens du MEAC et d’Ahuncycle sont convaincus que les conditions doivent être propices et les rues modifiées de façon conviales, avec des pistes cyclables protégées et des intersections sécuritaires pour tous.  C’est seulement de cette manière, selon eux, que les nombreux piétons, cyclistes jeunes, adultes et aînés n’auront plus peur et auront le goût d’utiliser de nouveau leur rues avec plaisir.

Frédéric Bataille du groupe Ahuncycle et Mélanie Busby du MEAC ont également rappelé à l’auditoire que le Plan local de déplacements de l’arrondissement concocté en 2008 prévoyait, notamment, une piste cyclable sur la rue Prieur.  Pourtant, dix ans plus tard, cette piste est toujours inexistante à l’est de la rue Christophe-Colomb. À l’ouest, ce n’est qu’une «voie désignée» avec des chevrons et dessins de vélo imprimés à même la rue. Cette installation est donc loin d’être considérée comme sécuritaire par les différents groupes d’âge. 

Ahuncycle et le MEAC espèrent donc que les nouvelles suggestions du futur Plan local de déplacements de l’arrondissement se matérialiseront rapidement. Les deux organismes souhaitent également qu’il n’y ait pas d’obstacles impromptus qui retardent l’échéance de la mise en place du réseau, le plan s’échelonnant sur 10 ans.

 

 

 

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Santé, Transport, Urbanisme et aménagement, Vie de quartier

ADM planche sur une nouvelle aérogare, toujours à Montréal

Aéroports de Montréal (ADM) a annoncé lundi 30 avril la construction d’une nouvelle aérogare, entre deux pistes, sur le terrain de l’aéroport Dorval-Trudeau.  C’est le président d’ADM Philippe Rainville qui en a fait l’annonce lors d’un discours devant les membres de la Chambre de Commerce de Montréal Métropolitain. Il s’agit d’un investissement majeur de l’ordre de 2,5 milliards de dollars sur cinq ans.

Les prochaines années seront donc marquées par d’importants travaux de construction sur le terrain de l’aéroport Dorval-Trudeau. Des travaux de construction d’une nouvelle aérogare, d’une gare du REM sur place, du recouvrement du quai de débarquement avec un toit en verre, et des stationnements étagés.

Comme ADM est un OBNL, la seule façon de financer ces travaux c’était de charger des frais aéroportuaires plus importants aux usagers et de faire des emprunts. Mais le pdg Rainville demande à ce qu’Ottawa permette aux gestionnaires d’ADM d’examiner des modes de financement alternatifs. La privatisation des aéroports avait été examinée par le ministre fédéral des Transports Marc Garneau, mais avait été écartée pour l’instant.

La circulation aérienne va en augmentant et l’achalandage des passagers à l’aérogare nécessite, selon ADM, que soient agrandies les installations sur lesquelles la circulation des vols internationaux a été rapatriée en 1997, à la suite de la fermeture de l’aéroport de Mirabel.

Réactions des Pollués

Le groupe citoyens Les Pollués de Montréal-Trudeau qui a déposé un recours collectif contre ADM, NAV Canada et le ministère fédéral des Transports n’a pas tardé à réagir. Dans un communiqué de presse qu’il a fait parvenir aux médias, les Pollués déclarent:

«Aéroports de Montréal (ADM) a annoncé hier la construction au coût de 2,5 G $ d’une nouvelle aérogare pour doubler les capacités de l’Aéroport Pierre-Elliott-Trudeau, ce qui signifie concrètement : – la création d’un troisième aéroport pour les passagers sur le site de Montréal-Trudeau, au centre de la ville de Montréal, après la fusion du trafic des aéroports de Dorval et de Mirabel effectuée de 1996 à 2004; – le doublement du passage d’avions au-dessus de la tête des Montréalais, à basse altitude; – encore plus de bruit, de pollution et de risque pour les riverains.»

Pour le groupe-citoyens, il n’est pas normal que les Montréalais n’aient pas été consultés. Il s’agirait, pour l’organisme, d’un bris de démocratie. C’est ce qu’a déclaré le président du groupe-citoyens, Pierre E. Lachapelle.

«Nous contestons vivement l’esprit et la forme du projet annoncé hier par Aéroports de Montréal (ADM), à l’occasion d’une conférence publique. Pourquoi la population de Montréal ne serait-elle pas consultée ? ADM est une corporation opaque, qui gère le territoire comme s’il s’agissait d’un désert inhabité et elle devrait être soumis à l’examen public, entre autres lorsqu’elle s’engage dans des projets majeurs. Comme dans tous les pays démocratiques. Le Canada devrait être un État de droit. Est-ce toujours le cas ?»

Annonce précipitée?

Les Pollués s’interrogent à savoir s’il ne s’agit pas d’une annonce précipitée après le jugement de la Cour supérieure qui a autorisé récemment le recours collectif des Pollués de Montréal-Trudeau.

«Les autorités aéroportuaires sont poursuivies actuellement à l’initiative de l’association Les Pollués de Montréal-Trudeau, à cause de l’intensité du bruit aéronautique ressenti dans plusieurs quartiers densément peuplés de Montréal. Cette pollution est l’objet d’études scientifiques et de rapports du monde de la santé publique, qui sonnent l’alarme sur l’impact sur la santé des populations envahies par la pollution sonore des avions. Bien au courant de ces informations, ADM annonce sans complexe un projet qui à l’évidence va augmenter la pollution sonore.»

Bref, le groupe-citoyens, de toutes évidences, fourbit ses armes et peaufine ses arguments pour l’audience sur le fond.

Rappelons que les défendeurs, ADM, NAV-Canada et le ministère fédéral des Transport, qui disposaient d’un délai de 30 jours depuis le jugement autorisant le recours collectif ont jusqu’au 4 mai pour faire appel.

Pour consulter la vidéo mise en ligne par ADM, cliquez ici.

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Consommation, Économie, Famille, Politique, Transport, Urbanisme et aménagement, Vie de quartier

Comment fonctionnent les VLS chez Communauto ?

Démonstration du fonctionnement des voitures « auto-mobiles » (Photo: jdv P. Rachiele)

Les «auto-mobiles» en libre service de Communauto arrivent bientôt dans Ahuntsic-Cartierville. Pour souligner cette entrée en service, des représentants de l’entreprise ont tenu à rencontrer les résidants d’Ahuntsic-Cartierville pour expliquer le fonctionnement du service de véhicules en libre-service (VLS), d’un usage fort simple qui comporte tout de même quelques étapes à suivre avant de s’en prévaloir.

Lors d’un 4 à 7 le 24 avril dernier, l’entreprise Communauto a tenu à présenter aux dizaines de résidants d’Ahuntsic-Cartierville ayant répondu à l’invitation, leur projet futur pour l’arrondissement, mais aussi, à faire une démonstration de la façon de réserver et d’utiliser un véhicule en libre-service (VLS). Notons toutefois que le service Communauto est déjà présent dans l’arrondissement avec des voitures garées dans des endroits pré-déterminés, mais dans un service différent du VLS.

Commencer par s’inscrire

Avant d’emprunter un VLS, ou une autre voiture garée dans des endroits pré-déterminés, il faut tout d’abord s’inscrire à l’aide d’un permis valide en se rendant sur le site Web de Communauto. Il s’agit d’un processus plus ou moins long qui nécessite que vous choisissiez entre le forfait de base ou le forfait complet. Marco Viviani, vice-président du développement stratégique de Communauto, précise toutefois que l’on peut changer de forfait à tout moment et que l’abonnement peut être partagé par les membres d’une même famille.

Une fois inscrit, vous recevrez une clef d’activation ou, si vous disposez d’une carte OPUS du service de transport collectif de la Société de transport de Montréal (STM), il vous suffit de l’enregistrer pour l’ utiliser afin de verrouiller et déverrouiller le véhicule avant utilisation.

Si vous disposez d’un cellulaire intelligent, une application est disponible afin de repérer et réserver un véhicule garé près de chez vous. Cette opération peut aussi se faire par le Web sur un ordinateur ou une tablette. Vous pouvez aussi simplement prendre un véhicule sans le réserver, si celui-ci est disponible.

Respect des zones

Le choix des forfaits de Communauto influe aussi sur la liberté de l’utilisateur. En effet, certaines voitures obligent l’utilisateur à revenir à son point de départ; les voitures devant être garées dans des endroits pré-déterminés. D’autres, les «auto-mobiles», nouvellement autorisées au sein de l’arrondissement, permettent des trajets qui ne nécessitent pas de ramener la voiture au point de départ. La voiture peut donc être garée n’importe où, à condition de l’être à l’intérieur d’une zone précise sur le territoire de la Ville de Montréal.

Dans l’arrondissement, la zone couverte s’étend, pour le moment, du boulevard St-Michel à la rue Meilleur et de la rivière des Prairies jusqu’à l’avenue Crémazie. L’entreprise prévoit toutefois une expansion du territoire couvert dans l’arrondissement au cours des prochaines années.

Chaque voiture est équipée d’une lumière qui vous indique que vous quittez la zone desservie par Communauto. Cela vous permet donc de savoir si vous pouvez laisser votre véhicule à cet endroit. Si la lumière est éteinte, vous êtes à l’intérieur d’une zone autorisée. Dans le cas contraire, vous continuerez à être facturé tant que vous restez en-dehors de la zone couverte. Il s’agit là d’un détail important.

Début mai, les arrondissements couverts –à l’exception de certaines zones– seront: Ahuntsic-Cartierville, Côte-des-neiges-Notre-Dame-de-Grâce, Mercier-Hochelaga, Outremont, Plateau Mont-Royal, Rosemont-La-Petite-Patrie,  Sud-Ouest, Verdun, Villeray-St-Michel-Parc-Extension, Ville-Marie.

Le nombre de voitures auto-mobiles et de stations de recharges électriques qui seront installées sur le territoire dépend de plusieurs facteurs.

Si l’entreprise constate un enthousiasme pour le VLS, au sein de l’arrondissement, il est fort probable que leur nombre augmente avec le temps. Pour M. Viviani, la seule limitation serait le manque d’utilisation par la population. En moyenne, un véhicule doit être emprunté sept fois par jour pour être considéré «utile».

Coûts

Le prix de l’utilisation dépend du forfait choisi et de l’usage que l’on en fait. L’utilisateur peut être facturé à la minute, à l’heure et à la journée. En fonction du forfait choisi, un dépôt et des frais supplémentaires peuvent être requis. Le prix de l’essence est inclus dans le prix de la location.

Si, lors de votre emprunt, vous devez faire le plein, il vous suffit de faire parvenir la facture, en ligne, par l’entremise de l’application Web ou par lettre, à Communauto, qui se charge de créditer les frais à votre compte. Pour les voitures électriques, il suffit de brancher le véhicule à une borne de recharge électrique. Il n’est pas nécessaire que cette borne de recharge appartienne à Communauto.

