JOURNAL DES VOISINS, Mardi 13 janvier 2026

Transport

Environnement, Santé, Transport, Urbanisme et aménagement, Vie de quartier

Des chantiers de nuit, alors qu’on dort ?

L’avenue Christophe-Colomb, entre Louvain et Crémazie, en travaux. (Photo: jdv Samuel Lapierre)

Alors que l’arrondissement compte de nombreux chantiers sur le territoire d’Ahuntsic-Cartierville, la circulation sur le territoire est beaucoup plus compliquée. Une résidante aimerait, quant à elle, un peu de repos puisque les travaux qui se déroulent derrière son logis ne prennent pas de pause, même la nuit. Surtout la nuit, en fait… 

Comme beaucoup de résidants d’Ahuntsic-Cartierville, dans ses déplacements notamment, Hélène Pouliot jongle depuis quelques jours avec de nombreux chantiers qui «poussent» un peu partout sur le territoire. Si les travaux de ces chantiers sont essentiels pour assurer la qualité des rues, leur organisation en étonne parfois plus d’un.

Ainsi, Hélène Pouliot a eu toute une surprise en constatant récemment que la réfection de l’avenue Christophe-Colomb, entre la rue Louvain et le boulevard Crémazie, qui se poursuit toujours derrière sa maison, n’arrêtait pas une fois la nuit tombée.

La riveraine décide alors de contacter le 311 [Info-travaux] pour faire part de ce problème. Le premier intervenant lui confirme alors que l’entrepreneur n’est pas autorisé à travailler de nuit.

Par ailleurs, Mme Pouliot sait bien qu’un règlement sur le bruit limite les heures de chantier à moins qu’il ne s’agisse d’une opération urgente.

Toutefois, Hélène Pouliot apprend, à la suite d’un appel au service de police de la Ville de Montréal (SPVM), que le propriétaire de Construction Bau-Val –une entreprise affiliée au Groupe Bau Val– a obtenu les permis nécessaires pour poursuivre ses travaux de nuit.

Pour la résidante, cette situation est plus que problématique, puisqu’elle se dit incapable de trouver le repos, un avis que plusieurs partageaient sous sa publication facebook dans la page «Bazar d’Ahuntsic».

Changement d’horaire

Ce qui étonne encore plus Hélène Pouliot, c’est le fait, assure-t-elle, qu’aucun résidant du secteur n’a été informé de cette particularité des travaux. Si un avis est disponible en ligne, aucun n’a été envoyé aux résidants du secteur.

La réfection de l’avenue Christophe-Colomb est planifiée depuis longtemps. Toutefois, sur le site d’Info-travaux, les premières informations indiquaient clairement que les horaires de travail seraient de 9 h 30 à 16 h, du lundi au vendredi. Ce sont d’ailleurs les informations reçues par les riverains de l’avenue Chistophe-Colomb avant le début des travaux.

Depuis l’appel de Mme Pouliot au SPVM, les horaires ont fait l’objet d’un changement en ligne sur le site. Ce que l’on peut lire maintenant, c’est que les travaux se dérouleront du lundi au vendredi de 9 h 30 à 16 h, les samedis et dimanches de 8 h à 19 h, et du dimanche au vendredi de 21 h à 5 h.

Le chantier devait initialement commencer le 27 mai, mais le nouvel horaire a retardés les travaux jusqu’au début de juin. Cependant, la date de fin des travaux est restée inchangée. Ainsi, le nouvel horaire devrait permettre de terminer le tout en 20 jours, et non en 30 jours comme prévu initialement.

Pourquoi ne pas effectuer ses travaux en plein jour? En effet, étrangement, alors que les travaux sont autorisés de nuit, de fin de semaine, et de jour, le chantier est curieusement peu actif durant la journée en semaine. Certains craignent maintenant que cela devienne une pratique courante en milieu résidentiel alors même que cela doit initialement être une mesure d’exception.

Des avis partagés

Comme plusieurs, Hélène Pouliot aimerait que l’organisation du chantier soit revue. Elle a contacté son conseiller de ville, Hadrien Parizeau. Elle a appris que la décision de faire les travaux en partie de nuit relève de la Ville-Centre.