En revanche, les contraventions sont aux frais de l’utilisateur.

Pour plus d’informations, visitez Communauto

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Éducation, Politique, Santé, Transport, Urbanisme et aménagement, Vie de quartier

Circulation à François-de-Laval: parents inquiets

«Kandahar» ! Voilà à quoi, une mère de famille, compare la circulation autour de l’école François-de-Laval dans Bordeaux-Cartierville, à la sortie des classes. De fait, journaldesvoisins.com s’est rendu sur place en fin d’après-midi, quand les écoliers quittent, et a constaté un nombre important de comportements imprudents ayant trait à la circulation des personnes et des véhicules. L’école François-de-Laval est une école primaire de la CSDM. Elle compte présentement 1024 étudiants. 

Depuis septembre, des parents s’inquiètent des comportements délinquants fréquents d’automobilistes qui empruntent l’avenue Bois-de-Boulogne, devant l’école François-de-Laval. L’avenue Bois-de-Boulogne est une rue à double sens. Et une mère se désole que malgré ses nombreux appels, rien ne bouge.

«On nous dit que c’est sous étude», souligne la mère de famille qui s’inquiète qu’il faille attendre le pire pour que les choses s’améliorent.

Différents problèmes

Principal point de frustration, l’intersection des rues Viel et Bois-de-Boulogne pour laquelle il n’y a pas de brigadier scolaire pour y faire la circulation. Située à une dizaine de mètres seulement de la sortie de l’école, c’est un passage obligé pour plusieurs élèves qui quittent ou arrivent à pied à l’école.

Sur place, à la fin d’une journée de classe, journaldesvoisins.com a pu constater que plusieurs jeunes traversaient en plein milieu du carrefour en-dehors des zones de traverse, que de nombreuses voitures se stationnaient sur le passage piéton bloquant ainsi l’accès aux piétons. En outre, certains parents sortent de leur véhicule garés à cet endroit pour aller chercher leur enfant.

Une voiture garée sur la traverse piétonnière. (Photo: jdv J. Collet)

Par ailleurs, en un court laps de temps d’observation, le représentant du jdv a pu constater qu’au moins deux voitures ont effectué un virage en U dans l’intersection, et l’une d’entre elles l’a fait alors que des personnes traversaient la rue. La plupart du temps, les voitures passaient ou tentaient de passer alors que des enfants cherchaient à traverser le passage clouté.

Une petite famille peine à traverser la rue alors qu’une voiture s’impatiente. (Photo: jdv J. Collet)

Une voiture a notamment fait marche arrière en pleine intersection pour emprunter la rue Viel. Sur l’avenue Bois-de-Boulogne, des enfants, et parfois leurs parents, se faufilaient à travers les bus garés le long du trottoir alors que des voitures passaient de chaque côté. Certains automobilistes n’hésitaient pas non plus à doubler les véhicules pour quitter la rue plus vite. Ces comportements imprudents ne se limitent pas uniquement aux parents. Au moins deux voitures sortaient du stationnement de l’école sans laisser la priorité aux parents et enfants qui marchaient sur ce trottoir devant le stationnement.

La situation serait telle que plusieurs altercations verbales ont été rapportées.

«On nous rapporte des altercations verbales impliquant des parents entre eux ou avec des membres du personnel ou des voisins car les accès des entrées privées sont bloqués par des voitures qui attendent», peut-on lire dans un document remis par la CSDM à journaldesvoisins.com

Plus d’élèves

L’école François-de-Laval a subi un agrandissement majeur qui s’est conclu le 13 mars alors que les élèves qui avaient été déplacés ont pu immédiatement réintégrer les locaux sans attendre la prochaine rentrée scolaire. Des écoliers de l’école Sainte-Odile fréquentent aussi l’école François-de-Laval en attendant d’être déplacés vers l’annexe Victor-Doré. À la suite de la réintégration des élèves au sein de leur école d’origine (François-de-Laval), leur nombre est passé de 650 à 1000, soit une augmentation de 54%. Près d’un tiers des enfants rentreraient à pied ou avec leur parent en voiture, soit environ 330 écoliers qui sortent, en moins de 15 minutes, dans la rue. Les autres sont véhiculés par autobus ou fréquentent le service de garde l’école.

L’affluence résultant du nombre d’élèves est une situation qu’appréhendait déjà la Ville il y a trois ans.

«Depuis la demande d’ajout d’une école sur le terrain de l’école François-de-Laval en 2015, l’arrondissement est préoccupé par les impacts liés à la circulation et au stationnement qu’engendrerait un tel ajout», souligne Marlène Ouelette, chargée de communication à l’arrondissement.

Mme Ouellet note aussi que selon plusieurs informations reçues par les intervenants sur le terrain, la situation se serait aggravée depuis la disparition d’Ariel Jeffrey Kouakou le 12 mars.

«[…] plusieurs intervenants [ont] constaté que certains parents hésitaient à laisser leurs enfants marcher sans accompagnement», souligne-t-elle.

Mais, cet ajout de près de 400 places et la disparition du jeune garçon ne représentent toutefois qu’une petite partie de l’explication du problème. En effet, le retour des écoliers ne s’est fait qu’à la mi-mars alors que le problème aux abords de l’école remonterait au moins à septembre 2017. Selon une information obtenue par journaldesvoisins.com, il y aurait déjà plusieurs années que la situation est problématique, et connue.

Apaisement du trafic demandé

La CSDM est bien au fait de la situation. Son porte-parole, Alain Perron, indique notamment qu’un document a été remis aux parents des élèves afin de les sensibiliser à la sécurité des jeunes. Dans ce feuillet, la CSDM invite les parents à éviter ou à limiter l’usage de la voiture, à garer leur véhicule plus loin, ou à aller chercher leur enfant à pied. La CSDM rappelle aussi les comportements à adopter dans les couloirs scolaires.

Des affiches sont installées à l’extérieur de certaines écoles à l’intention des automobilistes, mais aucune n’étaient visible lors du passage de journaldesvoisins.com. Malgré la consigne, qui date de l’automne dernier, le message ne semble toutefois pas avoir été compris par certains, qui continuent à mettre en danger la sécurité des enfants.

Avant l’agrandissement de l’école, la CSDM avait promis de présenter un plan de circulation à l’arrondissement. Le plan en question n’a jamais été présenté aux élus, mais une demande d’amélioration de la signalisation pour les débarcadères de bus et de voitures a déjà été transmise par la CSDM et mise en place, selon Nathalie Goulet, conseillère de ville du district d’Ahuntsic et responsable de la Sécurité publique à la Ville de Montréal.

Deux brigadiers sont assignés au coin des rues L’Acadie et Salaberry, ainsi qu’au croisement de la rue Salaberry et de l’avenue Bois-de-Boulogne. Aucune demande n’a toutefois été faite spécifiquement pour l’intersection Viel et Bois-de-Boulogne, selon M. Perron, qui souligne par ailleurs qu’il est difficile d’obtenir de nouveaux brigadiers.

Sandrine Lapointe,  responsable des communications au SPVM, souligne que les brigadiers sont en nombre limité et qu’il faut retirer un brigadier d’une autre intersection si on veut l’assigner ailleurs. C’est le cas du troisième brigadier qui faisait la circulation des enfants à l’intersection Viel et L’Acadie qui a été réaffecté depuis quelques années maintenant.

Steve Dassylva, nouvellement nommé commandant du poste de quartier 10 au SPVM, souligne qu’il s’assurera de recueillir les informations concernant l’intersection Viel et Bois-de-Boulogne au plus vite afin de prendre les mesures qui s’imposent.

Pour les parents qui ont contacté journaldesvoisins.com, il faut que l’avenue Bois-de-Boulogne devienne à sens unique afin de réduire le passage de véhicules, un projet souhaité par la direction de l’école dans son plan de circulation.

Une solution qui n’est pas impossible, selon Émilie Thuillier, mairesse de l’arrondissement, qui rappelle qu’ une telle mesure a toutefois des implications plus grandes que la seule rue concernée. Il faut donc réfléchir en profondeur avant d’implanter de telles mesures.

Pétition suggérée

Mme Goulet quant à elle invite les parents inquiets à lui faire parvenir une pétition qui donnera lieu à une analyse de la circulation. Ce processus «qui a du poids» permettra de trouver et mettre en place, rapidement des pistes de solutions. L’élue d’Ahuntsic rappelle aussi qu’une telle étude permet d’apprécier l’urgence d’implanter un brigadier à cet endroit.

Le plan de déplacements de l’arrondissement est en préparation et l’administration de l’arrondissement travaille avec les écoles, les parents et la CSDM pour améliorer la circulation autour des écoles et la sécurité des écoliers.

Mme Thuillier remarque cependant qu’aucun parent d’élève n’était officiellement présent pour représenter l’école François-de-Laval lors de la dernière rencontre avec les parents de différentes écoles, et que l’arrondissement a peu de contacts avec la direction de cette école. De son côté, journaldesvoisins.com a tenté de communiquer avec l’école, mais n’a eu aucun retour d’appel.

À court terme, la mairesse rappelle qu’il est important d’appeler le 311 pour faire part des problèmes. Les plaintes qui y sont formulées par les citoyens constituent la base de données dont les élus se servent pour faire leur travail.

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Transport, Urbanisme et aménagement, Vie de quartier

Une consultation pour mieux se déplacer

(Photo: archives jdv)

L’arrondissement Ahuntsic-Cartierville donnera prochainement le coup d’envoi d’une vaste consultation portant sur nos déplacements de tous genres sur le territoire : à pied, à vélo, en autobus, en métro, ou encore dans un véhicule.

Des soumissions ont récemment été demandées par l’arrondissement pour trouver une entreprise qui va s’occuper de la logistique de la consultation du Plan local de déplacement (PLD) et aussi pour dénicher des experts en mobilité. Des détails sur cette consultation, qui se fait à chaque dix ans, seront connus dans quelques semaines.

Le PLD est un outil de planification qui concrétise localement les orientations du Plan de transport de la Ville de Montréal qui a été élaboré en 2008.

Le principal objectif est fort simple et ne surprendra personne : réduire notre dépendance à l’automobile.

La solution pour arriver: favoriser les modes de transport collectif et actif, une expression maintenant consacrée. Bref, améliorer la qualité de vie des résidants de même que faciliter et sécuriser leur mobilité.

« Le processus relatif aux soumissions demandées (dont le choix pour déterminer les gagnants) est en cours, a indiqué l’une des porte-paroles de l’arrondissement, Marlène Ouellet. L’appel d’offres prévoit l’organisation de la consultation et aussi le recours à des services professionnels pour l’élaboration du plan local de déplacement d’Ahuntsic-Cartierville ».

Démarche participative

L’opération devrait se faire via une démarche participative, si l’on regarde ce qui s’est passé l’an dernier dans d’autres arrondissements.

Question de dresser le portrait de la situation, on devrait procéder au lancement d’une plateforme en ligne, prévoir l’installation de stands pour rejoindre le grand public, et organiser des rencontres avec des groupes communautaires et des commerçants de notre arrondissement.

On sera par la suite en mesure d’élaborer un plan d’intervention, qui devrait être prêt l’an prochain si l’on tient compte que dans les arrondissements voisins, il a fallu compter 18 mois entre le début de la consultation et le dépôt du plan.

Les grands objectifs dans l’élaboration du plan sont :

  • Améliorer la qualité de vie des résidants;
  • Améliorer la mobilité et l’accessibilité dans l’arrondissement;
  • Réduire l’impact négatif des déplacements sur la santé publique et l’environnement;
  • Contribuer à la vitalité économique de l’arrondissement.

La consultation permettra de savoir notamment s’il y a des changements dans l’utilisation des modes de transport des résidants. On sait déjà que le vélo est de plus en plus utilisé pour se rendre au travail.

Une fois élaboré, le PLD aide notamment à peaufiner le Plan de circulation locale qui lui vise à résoudre les problèmes ressentis par les résidants en termes de sécurité routière et de circulation de transit dans les rues locales, entre autres.

Déjà, par le passé, des rapports avaient indiqué qu’il y avait ici «une réelle problématique de transit». Les citoyens doivent en effet composer avec la venue des travailleurs de Laval qui pour tenter d’aller plus vite, utilisent des rues résidentielles au lieu de prendre des artères comme le boulevard Henri-Bourassa ou l’avenue Papineau. Cela pose des problèmes de sécurité et de pollution.

On avait aussi déjà posé le diagnostic que «l’organisation du réseau routier actuel ne desservait pas adéquatement les modes actifs de transport, pourtant très utilisés par les résidants, surtout dans les quartiers à forte densité de population».  Cela est encore vrai en 2018, diront des intervenants qui seront consultés.

Des mesures d’apaisement de la circulation locale ont été mises en place, mais parfois, cela est insuffisant et il faut aller plus loin.

Il y aussi des intersections à sécuriser et des pistes cyclables à mettre en place ou à améliorer sans oublier les  mesures relatives au transport collectif.

Plusieurs suggestions

Dans le dossier des pistes cyclables, deux groupes de pression dans le Nord de Montréal fourbissent leurs armes et comptent intervenir soit le MEAC (Mobilisation environnement Ahuntsic-Cartierville), et Ahuncycle.

Une présentation complète des demandes des deux groupes a d’ailleurs eu lieu dimanche dernier, le le 22 avril, au pub Brouhaha  (coin Papineau et Fleury), dans le cadre d’un «5 à 7».

Le porte-parole du groupe Ahuncycle, Frédéric Bataille, a refilé à journaldesvoisins.com les grandes lignes prioritaires de son organisme. Certains points avaient déjà été soulevés par Projet Montréal en campagne électorale dont l’«importance» de créer à Montréal plusieurs Réseau express vélo (REV) pour, notamment, se rendre au centre-ville «en toute quiétude».

Parmi les autres mesures :

  • Aménager des pistes cyclables unidirectionnelles protégées sur les rues Prieur, Sauriol, St-Laurent (deux sens, et proposer cet axe pour le Réseau express vélo ou REV), Christophe-Colomb (changer la piste bidirectionnelle pour deux pistes unidirectionnelles dans le sens de la circulation entre Gouin et Louvain).
  • Aménager une piste cyclable séparée à travers le parc Ahuntsic au niveau de la rue Prieur et vers le métro.

On veut aussi du stationnement de vélo «quatre saisons» sur rue, prévoir un circuit vélo quand l’on met en place des chantiers et «prioriser la fluidité de circulation de vélos là où des aménagements cyclables existent, comme sur Lajeunesse, Berri et Christophe-Colomb, en fixant les feux de circulation entre 20 et 25 km/h, soit la vitesse habituelle d’un vélo.

Ahuncycle n’oublie pas les piétons, en suggérant d’ajouter du temps de traverse pour eux sur le boulevard Henri-Bourassa, et «tester l’option d’un temps de traverse spécial pour personnes à mobilité réduite».

Enfin, le groupe de pression souhaite de tout cœur réduire le stationnement automobile sur rue gratuit (c’est une subvention à l’utilisation de l’automobile, dit-il)  et voir diminuer  la vitesse à 30 km/h sur les rues résidentielles et les corridors scolaires, notamment en réduisant l’espace de circulation lorsque nécessaire

 

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Prolongement de «la 19» : «infrastructure routière» annoncée

Le premier ministre Couillard faisant son annonce officielle aujourd’hui. (Crédit-photo: Coalition pour le prolongement de l’autoroute 19).

Québec innove dans la formulation de l’annonce du prolongement de l’autoroute 19. On parle maintenant d’ «infrastructure routière», plutôt que d’autoroute ou de boulevard urbain. En conférence de presse le vendredi 20 avril, en après-midi. le Premier ministre Couillard et quelques-uns de ses ministres, dont le ministre des Transports, André Fortin,  ont annoncé en grande pompe de quelle manière «la 19» serait prolongée jusqu’à Bois-des-Filions.

«Le dossier d’opportunité étant terminé, le gouvernement du Québec a annoncé la forme que prendra le projet de la 19 et en a dévoilé les détails. Le prolongement de la 19 comprendra donc : la construction d’une nouvelle chaussée à trois voies, incluant une voie réservée aux autobus, aux véhicules électriques et au covoiturage; de quatre nouveaux échangeurs et le réaménagement d’un échangeur existant; d’un nouveau pont à l’est du pont Athanase-David; l’aménagement d’un stationnement incitatif et d’un terminus; l ’écran antibruit; le prolongement et le réaménagement de la piste polyvalente.»

Récemment, l’annonce qui avait été faite à l’occasion de la présentation du budget 2018 et du Plan québécois des infrastructures routières mentionnaient que l’A-19 serait prolongée, mais les textes officiels n’allaient pas jusqu’à préciser si ce serait en autoroute ou en boulevard urbain, ce qui revêt de l’importance, compte tenu de certains paramètres.

Ainsi, s’il s’agit d’une autoroute ou d’un boulevard urbain, le flot de circulation est différent, généralement plus important s’il est généré par une autoroute. Un boulevard urbain se prête mieux, par ailleurs, au transport collectif, car s’y rendre est généralement moins compliqué que se rendre sur une autoroute. Finalement, le partage des coûts est différent. S’il s’agit d’une autoroute, tous les contribuables québécois sont appelés à défrayer l’entièreté des coûts. Toutefois, dans le cas d’un boulevard urbain, tous les contribuables québécois paient seulement une partie des coûts, la différence est assumée par la ou les municipalités concernée(s).

Autoroute ou boulevard urbain ?

Par une subtilité de la langue française, le communiqué du gouvernement parle de « la » 19 et non pas de « l’A-19 », cette dernière formulation était l’abréviation du mot «autoroute». Et on y parle d’infrastructure routière, sans préciser s’il s’agit d’une autoroute ou d’un boulevard urbain.

«S’inscrivant dans une perspective de mobilité durable, le projet, dont la zone d’intervention se situe entre le boulevard Saint-Martin Est, à Laval, et le boulevard Industriel, à Bois-des-Filion, contribuera notamment à améliorer la mobilité par la mise en place d’une infrastructure routière adaptée aux besoins des familles. Par la même occasion, il permettra de rendre plus efficace l’offre de service en transport collectif, de favoriser le transfert modal et de réduire les coûts environnementaux et économiques liés à la congestion routière.»

La conférence de presse d’aujourd’hui a fait se réjouir la «Coalition pour le prolongement de l’autoroute 19 avec voies réservées pour le transport collectif», ainsi que les maires de la Rive-nord, qui tous espèrent que, cette fois, l’engagement aura des suites et qu’il ne s’agit pas seulement d’une promesse électorale. Il faut dire que, dans les années passées, l’annonce a été faite à quelques reprises sans qu’elles n’aient de suites réelles.

Les élus municipaux et du territoire, notamment, ont été à quelques reprises interpellés à ce sujet. De son côté, le conseiller de ville du district du Sault-au-Récollet, Jérôme Normand, là où se déverse cette importante circulation de transit à la sortie du pont Papineau, a déclaré sur Twitter, quelques minutes après l’annonce:

«Beaucoup d’éléments restent en suspens quant à l’annonce du prolongement de l’A-19: nouveau pont? Limite de vitesse? Terminus? Où ira le TC ?…restons vigilants car #Montréal et #Ahuntsic ne peuvent pas prendre plus de véhicules.»

Coaltion pour boulevard Papineau, déçue

Le communiqué de presse du gouvernement précise qu’il y aura des voies réservées au transport collectif.

La Coalition pour un boulevard Papineau suggérait l’aménagement d’un boulevard urbain. À cela, l’annonce parlant de «la 19», et non pas de l’A-19 (pour Autoroute 19) entretient le flou.

Toutefois, l’une des porte-parole de la Coalition, Mélanie Busby, il est clair que le projet annoncé aujourd’hui par le gouvernement du Québec sera nécessairement une autoroute. Mme Busby fait valoir que les «échangeurs» mentionnés dans le communiqué vont de pair avec un projet d’autoroute, tandis que si le communiqué avait parlé de «carrefours-plans», cela aurait fait directement référence à un projet de boulevard urbain, ce qui n’est pas le cas.

Par ailleurs, cette annonce n’est pas cohérente avec la récente politique de mobilité durable proposée par Québec, poursuit Mme Busby.

«Cette décision du gouvernement ne va pas dans le sens de la politique de mobilité durable que vient d’annoncer le gouvernement, ajoute Mélanie Busby. Il s’agit d’un projet routier qui va encourager l’utilisation de la voiture, soutenir l’étalement urbain, et  ce n’est pas non plus une bonne solution d’utilisation de fonds publics parce qu’à long terme, la congestion sera de nouveau présente dans ce secteur-là, soutient-elle.»

Finalement, la Coalition pour un boulevard Papineau demandait que le pont Papineau soit réaménagé pour permettre le transport actif (vélos et marche) de Montréal à Laval. À ce chapitre, rien n’a été mentionné dans l’annonce faite par Québec.