Journaldesvoisins.com a notamment appris qu’il y a quelques jours, une lettre a été transmise à plusieurs résidants du secteur afin de leur demander de contacter Hadrien Parizeau si la situation leur apparaissait problématique. Votre média n’a toutefois pas pu mettre la main sur cette lettre, ni sur la provenance de celle-ci.

Un représentant du jdv est allé rencontrer quatre résidants de l’avenue Chistophe-Colomb pour leur demander leur avis sur la situation. Force est de constater que tous ne voient pas le problème du même angle et que les avis sont partagés quant aux travaux et leur impact sur les riverains.

À l’instar de Mme Pouliot, une résidante a notamment indiqué que certains jours, le chantier commence dans la nuit dont au moins une fois à une heure du matin et s’est prolongé jusqu’à deux heures du matin. À plusieurs reprises, le chantier s’est terminé à 23 h 30 ou  minuit et demi. Elle soulignait aussi avoir souffert d’un manque de sommeil depuis que les travaux ont commencé.

Un jeune du quartier soutenait aussi cette affirmation alors qu’il était en ce moment même en période d’examens de fin d’année.

D’autres riverains ont toutefois indiqué ne pas avoir été embêtés outre mesure par le bruit. Reconnaissant qu’il y avait des travaux de nuit, une citoyenne a souligné ne les entendre que dans de rares occasions.

La dernière résidante interrogée par le jdv reconnait que le chantier de nuit pouvait être dérangeant. Toutefois, elle voyait d’un très bon œil l’organisation du chantier, notamment le peu d’impact pour la mobilité. En effet,  lors du chantier du boulevard Henri-Bourassa, la circulation était grandement perturbée, ce n’est pas le cas ici, dit-elle,  puisque la circulation restait fluide et que la ligne de bus est maintenue. Selon cette citoyenne, la situation actuelle est un moindre mal pour atteindre les objectifs de réfection de la chaussée.

Aucun des résidants rencontrés n’avait reçu de lettre indiquant les changements d’horaires.

Journaldesvoisns.com a contacté la Ville-centre, responsable de ce dossier, ainsi que Construction Bau-Val afin de clarifier la situation. Au moment de mettre en ligne cet article, aucune information supplémentaire n’avait été obtenue. À suivre.

 

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Politique, Transport, Urbanisme et aménagement

Dans Ahuntsic-Cartierville, pas de tarification de rues, «pour l’instant»

Les automobilistes d’Ahuntsic-Cartierville, et d’ailleurs, devront éventuellement se plier aux nouvelles décisions politiques de l’arrondissement et de la Ville qui risquent d’en faire tiquer plus d’un.

On le sait, la présence de nids-de-poule et de nombreux chantiers avec leurs cônes oranges (il faut dire que, souvent, on en profite pour refaire les égouts et aqueducs) ne font pas nécessairement le bonheur des automobilistes, ni des cyclistes.

Mais ce n’est pas tout : la mise en place du Réseau express vélo (REV) et d’autres voies cyclables, des mesures phares du parti Projet Montréal au pouvoir vont certes réjouir les adeptes du vélo. Mais il y aura impact dans le quotidien de ceux qui se déplacent en auto, aux heures de pointe notamment.

En plus du retranchement d’une voie de stationnement (le long de Berri et de Lajeunesse), on devrait confirmer à l’automne la mise en place de sens unique sur les rues Sauriol et Prieur. Toutefois, l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville ne compte pas faire comme Outremont, du moins «pas pour l’instant»,  en tarifant tout espace public servant au stationnement.

Coup de barre

Les mesures qui sont ou seront mises de l’avant par la Ville de Montréal ou l’arrondissement n’ont pas de quoi surprendre; les citoyens ont voté en toute connaissance du programme ambitieux de l’équipe qui a pris le pouvoir en délogeant le parti de Denis Coderre en 2017: baisse de la vitesse sur nos rues et artères, ajout d’autobus (300),  réseau de voies cyclables express protégées, etc.

Un «plus», entre autres, pour faciliter les déplacements et accroître la sécurité des piétons et des cyclistes, notamment.