«Rien de différent n’est proposé par ce projet que ce qui a été soumis au BAPE, souligne Mélanie Busby, porte-parole de la Coalition. Aucune piste cyclable n’est prévue non plus de Laval jusqu’à Montréal. »

Députés du territoire

Dans le communiqué en provenance du gouvernement du Québec, la députée de la circonscription de l’Acadie, ministre des Relations internationales et responsable de la région des Laurentides, déclarait:

« La congestion est un réel problème dans le cœur de Bois-des-Filion. Le prolongement de la 19 viendra soulager non seulement les usagers de la route, mais également les résidents de la municipalité. L’ajout d’un stationnement incitatif dans le quadrant nord-est de l’autoroute 640 et de la future 19 viendra aussi faciliter les déplacements pour tous les citoyennes et citoyens du secteur. »

La députée de Crémazie (Maurice-Richard) et ministre de la Culture et des Communications du Québec, Marie Montpetit,  a déclaré à journaldesvoisins.com, à la suite de cette annonce:

« Je constate que le projet présenté aujourd’hui accorde une place importante au transport collectif et électrique. Alors que la configuration actuelle de cette route ne permet aucune véritable desserte de transport en commun, les voies réservées et le stationnement incitatif de 690 places prévus permettront de bâtir une réelle offre de transports collectifs.  Pour la première fois, les habitants de la couronne nord résidant dans l’axe de la 19 auront une alternative à l’usage de leur automobile. Je suis confiante qu’ils choisiront un mode de transport plus écologique, plus efficace et moins coûteux. Il est clair que, comme députée, je continuerai de veiller au maintien de la sécurité et de la qualité de vie des citoyennes et citoyens du quartier à toutes les étapes du projet. »

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VLS dans Ahuntsic-Cartierville: «Enfin!»

Sur les réseaux sociaux, de nombreux résidants se déclarent contents. « Enfin !», écrivent-ils. En cela, ils font référence au fait que les véhicules en libre-service (VLS) seront bientôt autorisés dans l’arrondissement. Le Conseil municipal de la Ville procède ce 23 avril à l’adoption de la modification réglementaire demandée par la nouvelle administration de l’arrondissement pour inclure notre quartier dans l’aire de desserte des VLS. Cette modification entrera en vigueur environ une semaine après son adoption. En mai, donc, Ahuntsic-Cartierville sera inclus dans l’aire de desserte des véhicules en libre-service (VLS).

Cette modification réglementaire, l’une des principales promesses de la nouvelle administration Thuillier en réponse à une demande pressante de nombreux citoyens de l’arrondissement, intervient à la suite de l’adoption le 12 février dernier par nos nouveaux élus de la résolution autorisant la mise en place d’une vignette de stationnement universelle pour les véhicules en libre-service (VLS) sur le territoire d’Ahuntsic-Cartierville.

Le 15 mars, la nouvelle mairesse de Montréal, Valérie Plante, a annoncé la modification du règlement pour autoriser les permis de stationnement universels dans quatre nouveaux arrondissements : Ahuntsic-Cartierville, Outremont, Verdun et Ville-Marie, ce qui porte à dix le nombre d’arrondissements de Montréal où ce type de vignette est valide.

« Un VLS fait déjà le travail d’enlever de la pression sur les routes », a dit Valérie Plante en conférence de presse. Et de se réjouir : « On peut dire maintenant que les VLS sont permis du fleuve Saint-Laurent à la rivière des Prairies. »

La pression citoyenne

Depuis le temps qu’ils attendent la mise en place du service dans Ahuntsic-Cartierville, les citoyens pourront enfin profiter du fait d’avoir les VLS sur leur territoire, parfois non loin de chez eux. À ce propos, mentionnons le message adressé en janvier dernier par une résidante d’Ahuntsic-Cartierville, Véronique Nadon, à la mairesse Émilie Thuillier, en mettant en copie journaldesvoisins.com :

« Je suis résidente d’Ahuntsic et utilisatrice de Communauto. J’attends avec impatience la venue de voitures en libre-service dans le quartier. »

Le même jour, la mairesse Thuillier lui a répondu :

« Notre équipe travaille fort pour que les VLS puissent s’implanter bientôt dans Ahuntsic-Cartierville. Je ne peux par contre pas vous donner de date précise aujourd’hui. »

Trois mois après…

Les entreprises de VLS pourront donc ajouter Ahuntsic-Cartierville aux autres arrondissements qu’elles desservent. En fait, « le choix de desservir l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville demeure celui du fournisseur de véhicule en libre-service. La Ville ne peut obliger le fournisseur à desservir l’ensemble du territoire », précise Marilyne Laroche Corbeil, porte-parole de la Ville, en entrevue avec le jdv.

« En ajoutant l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville dans l’annexe A du Règlement 16-054, le permis de stationnement universel des VLS serait ainsi autorisé dans les espaces de stationnement sur rue réservés aux résidents », précise cette responsable.

Communauto est déjà prête….

À signaler que la compagnie Communauto affirme qu’elle est prête à déployer son service Auto-mobile immédiatement après la publication de la modification réglementaire, vers la fin du mois d’avril.

Le déploiement des VLS de cette entreprise se fera d’abord dans une partie centrale de l’arrondissement, à savoir le quadrilatère délimité par la rue Meilleur à l’ouest, la rivière des Prairies au nord, et la limite est avec le quartier Saint-Michel.

C’est ce qu’a indiqué, en entrevue avec journaldesvoisins.com, Marco Viviani, vice-président, chargé du développement stratégique à Communauto. Ce responsable annonce que le développement du service ira progressivement en fonction de l’évolution de la demande pour atteindre l’objectif de couvrir tout l’arrondissement.

À noter que cette entreprise organise, le 24 avril, 16 h, une rencontre d’information avec les abonnés et tous les citoyens désireux de connaître les modalités du fonctionnement de son service VLS au Brûloir, 318, rue Fleury Ouest.

Du côté de Car2go, le chargé des communications, Tim Krebs, a indiqué à journaldesvoisins.com que son entreprise n’a pas pour le moment de projet d’expansion pour Ahuntsic-Cartierville.

Modus operandi

Selon les règlements établis par la Ville, les permis de stationnement universels délivrés aux fournisseurs en échange d’un tarif permettent de stationner les VLS dans tout espace de stationnement sur rue réservé aux résidants, pourvu que les interdictions de stationnement soient respectées.

Tout citoyen peut donc s’abonner à l’un des deux services de véhicules en libre-service : Auto-mobile (une division de Communauto) et Car2go. Les véhicules se stationnent dans les rues, en respectant la signalisation routière.

« Par le biais d’une application mobile, l’usager peut réserver un véhicule jusqu’à une demi-heure avant son utilisation. Lors de son utilisation, il est facturé à la minute. Le coût à la minute comprend l’essence, les assurances, le kilométrage, le stationnement sur rue et l’utilisation du véhicule. Le coût varie entre 39 cents et 47 cents la minute, selon le fournisseur. L’avantage des véhicules en libre-service est que l’usager peut terminer son trajet à un endroit différent d’où il a débuté », indique Mme Laroche-Corbeil.

Selon les deux fournisseurs – des entreprises privées et qui ne bénéficient d’aucune subvention de la part de la Ville de Montréal, comme le confirme Mme Laroche Corbeil – les règles demeurent relativement les mêmes, à quelques exceptions près.

« Un véhicule ne peut terminer son trajet dans un espace avec une interdiction de stationnement, dans un stationnement hors rue ou devant un parcomètre. L’usager doit également tenir compte des interdictions dans le cadre des opérations de déneigement. Toute contravention donnée à un véhicule stationné qui ne respecte pas les règles est renvoyée à l’usager, qui doit également assumer les frais de gestion applicables », ajoute-t-elle.

Pour le stationnement, à signaler que les sites Web des deux entreprises indiquent l’aire de desserte de leur service.

À noter que depuis la mise en place des VLS, le nombre des VLS en circulation dans la ville est passé de 300 véhicules en 2013 à près de 1 000 véhicules actuellement (en plus des 1 000 véhicules d’autopartage en station Communauto).

VLS dans Ahuntsic-Cartierville: «Enfin!» Read Post »

Culture, Éditorial, Famille, Politique, PRIMEUR, Transport, Vie de quartier

Un mag qu’on s’arrache… Jetez-y un coup d’œil!

Notre mag papier printanier est en distribution, présentement sur tout le territoire d’Ahuntsic-Cartierville, partout où il est possible d’en laisser un exemplaire. 42 600 exemplaires, rien que ça! Un numéro spécial  avec des articles sur la rénovation et la mobilité sur le territoire d’Ahuntsic-Cartierville, et les nouveautés s’y rattachant.

Avec nos habituelles chroniques, vous retrouverez les plumes de nos chroniqueurs et journalistes: Alain Martineau, Stéphanie Dupuis, Marielle Guimond, Hassan Laghcha, François Barbe, Lucie Pilote, Jean Poitras, Julie Dupont, Kristian Ghazaryan, Samuel Dupont-Foisy, Mélanie Busby et Monique Lapierre, ainsi que Joran Collet, ce dernier étant notre journaliste en résidence depuis le 9 avril jusqu’à la mi-octobre grâce à une subvention obtenue d’Emploi Québec.

Vous pourrez aussi lire différents articles sur les thématiques retenues pour ce numéro, mais aussi sur d’autres sujets éclairants, notamment sur les négociations avec les employés municipaux –incluant un tableau expliquant la rémunération des employés de l’arrondissement– ainsi que les coûts s’y rattachant, sous la plume de notre rédacteur en chef adjoint, Alain Martineau.

Notre journaliste en résidence, Joran Collet, a, par ailleurs, fait une rencontre plus qu’intéressante. Je vous laisse découvrir « Profession : ferrailleur », sous «Trente-six métiers». ( En passant, si votre profession ou votre métier sort de l’ordinaire, faites-nous en part! journaldesvoisins@gmail. com )

Dans notre nouvelle chronique « En famille », Isabelle Neveu explique, avec témoignages à l’appui, les raisons pour lesquelles des familles d’Ahuntsic-Cartierville encouragent leur progéniture à faire du vélo et pourquoi la famille en profite, ensemble. D’autres rencontres inspirantes sont au programme de ce numéro: Mireille Desrochers, artiste-peintre, et Byrne Timmins, un aîné demeuré très actif.

Par ailleurs, notre mag papier ne sera pas ce qu’il est sans le précieux concours de nos réviseurs, Samuel Dupont-Foisy et Séverine Le Page, ainsi que celui de notre graphiste, Nacer Mouterfi, et de notre illustrateur préféré, Martin Patenaude-Monette. Qu’on se le dise!

Nous avons, par ailleurs, fait une mention spéciale dans ce numéro de notre magazine papier sur la disparition du jeune Ariel Jeffrey Kouakou. Après avoir couvert ce triste événement à plusieurs reprises dans nos Actualités Web quotidiennes (www.journaldesvoisins.com), nous avons jugé qu’il était de mise de partager une mise à jour de l’information à tous les résidants de l’arrondissement.

Notre prochain numéro sera celui de l’été…  Le beau temps finira par s’installer, un jour prochain… Bonne lecture!

En passant, si vous aimez ce que vous lisez, vous pouvez devenir membre! Un coup de pouce qui est toujours le bienvenu…

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Politique, Santé, Transport, Urbanisme et aménagement, Vie de quartier

Les Pollués gagnent une manche

Plus de seize mois après le dépôt de leur demande, le groupe de citoyens Les Pollués de Montréal Trudeau ont remporté une première bataille devant la Cour supérieure du Québec. Dans un jugement rendu début avril, la Cour, par l’entremise de la juge Chantal Tremblay, a reconnu le droit des Pollués de Montréal Trudeau à intenter un recours collectif contre trois entités, soit Transport Canada, Aéroports de Montréal (ADM) et de NAV Canada. 

C’est dans un jugement de près de 30 pages que la juge Chantal Tremblay de la Cour supérieure du Québec a reconnu le droit des Pollués de Montréal-Trudeau d’aller de l’avant dans leur requête à exercer une action collective contre ces trois entités, afin d’obtenir une atténuation du bruit  résultant du passage des avions au-dessus de l’île de Montréal.

Un bruit trop important

Selon Pierre Lachapelle, président des Pollués de Montréal-Trudeau, le problème du bruit concerne des milliers de citoyens à travers tout le nord de l’île de Montréal. Les requérants ont notamment identifié plusieurs zones au sein desquelles le niveau sonore dépassait largement le maximum permis par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Grâce à 10 instruments installés par les concernés, ils ont pu enregistrer des pics de bruit allant jusqu’à 85 décibels.

M. Lachapelle souligne, entre autres, que les promesses de restriction de vols faites lors de la fermeture de l’aéroport de Mirabel n’ont pas été respectées. Entre 23 h et 7h, la circulation des aéronefs doit être arrêtée, ou réduite à son plus strict minimum. La fermeture de l’aéroport international de Mirabel a entraîné un détournement de tous les vols sur l’aéroport de Dorval-Trudeau, augmentant de façon considérable les passage aériens au-dessus du secteur.

Le président des Pollués de Montréal-Trudeau reconnaît que des urgences peuvent justifier le passage d’un avion durant la nuit, mais il critique surtout, que l’exception soit devenue la règle.

«Le couvre-feu, ça c’est incontournable, si on ne peut pas dormir la nuit, ça a un impact sur la santé», appuie M. Lachapelle. Naturellement, poursuit-il, tout ce qui est transport d’organes, c’est sûr qu’on ne pose aucune objection à ça.»

Le jugement constitue une étape importante pour le groupe-citoyens. En effet, il ouvre la porte aux requérants au Fonds d’aide aux recours collectifs qui assure le financement des actions collectives.

Un avis sera d’ailleurs publié, dans le futur, à l’intention du public, dans différents médias, afin de publiciser le recours collectif et permettre à ceux qui le désirent se retirer du recours collectif de le faire dans les trente jours suivant la parution de l’avis public.

Possibilité d’appel

Bien que la juge Tremblay ait donné raison aux plaignants, les défendeurs ont la liberté d’en appeler de la décision. En effet, comme le soulignait Maître Gérard Samet, l’avocat des Pollués de Montréal-Trudeau, en conférence de presse, s’il est reconnu que la juge a erré dans sa décision, des procédures d’appel peuvent être lancées.

Rien n’est donc encore définitif pour le moment, les défendeurs disposant d’un délai de 30 jours, soit jusqu’au 4 mai, pour faire leur demande.

Par ailleurs, la décision rendue par la juge Tremblay ne constitue pas non plus une déclaration de culpabilité pour les défendeurs.

Finalement, si les trois entités ne font pas appel de la décision, le procès sera la suite plausible dans ce processus. Les parties peuvent aussi s’entendre hors cour, une possibilité que Me Samet n’écarte pas.

Pas un cas unique

La demande des Pollués n’est pas un cas unique au Québec.

Depuis 2008, des résidants de la Ville de Shawinigan ont intenté une action collective contre Bel-Air Laurentien Aviation et Aviation Mauricie et la Ville de Shawinigan à cause du bruit des hydravions touristiques sur le Lac-à-la-Tortue.

Dix ans après le début du processus, le procès est maintenant enclenché contre Bel-Air Laurentien Aviation et Aviation Mauricie. La Ville a, quant à elle, réglé le différend hors cour en 2013 pour 275 000$ sans toutefois reconnaître sa faute dans la nuisance dont témoignent les plaignants.

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Famille, Transport, Urbanisme et aménagement, Vie de quartier

Lutins… À vos ruelles!

En février dernier, l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville a lancé un programme de ruelles vertes, en collaboration avec l’organisme Ville en Vert. L’an prochain, 140 000 $ seront attribués pour l’aménagement des quatre ruelles qui auront été retenues. Dans l’intervalle, la ruelle «le Sentier des lutins» est en bonne voie d’être aménagée. Sur le site Web de l’arrondissement, on peut prendre connaissance des sept étapes à suivre pour transformer sa ruelle et déposer un projet de ruelle verte et communautaire d’ici le 1er août 2018. Selon Élyse Rémy, directrice générale de Ville en vert, il faut d’abord s’assurer que tous les voisins des environs sont d’accord et qu’un consensus se dessine.

L’arrondissement Ahuntsic-Cartierville possède plus d’une centaine de ruelles dont plusieurs ne sont pas pavées. Pour les plus jeunes, elles représentent souvent un terrain de jeu et d’exploration, tandis que pour les plus vieux, elles constituent un espace de transit, un lieu de rencontre entre voisins, voire même de mobilisation citoyenne. Alors que l’arrondissement a annoncé le financement et l’aménagement de quatre ruelles vertes en 2019, la ruelle « Sentier des lutins » verra le jour cet été.

Mobilisation citoyenne

Le matin, si vous empruntez la ruelle située dans le quadrilatère formé des rues De la Roche, Georges-Baril, Prieur et du boulevard Henri-Bourassa, vous y verrez des dizaines d’enfants qui gambadent pour se rendre à l’école, ce sont les lutins du voisinage !

Dans les dernières années, quelques riverains de la ruelle ont organisé des corvées de nettoyage et une épluchette annuelle à la fin de l’été. Par ces activités, ils ont tissé des liens et proposé d’améliorer leur ruelle afin qu’elle devienne un milieu de vie pour tous. Il n’en fallait pas plus pour qu’un comité soit formé et que les membres se retroussent les manches pour contacter et susciter la participation de tous les riverains. À force, d’efforts et de rencontres, ils ont récolté les signatures et déposé leur projet de ruelle verte au conseil d’arrondissement.

De l’idée à la mise en terre

À Ahuntsic-Cartierville, les projets de ruelles vertes et communautaires sont le fruit d’une collaboration entre les comités de ruelle, Ville en Vert et l’arrondissement. Un comité de sélection, constitué de représentants de l’arrondissement et de Ville en vert, sera mis sur pied afin d’évaluer et sélectionner les projets. 

Avant que ce projet ne prenne vie, le « Sentier des lutins » avait déjà été approuvé par l’arrondissement et un budget a été octroyé. Ville en vert a, par la suite, convoqué les riverains à une rencontre de consultation.

Ainsi, le 20 janvier 2018, les citoyens ont fait état des enjeux et développé une vision pour la ruelle. Ils ont transmis leurs idées à propos du verdissement, des activités qui pourraient s’y tenir et des installations à aménager. Fort de ces considérations, Ville en Vert a fait appel à une architecte du paysage qui a préparé des plans d’aménagement qui respectent le caractère champêtre de la ruelle, la vision proposée par les citoyens et le budget alloué par l’arrondissement.

Cheminement du projet «des lutins»

Le mercredi 11 avril dernier, une vingtaine de riverains se sont déplacés pour la présentation du plan proposé. La plantation d’arbustes comestibles, l’installation d’un babillard d’informations et de structures pour diminuer la vitesse des voitures et l’aménagement d’un jardin de pluie pour contrer un problème d’accumulation d’eau ne sont que quelques-uns des solutions proposées qui viennent compléter la végétation déjà en place.

D’ici à ce que les travaux soient effectués, il reste notamment à valider les lieux de plantation avec les propriétaires riverains et obtenir leur approbation et celle de l’arrondissement, mais tous les intervenants sont confiants que les travaux seront effectués cet été et qu’en septembre, il sera possible d’inaugurer la ruelle « Sentier des lutins ». Les citoyens seront appelés à mettre la main à la pâte et joindre l’équipe de Ville en Vert pour la plantation des végétaux et l’entretien de la ruelle.

Motivations diverses

Au sortir de ces rencontres, ce n’est pas la quantité et la sorte de plantes qui seront mis en terre que l’on retient, mais la mobilisation citoyenne et l’esprit de communauté qui se sont développées autour du projet.

Pour certains riverains, le projet est très intéressant parce qu’il permet de diminuer la vitesse des voitures et offre un terrain de jeu pour les enfants. D’autres trouvent important que la ruelle soit reconnue comme un espace collectif et faisant partie de notre patrimoine urbain.

Même si certains auraient souhaité l’interdiction totale du passage des véhicule et que d’autres veulent s’assurer de profiter du calme de leur terrain, le projet de la ruelle « Sentier des lutins » a permis aux citoyens de bâtir une vision commune pour leur milieu de vie et de réaliser un projet collectif dont ils sont fiers.

Vous aussi souhaitez aménager la ruelle de demain ? Cliquez ici.

Avec la collaboration de Christiane Dupont

 

 

 

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Transport, Vie de quartier

Une nomination de plus pour Émilie Thuillier

La mairesse Émilie Thuillier (Photo: archives jdv)

C’est la mairesse d’Ahuntsic-Cartierville, Émilie Thuillier,  qui a été désignée pour représenter la Ville de Montréal au sein du Comité consultatif sur le climat sonore d’Aéroports de Montréal (ADM) qui s’occupe de la gestion de ce qu’on appelait autrefois l’aéroport de Dorval.

Quant à lui, le groupe de pression Les Pollués de Montréal-Trudeau s’interroge sur la véritable influence de cette entité regroupée sous le chapeau d’ADM.

Selon sa définition officielle, « le comité s’appuie sur les travaux d’un comité technique formé de spécialistes et constitue un forum efficace d’échange d’information, de discussion et de consultation sur toute question relative au climat sonore et particulièrement sur toute proposition de changement aux critères acoustiques d’utilisation et aux procédures d’atténuation du bruit ».

Émilie Thuillier, désignée en décembre dernier, avait elle-même exprimé son intérêt pour être la porte-parole de la métropole au sein du comité en question.

« Comme le réclament les gens, notamment dans l’arrondissement, a indiqué Mme Thuillier en entrevue au journaldesvoisins.com, je souhaite  que l’on fasse montre de transparence dans la diffusion de données fiables sur le niveau du bruit », a-t-elle indiqué.

Le comité comprend aussi des représentants de villes voisines et de l’arrondissement voisin de Saint-Laurent, de Transports Canada et du  gouvernement du Québec, entre autres.

En campagne électorale, Valérie Plante de Projet Montréal avait réclamé la mise en place  d’un observatoire du bruit (avec bureau dans Ahuntsic/Cartierville), question de cartographier les endroits les plus bruyants de la ville et de permettre aux autorités municipales de mieux cibler les sources de bruit.

Mais le groupe les Pollués dit douter de son efficacité réelle, comme il déplore la lenteur de nos élus « à faire bouger les choses » pour atténuer le bruit provenant du ciel et qui nuit à bon nombre de citoyens du nord de Montréal entre autres.

 

Réaction des Pollués

Invité à commenter la nomination de Mme Thuillier, le président des Pollués de Montréal, Pierre Lachapelle, semblait peu surpris.

« Madame Thuillier était la responsable du dossier aéroportuaire, au sein du groupe des élus de Projet Montréal à l’Hôtel de ville de 2013 à 2017. Un observateur indépendant pourrait dire que sa présence au sein du comité consultatif est une suite logique » a-t-il indiqué.

Mais il va sans dire que le groupe de pression, qui a attiré une quarantaine de personnes à sa deuxième assemblée générale annuelle, fin février, attend avec impatience des mesures concrètes de la part de nos élus et responsables.

Au sujet du Comité consultatif sur le climat sonore, le comité a obtenu diverses infos provenant d’élus de l’arrondissement Saint-Laurent ayant  participé à ce comité dans le passé.

« Ces informations, affirme les Pollués,  et sur la base du tapis de décibels (comme dans tapis de bombes en situation de guerre aérienne)  qui s’abat sur Montréal depuis sa création, ce comité pour nous est aussi intéressant qu’une coquille vide », a ajouté Pierre Lachapelle.

Jusqu’ici, le groupe se dit déçu des résultats obtenus dans la défense de milliers de citoyens affectés, de jour comme de nuit, par la pollution par le bruit et par la pollution de l’air, toutes deux générées par les avions.

« Comment ces gens peuvent-ils voir une amélioration substantielle de la qualité de la vie dans le ciel et dans les quartiers de Montréal, comme celle de pouvoir profiter d’une nuit de sommeil réparatrice? », souligne le président des Pollués.

Pour les Pollués, qui plaident pour l’implantation d’un couvre-feu complet sans égard au poids des avions de 23 h à 7 h, chaque niveau de gouvernement ou d’administration publique a une certaine part de responsabilité dans ce dossier, le fédéral un peu plus, compte tenu de la juridiction en transport aérien.

« Il faut le dire sérieusement, martèle Pierre Lachapelle, sans rire de l’état de nos institutions dites démocratiques, si les députés et les ministres à Ottawa faisaient leur travail, face à un problème qui ne s’évanouira pas de sitôt, ils seraient à préparer une nouvelle loi sur le transport aérien au pays et un meilleur bail pour la location de nos aéroports internationaux. Comme le proposait il y a quelques années une députée libérale, Mme Marlene Jennings.»

Mais à son avis, la Ville de Montréal devrait aussi intervenir en prenant une position forte, même si l’économie est aussi une priorité.

« Si l’économie est une facette importante, l’économie sans l’environnement et sans la santé publique, c’est le désordre, c’est la loi de la jungle ! Est-ce cela que l’administration de Projet Montréal souhaite pour les Montréalais, la loi de la jungle ?

Le président des Pollués a par ailleurs confirmé que 70 personnes ont déposé en février dernier des requêtes à la Direction de la santé publique de Montréal afin qu’une étude épidémiologique soit réalisée cette année.

 

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Culture, Économie, Famille, Histoire & Patrimoine, Politique, Santé, Transport, Urbanisme et aménagement, Vie de quartier

Pourquoi si peu de monde aux séances du conseil?

Les élus de l’arrondissement. De g. à dr.: Jérôme Normand, conseiller de ville, Sault-au-Récollet; Nathalie Goulet, conseillère de ville, Ahuntsic; Émilie Thuillier, mairesse; Effie Giannou, conseillère de ville, Bordeaux-Cartierville; Hadrien Parizeau, conseiller de ville, Saint-Sulpice. (Photo: jdv F. Lauzon)

Ce lundi 9 avril, il y a une séance publique du conseil d’arrondissement, à 19 h. Chaque deuxième lundi du mois, sauf en janvier et en août, les élus de l’arrondissement se réunissent au 555, rue Chabanel Ouest, dans la salle du conseil du 6e étage, et les citoyens sont invités à poser des questions. C’est la réunion mensuelle ordinaire du conseil des élus de l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville. À la réunion de mars, outre les membres des familles et amis des trois dames ayant reçu un hommage des élus à l’occasion de la Journée internationale des femmes, seulement une trentaine de personnes étaient présentes. Considérant que l’arrondissement compte près de 127 000 citoyens, le taux de participation est plutôt mince. Pourquoi?

Raymond Labbé, citoyen (Photo: archives jdv)
Pauline Carignan, citoyenne (Photo: archives jdv)

Chacun a ses raisons, mais Raymond Labbé, un fidèle aux séances depuis une vingtaine d’années,  croit qu’il s’agit d’un peu de paresse.

« Si les gens ont un problème avec leur trottoir, ils vont y aller pour eux, mais après, ils s’en vont. »

D’autres pensent que leurs doléances ne seront pas entendues.

« Mais c’est faux que les élus ne font qu’à leur tête, affirme une autre habituée, Pauline Carignan. Ça fait l’affaire des citoyens de penser ça. C’est une bonne excuse pour ne pas se mobiliser. Les gens se disent tant que ça roule… bof! »

Puis, certains ne sont tout simplement pas au courant.

Quelques citoyens qui habitent l’arrondissement depuis longtemps viennent parfois poser une question à la réunion mensuelle quand un sujet leur tient à cœur.

Pourquoi prendre part

« Quand c’est le jour de la séance du conseil, on doit souper tôt! », déclare en riant Lorraine Leblanc, épouse de Gilles Larocque, comptable retraité de son état, un autre habitué des séances du conseil.

Pour M. Larocque, les résidants viennent au conseil quand ils ont de gros problèmes!

« Le projet Musto, par exemple, a monopolisé beaucoup de monde, dit-il. Ou encore lorsque la rue Prieur était fermée avec des blocs de ciment dans mon secteur, beaucoup de gens sont venus au conseil. »

Janine Renaud prend part régulièrement aux séances depuis sa retraite en 2001.

« On se rend compte des nombreux dossiers reliés à la gouvernance de l’arrondissement », dit-elle.

Les citoyens ont un devoir de participer à la vie municipale, croient Mesdames Renaud et Carignan.

« Les citoyens ne sont pas juste des contribuables, ils ont le droit de parole. L’arrondissement est notre milieu de vie immédiat », ajoute Mme Renaud.

Quand elle était conseillère du district d’Ahuntsic, interviewée par journaldesvoisins.com au sujet de la participation citoyenne, la mairesse actuelle, Émilie Thuillier, rappelait:

 «Le milieu municipal est le seul endroit où les citoyens ont un accès direct aux élus dans un cadre formel.»

Pour sa part, Raymond Labbé s’inquiète des dépenses abusives.

« Tant que les gens ne viendront pas au conseil, les taxes vont augmenter », pense-t-il.

Sans croire que tout est corrompu, les citoyens doivent être vigilants, ajoute Mme Carignan.

Régler un problème

Il ne faut pas non plus avoir peur de faire des demandes raisonnables aux élus, explique Mme Carignan.

« Mais si je demande une couche d’or sur ma rue, je ne l’aurai pas! », ajoute-t-elle, avec humour.

Elle donne en exemple le groupe de citoyens qui s’est mobilisé pour empêcher un projet de développement.

« C’est la preuve que la mobilisation fonctionne. Les gens ne connaissent pas leur pouvoir. »

Pauline Carignan affirme qu’elle obtient les réponses à toutes ses questions.

« Les dossiers que j’ai apportés au conseil ont tous été menés à bien. »

Mais elle s’inquiète de voir que plusieurs citoyens viennent au conseil parce que leur dossier traîne et ne se règle pas par les voies normales, comme le 311 par exemple.

« S’ils ont essayé quatre fois à la ville et que ce n’est pas réglé, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond.»

Selon Émilie Thuillier, le fait que les directeurs des différents services soient présents aux réunions du conseil, en plus des élus, permet de régler les dossiers plus complexes plus rapidement.

Un peu intimidant

La période de questions commence à 19 h et dure environ une heure, parfois plus. Mais, il faut s’inscrire au moins 30 minutes à l’avance si on désire poser des questions.

« C’est toujours embêtant de poser des questions avant les points à l’ordre du jour. Il faut aller sur le site (ndlr: Web) à l’avance pour connaître les sujets de la séance du conseil ou arriver plus tôt et les lire sur place », dit Mme Renaud.

Donnée intéressante, le sommaire décisionnel de chacun des points à l’ordre du jour –soit un dossier explicatif accompagnant chaque point de l’ordre du jour–  est  disponible sur le site Web de l’arrondissement depuis septembre 2016.

Toutefois, auparavant et encore maintenant, les citoyens qui n’ont pas accès à Internet peuvent prendre un exemplaire de l’ordre du jour en arrivant à la séance du conseil et peuvent consulter sur place un cartable qui contient les documents connexes aux sujets à l’ordre du jour. Mais il s’agit d’un document qui n’est pas beaucoup consulté, avouait Geneviève Dubé, chargée de communications pour l’arrondissement à l’époque.

« Souvent, c’est trop détaillé pour les citoyens qui viennent pour une question très spécifique », dit-elle.

Mme Renaud ajoute qu’il est difficile de bien visualiser où se situe un projet; elle aimerait avoir quelques détails supplémentaires avant qu’un projet ne soit accepté par les élus.

Chaque citoyen a droit à une question et une sous-question. Les préambules et les commentaires doivent être succincts. Le règlement régissant le déroulement des séances interdit les questions qui contiennent « une hypothèse, une argumentation, une expression d’opinion, une déduction ou une imputation de motifs » ou « qui, par sa formulation, peuvent susciter un débat. »

Quand ça dégénère…

Il arrive que les esprits s’échauffent.

« On ne coupe pas la parole aux gens, à moins que ça dégénère », expliquait Mme Dubé.

Quelques citoyens sont difficiles, admet Pauline Carignan.

« On assiste, impuissants, à ces échanges. »

Janine Renaud ajoute :

« Certains citoyens ont toujours des récriminations, ne les disent pas gentiment et sont toujours fâchés contre les conseillers. »

Un gardien de sécurité se tient tout de même discrètement au fond de la salle, prêt à intervenir si un citoyen est sommé de partir et s’obstine, ce qui n’arrive pas souvent.

Ce n’est pas toujours facile pour les élus, admet Mme Thuillier.

« Les personnes qui viennent au conseil ont essayé de résoudre leur problème par différents moyens. Ils arrivent fâchés, parce que leur démarche antérieure n’a pas fonctionné. Il ne faut pas (ndlr: que les élus) en faire une affaire personnelle. »

Quoi changer?

Contrairement au déroulement des séances municipales publiques d’autres villes nord-américaines, avant la séance publique dans l’arrondissement et à Montréal, les élus se réunissent entre eux pour discuter de tous les sujets à l’ordre du jour.

C’est là que les décisions se prennent vraiment avec l’aide des fonctionnaires responsables des dossiers.

Aux séances du conseil, outre les questions que posent les résidants le soir même, l’issue des sujets de l’ordre du jour est donc déjà connue avant que ne débute la séance publique.

Située au 555, rue Chabanel Ouest, la salle du conseil n’est pas facilement accessible à tous. D’ailleurs, à l’époque où il était conseiller, Harout Chitilian, disait qu’il aurait aimé que les élus puissent, parfois, se déplacer pour tenir des séances dans différents quartiers et ainsi augmenter la participation citoyenne.

Conseils itinérants?

Cela se fera sans doute durant le mandat actuel de la mairesse Émilie Thuillier. C’est une mesure qui a déjà été annoncée au plan stratégique 2018. Le chef de cabinet de Mme Thuillier, Jean-François Desgroseilliers, précisait à journaldesvoisins.com récemment:

«Il y aura une ou deux séances itinérantes du conseil cette année, comme nous nous y sommes engagés dans notre Plan stratégique 2018. La direction de l’administration évalue les disponibilités des lieux et les coûts des différentes options possibles. Tout cela sera discuté avec les élu(e)s dans les prochains jours afin que nous soyons en mesure d’annoncer ces séances au prochain conseil d’arrondissement, le 9 avril. »

Depuis quatre ans maintenant, l’arrondissement diffuse en direct les séances du conseil sur le Web.

On peut se demander qui exactement regarde les séances du conseil en ligne.

Il y a quelques années, quand il était en poste, le conseiller  Chitilian croyait aussi qu’il fallait davantage intéresser les jeunes à la politique. La mise sur pied du conseil jeunesse de l’arrondissement en février 2017 y contribuera peut-être un peu.

«Peut-être faudrait-il donner des prix de présences!», se demande M. Labbé, humoristiquement.

De son côté, Gilles Larocque soutient que, heureusement, l’arrondissement n’a pas de gros problèmes, et que cela est dû, en partie, au travail de la direction, et de son équipe.

Décorum

En janvier 2014, le maire de Montréal, à l’époque, Denis Coderre, s’était offusqué qu’un élu de Projet Montréal publie une photo sur Twitter, en plein débat sur le budget. Le débat a fait rage : est-ce approprié pour un élu d’utiliser son téléphone intelligent pendant une réunion?

Les citoyens présents aux réunions se demandent peut-être si les élus utilisent parfois leur téléphone intelligent durant les séances du conseil pour envoyer des infos sur leur fil Twitter ou autre. Vérification faite, il est très rare que les élus se servent du fil Twitter durant les réunions alors qu’ils sont attentifs aux questions des résidants, puis au déroulement de la réunion. En revanche, ils le font à la suite de la réunion pour communiquer diverses informations à leurs commettants.

Pas facile de garder l’attention des participants, élus et résidants, quand l’ordre du jour est parfois austère. Mais la démocratie est à ce prix!

Pour en savoir plus sur la mairie d’arrondissement, les élus, connaître l’ordre du jour des réunions mensuelles, lire les procès-verbaux rédigés après les réunions du conseil, et tutti quanti, cliquez ici.

Ce texte a d’abord été publié dans notre magazine papier d’avril 2014 et mis à jour par Christiane Dupont en avril 2018.

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Recours collectif des Pollués autorisé contre Aéroports de Montréal

Dans un jugement rendu le 5 avril, la juge Chantal Tremblay de la Cour supérieure autorise en partie le recours collectif intenté par le groupe Les Pollués de Montréal-Trudeau (LPMT) contre Aéroports de Montréal, NAV Canada, et le Procureur général du Canada.

L’action collective dirigée contre Aéroports de Montréal (ADM,) NAV-Canada et le ministère fédéral des Transports a été déposée en Cour supérieure en décembre 2016 afin d’obtenir une atténuation du bruit excessif généré par les avions au-dessus du ciel montréalais.

La juge Tremblay devait déterminer si la demande de recours répond aux critères prévus par la loi. Il ne s’agissait pas à ce stade de se prononcer sur le fond du problème, soulevé par le Comité de citoyens Les Pollués de Montréal-Trudeau.

Pour l’instant, ni l’avocat du groupe de citoyens, Maître Gérard Samet, ni le président des Pollués de Montréal-Trudeau, Pierre Lachapelle, n’avaient de commentaires à émettre.

Au cours des prochaines semaines, les demandeurs vont prendre connaissance du jugement de façon plus détaillée.  À suivre.

 

 

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Le viaduc Marcel-Laurin amoché, des passagers du RTM en retard

Au viaduc Marcel-Laurin, des rainures et certaines parties de la structure de métal laissent voir que des camions ne respectent peut-être pas la hauteur suggérée pour leur passage, ou que le récent asphaltage a réduit la hauteur. (Photo: jdv J. Collet)

Le Réseau de transport métropolitain (RTM) et ses trains de la ligne Deux-Montagnes ont accusé de nombreux retards entre le 1er janvier et le 10 mars derniers. Les utilisateurs des trains des banlieues de l’Ouest ont dû prendre leur mal en patience. Parmi ces utilisateurs, il y a ceux qui prennent le train de cette ligne à la gare Bois-Franc et à la gare du Ruisseau. Quelques-uns de ces retards et annulations seraient dus à une infrastructure d’Ahuntsic-Cartierville.

Plus de mille retards ou annulations de trains ont été répertoriés sur les différentes lignes de trains du RTM. Ces problèmes trouvent une part de leur source au sein du territoire de l’arrondissement, au viaduc Marcel-Laurin, pour être plus précis.

Pour faire face à la situation, le RTM vient de présenter un plan d’action pour assurer la ponctualité de son service. Le document présente notamment les principales raisons expliquant les retards et annulations qui ont eu lieu en janvier et février.

Parmi les motifs les plus importants, on note des problèmes d’infrastructure, des soucis reliés au matériel roulant ou enfin des questions d’exploitation du rail par des wagons de marchandise pas exemple, le RTM n’étant pas propriétaire de tout son réseau ferroviaire, il doit partager la route avec d’autres utilisateurs. Ensemble, ces dernières raisons comptent pour près de 85% des retards sur l’ensemble du réseau.

Camions et viaduc

Parmi les catégories de retards ou d’annulations identifiées, on retrouve les obstructions de la voie ou encore des camions qui frappent des viaducs. Cette catégorie englobe 8% des retards et annulations. Ce pourcentage correspond à 84 incidents.

Pour ce motif, les regards se tournent vers Ahuntsic-Cartierville, et plus précisément sur le pont ferroviaire qui surplombe le boulevard Marcel-Laurin, qui se situe à la frontière avec l’arrondissement de Saint-Laurent.

En effet, les retards causé par des camions frappant des viaduc trouvent majoritairement leur source à cet endroit. Selon le RTM,  près de 22 retards et annulations sont imputables aux camions entre janvier et mars. Un nombre qui peut sembler à première vue minime. Toutefois, sur ces 22 chocs, on en compterait 18 uniquement pour ce viaduc, soit plus de 80% des incidents de ce genre uniquement à cet endroit.

Journaldesvoisins.com a tenté d’obtenir les chiffres des chocs sur l’infrastructure pour l’année dernière et/ou des retards occasionnés par ce problème. Toutefois, au moment de mettre en ligne, aucune information n’avait été transmise.

De l’asphalte en cause?

La situation n’est pas nouvelle. Depuis l’automne, des incidents se produisent occasionnellement à cet endroit. Une réalité qui s’explique peut-être notamment part la réfection de l’asphalte par la Ville de Montréal, réfection qui avait pour but de réduire les rainures qui se sont formées avec le temps sur le boulevard Marcel-Laurin.

«Nous avons remarqué une hausse de la fréquence des collisions camion avec le viaduc Marcel-Laurin suite à des travaux d’asphaltage effectués par la Ville l’automne dernier», souligne Élaine Arsenault, conseillère – Relations médias communication et affaires publiques au Réseau de transport Métropolitain.

Cette réparation bien que mineure aurait surélevé le sol de quelques millimètre et les camions qui passaient aisément en-dessous du viaduc sont parfois maintenant plus haut qu’ils ne le devraient.

En plus de représenter un risque pour les voitures et les camions, chaque incident nécessite une inspection de la part du RTM avant qu’un train ne puisse passer de nouveau sur le viaduc.

Il faut donc qu’un inspecteur se déplace sur les lieux mêmes pour s’assurer qu’il n’y a aucun risque pour les utilisateurs des services du RTM. Cependant, si aucun inspecteur n’est disponible, ou s’il met trop de temps pour se rendre sur place,  le service doit être interrompu.

Des dégâts visibles

Lors du passage du journaldesvoisins.com sous le viaduc du boulevard Marcel-Laurin, il semblait évident que celui-ci avait subi de nombreux dommages.

Sur la bavette du viaduc, des traces de frottement sont bien présentes. Il en est de même sous le viaduc, là où le béton a vraisemblablement été usé par le passage répété d’un objet. Sur le bord du viaduc, plusieurs morceaux de la structure se sont détachés et par endroit, des bouts d’acier sont mis a nus. Difficile toutefois de dire si ces derniers bris sont récents ou même s’ils sont bien le résultat d’un accrochage avec un camion ou du résultats d’autres incidents.

Solution difficile

Depuis la mi-mars, le RTM indique sur son site que la situation s’est fortement améliorée au cours des derniers jours. La ligne Deux-Montagnes est cependant toujours en tête de liste pour les retards et les annulations.

Les deux entités ont souligné à journaldesvoisins.com que des discussions sont en cours afin d’éviter que de tels événements se reproduisent.

Il s’agit d’une situation complexe pour chacune des parties. Du côté de la Ville, on assure que toutes les mesures ont été prises pour s’assurer que tout soit en règle.

«En début d’année 2018, la Ville a procédé à un relevé d’arpentage qui confirme que la hauteur libre est la même qu’avant les travaux et que la hauteur indiquée sur les panneaux  est conforme», souligne Marilyne Laroche Corbeil, relationniste à la Ville de Montréal.

Après plusieurs mesures prises sous tous les angles, la hauteur indiquée sur le panneau serait la bonne. Mme Laroche Corbeil précisait aussi, que le panneau a toujours indiqué cette hauteur, même lorsqu’il y avait des problèmes avec l’asphalte. Cette dernière en appelle plutôt à la vigilance des camionneurs qui emprunteraient cette route.

«Rappelons qu’il est de la responsabilité des camionneurs de connaître la hauteur de leur véhicule et de s’assurer qu’ils ont le dégagement nécessaire pour circuler sous un viaduc», précise Mme Laroche Corbeil.

La Ville-centre avait d’ailleurs mis plusieurs indications afin d’éviter tout accrochage futur.

«Un panneau à affichage variable a été installé pendant une semaine afin d’attirer l’attention des camionneurs. De la signalisation avancée permanente a également été installée. Les camionneurs peuvent aussi utiliser l’application Cargo Mobile, développée par la grappe métropolitaine de logistique et transport,  afin de planifier leur trajet en fonction des caractéristiques de leur chargement (poids, dimensions, trajet, etc)» souligne la relationniste à la Ville de Montréal

Difficile de savoir comment la Ville-centre et le RTM comptent régler le problème. Pas question pour la Ville-centre de refaire l’asphaltage et pour le RTM, qui est responsable du viaduc, il semble que, outre les représentations auprès de la Ville-centre et réparer le viaduc le cas échéant, le Réseau ne puisse pas faire grand chose pour régler la situation.

La solution serait-elle d’installer des caméras afin de vérifier, le cas échéant, si des camions qui sont des utilisateurs récents du viaduc Marcel-Laurin, ne suivent pas les règles de la hauteur suggérée par la signalisation? Ou les camionneurs estiment peut-être mal la hauteur de la benne de leur camion?

 

Journaldesvoisins.com a demandé une appréciation de la situation à l’Association du camionnage du Québec et à l’Association des routiers professionnels du Québec.

Contacté par journaldesvoisins.com, Charles Englehart, directeur général de l’Association des routiers professionnels du Québec, s’est dit étonné du nombre d’incidents impliquant des camionneurs. Il souligne qu’aucune instance n’a pris contact avec l’Association pour prévenir de la récurrence du problème ou faire passer un mot d’ordre aux camionneurs qui emprunteraient cette voie. De plus, il confirme qu’il est obligatoire pour les camionneurs qui pratiquent au Québec de signaler tout incident et faire inspecter son véhicule à chaque événement de ce genre.

 «Tout conducteur de camion qui heurte le viaduc doit en aviser le propriétaire ou le service de police de la région», souligne Marie-Josée Michaud, Agente aux relations publiques à la SAAQ.

Un manquement à ce devoir peut avoir une conséquence importante puisque le conducteur peut se voir amputer près de 9 points à son permis. Celle-ci rappel notamment qu’il est du devoir du camionneur de s’assurer de respecter la hauteur de son camion.

M. Englehart note toutefois que plusieurs éléments peuvent influencer la hauteur d’un camion dont la pression des pneus ou la température et tromper le chauffeur au moment de passer sous une structure.

 

 

 

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Budget: Québec prolongera-t-il la 19 en autoroute ?

La circulation dense sur l’autoroute 19 et Papineau, à l’heure de pointe du matin (Photo: archives jdv)

Une déception pour Ahuntsic! En dévoilant son budget mardi, le gouvernement du Québec semble avoir donné sa préférence à un prolongement «réel» de l’autoroute 19 au nord de la 440 à Laval. Du moins, c’est ce que le laisse croire le libellé du projet dans le communiqué des investissements et le Plan québécois des infrastructures 2018-2028, puisqu’on y parle du «Prolongement de l’autoroute 19», sans qu’aucune mention de boulevard n’y soit faite. Rappelons que l’autoroute 19, une fois passé le pont Papineau,  aboutit en plein dans le Sault-au-Récollet, sur l’avenue Papineau, et occasionne la circulation de transit plus que dense, honnie par la majorité des résidants du secteur.

Ici, la population, surtout celle habitant dans le Sault, près du pont Papineau, ou dans les rues adjacentes, de même que les acteurs politiques, souhaitaient rien de moins que soit annoncé un boulevard urbain digne du 21e siècle. Car on craint une hausse marquée de la circulation, plus d’accidents et plus de pollution dans l’arrondissement notamment, et dans tout le nord de la ville.

À la lumière de propos récents tenus par le ministre des Transports, André Fortin, nommé l’automne dernier, on croyait bien que le concept de boulevard urbain était pour être privilégié, avec entre autres les représentations faites par la députée de Crémazie et ministre de la Culture, Marie Montpetit.

Mais selon l’attaché de presse de Mme Montpetit dans la circonscription, Jonathan Boursier, le projet de boulevard urbain n’aurait toutefois pas été abandonné.

«Le seul élément nouveau à propos dudit projet dévoilé hier est qu’il a été ajouté au Plan québécois des infrastructures 2018-2028 dans la catégorie des projets « en planification ». Aucune information technique ou sur la nature exacte du projet n’est encore disponible, mais elles seront annoncées ultérieurement. Incidemment, il est toujours question de parachever l’autoroute 19 par un boulevard urbain entre Laval et Bois-des-Filion comme l’a mentionné publiquement le ministre des Transports et de la Mobilité durable à plusieurs reprises.»

Bref, rien n’est certain, rien n’est exclu.

Planifié, mais pour quand ?

Le projet intitulé «le prolongement de l’autoroute 19 – Laval et Laurentides» tel qu’on peut le lire dans ce communiqué a été placé dans la catégorie «En planification» dans le Plan québécois des infrastructures (PQI), ce qui signifie qu’il est suffisamment avancé pour que le gouvernement mette de côté  des sommes, comme s’en est réjoui le président de la Coalition 19, Paul Larocque, ancien maire de Bois-des-Filion.

Mais quand sera-t-il mis en chantier? Voilà une des questions que journaldesvoisins.com a transmises au Ministère des Transports et pour lesquelles nous attendons toujours les réponses. En outre, l’autoroute se transformera-t-elle en boulevard urbain au pont Papineau? Et finalement, comme la députée de Crémazie avait déjà demandé que soit converti le pont Papineau en boulevard urbain pour favoriser les transports actifs entre Laval et Montréal; est-ce toujours au programme?

Montréal, déçue

À Montréal, comme prévu, l’administration municipale s’est montrée déçue, Projet Montréal ayant toujours lutté contre un prolongement de l’A-19 en version autoroute.

« On a toujours été en faveur d’un boulevard urbain pour encourager la fluidité, mais aussi le transport collectif, a souligné Mme Plante après le dévoilement du budget du ministre des Finances, Carlos Leitao. Une autoroute, ce n’est pas ce qu’on aurait privilégié », a-t-elle rappelé.

« C’est une mauvaise nouvelle pour notre arrondissement », a clamé Jérôme Normand, le conseiller du district Sault-au-Récollet, qui avait bien cru à l’instar d’autres personnes que le boulevard urbain était l’option retenue par le gouvernement québécois.

M. Normand se dit «déçu» d’autant plus que la députée ministérielle Marie Montpetit n’hésitait pas aussi à parler de l’importance du transport collectif et du déplacement en vélo, entre autres quand elle abordait le dossier avec le titulaire des Transports dans le cabinet Couillard.

« Si cela se concrétise, il faudra voir l’impact global, comment minimiser le flux de circulation, trouver des mesures d’apaisement pour réduire les impacts à la sortie du pont Papineau. Déjà, on estime que c’est saturé et l’intersection Papineau-Henri-Bourassa (ndlr: au centre-nord de son district) sera plus dangereuse avec plus de congestion, plus de risques d’accidents et plus de pollution encore », a-t-il déploré.

Parallèlement, Jérôme Normand, dit espérer maintenant que l’on fasse une meilleure coordination des transports collectifs dans la partie nord de la région.

Pour sa part, dans l’ensemble, Valérie Plante n’était pas mécontente des autres aspects du budget québécois pour Montréal. Le prolongement de la ligne bleue (en attendant les étapes de développement de la ligne rose) se fera, un projet de quatre milliards $ qui passe de la phase «à l’étude» à celle de «planification».

Satisfaction à Laval et sur la Rive-Nord

Le maire de Laval, Marc Demers, s’est aussi dit heureux de la décision du gouvernement, mais on pourrait fort bien se retrouver avec un aménagement nouveau genre, que privilégie d’ailleurs la ville voisine.

« Nous penchons pour l’aménagement d’un lien autoroutier avec une conception d’échangeur de type urbain, qui requiert moins d’espace, réduit les vitesses pratiquées et permet de favoriser les déplacements actifs, pour les piétons et cyclistes», avait déjà mentionné le maire Demers.

Mais le préfet de la MRC Thérèse-de-Blainville, Richard Perreault ne sautait pas de joie pour autant. Craignant peut-être des retards (ou des modifications au projet), il a exigé le début des travaux dès 2018.

« Nous soulignons l’avancée, mais nous ne lâcherons pas la pression tant que les travaux ne seront pas lancés, a-t-il averti.  Nous avons vécu beaucoup trop d’annonces dans les 45 dernières années. La population n’y croit plus. Nous travaillons de concert avec le ministre des Transports pour que la concrétisation (du projet) se fasse dans les plus brefs délais. », a-t-il noté.

À Laval, malgré l’annonce aussi de l’ajout de voies réservées sur l’autoroute 15, on estime que des efforts «supplémentaires» seront nécessaires afin de régler les problèmes de congestion à Laval et sur la Rive-Nord.

Une réunion aura lieu le 23 avril prochain pour discuter des moyens permettant de faire face à la congestion actuelle, mais aussi celle qui se développera dans les prochaines décennies. Le ministre Fortin sera présent à ce forum.

Faits saillants en infrastructures

Des investissements additionnels en transport collectif et dans le réseau routier pour 6,3 G$, dont 4 G$ destinés à la réalisation de projets routiers majeurs ainsi que 2,3 G$ pour l’accomplissement de projets structurants en transport collectif.

Parmi ces projets :

  • le prolongement de la ligne bleue – Montréal;
  • le projet structurant « tramway-trambus » – Québec;
  • le bureau de projet pour un troisième lien – Québec-Lévis;
  • le prolongement de l’autoroute 19 – Laval et Laurentides.
  • 2,2 G$ additionnels en éducation et en enseignement supérieur, dont plus de 1,1 G$ pour rénover les écoles et ajouter des classes au Québec.
  • 1,2 G$ pour accélérer le virage numérique dans toutes les régions du Québec.
  • 226 M$ pour la construction de 3 000 logements sociaux.

Avec la collaboration de Christiane Dupont

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