Récemment, Outremont a imité plusieurs pans de mesures «à la Plateau Mont-Royal» et implantera partout d’ici l’automne la tarification sur rue (vignette dont le prix variera de 100 à 140$ par année). Mais Ahuntsic-Cartierville ne compte pas faire de même, du moins pas dans un proche avenir.

« Ce n’est pas quelque chose qu’on explore pour l’instant, la tarification mur-à-mur, a confié Jérôme Normand, conseiller du district du Sault-au-Récollet, dans l’extrême Est d’Ahuntsic-Cartierville, et aussi membre de la Commission sur l’eau, l’environnement, le développement durable et les grands parcs. Outremont vit avec un problème de vignettes avec du stationnement trois jours par semaine d’un côté, et trois jours de l’autre, en alternance.  C’est complexe en termes de gestion. Ils ont voulu uniformiser avec un stationnement avec vignettes, mur-à-mur. Mais ici, on n’en est pas là. Toutefois, on aura à développer un système plus poussé pour maximiser les espaces et le transport public », a-t-il averti.

Pistes cyclables

Les élèves de l’école Sophie-Barat utilisent en masse leurs vélos pour se rendre en classe. (Photo: archives jdv)

Entretemps, comme nous l’avions déjà annoncé, la Ville ira de l’avant avec son REV sur Berri (vers le sud) et Lajeunesse (vers le nord), et l’on devrait enlever une voie de stationnement sur deux sur ces deux rues entre l’autoroute Métropolitaine et le pont Viau.

Des cinq projets lancés récemment par la Ville, le premier qui verra le jour est celui dans le nord de Montréal, ce segment, qui débouchera par la suite sur la rue Saint-Denis, avec le centre-ville comme destination.

M.Normand se réjouit du fait que de petits commerçants, en restauration notamment, ont dit voir ce projet de manière positive, «s’il contribue à une meilleure qualité de vie à échelle humaine».

« Plusieurs études démontrent que la déambulation plus lente en vélo (comparativement à l’auto) les incite à arrêter. C’est sûr que plusieurs relèvent des préjugés défavorables pour l’auto. Mais prenez sur Lajeunesse, si l’on voit plein de magasins électroniques, on pensera de s’arrêter 50 mètres plus loin, mais en vélo c’est immédiat, avec le mobilier urbain, les supports pour vélos dans l’environnement. Oui globalement, il y aura des habitudes à changer. Mais les commerces ne voient pas leurs chiffres d’affaires baisser en général »,  a mentionné le conseiller Normand.

Au sujet de l’hypothèse des sens uniques à venir sur Sauriol et Prieur évoquée dans le Plan local de déplacements (PLD), tout porte à croire que la mesure sera implantée quand le produit final sera adopté quelque part à l’automne.

« C’est toujours à l’étude, de dire Jérôme Normand, mais le signal est positif. On l’a vu dans les sondages, on a même demandé aux gens quelle formule ils préféreraient pour son implantation et l’appui est de 60%. La consultation a permis de recueillir les opinions pour savoir si une voie cyclable était mieux du côté sud ou du côté nord… On a des alignements précis, mais depuis le début, on veut deux sens uniques et deux voies cyclables protégées ».

Concernant la présence de deux écoles (Louis-Colin et Regina Assumpta), M. Normand dit ne pas craindre d’éventuelles plaintes.

« Le parc automobile stagne ou décroit (à Montréal), et il y a un aussi un désengagement de l’auto. On se trouve dans un cercle vicieux. Les gens veulent des occasions  pour se rendre de façon sécuritaire au parc ou à l’école. Alors on pense qu’il y aura de moins en moins d’autos qui se déplaceront avec nos mesures», a-t-il indiqué.

Si tout se confirme dans quelques mois, il y aura un côté de stationnement en moins sur Prieur et Sauriol et un débarcadère pourrait être prévu devant les écoles, a indiqué M. Normand.

«Il faut un contexte plus favorable aux piétons et cyclistes » a-t-il conclu.

Mais lors du dernier PLD il y a dix ans, l’arrondissement avait dû faire marche arrière et mettre un terme à des changements de sens unique à l’est de l’avenue Christophe-Colomb.

Statistiques de la SAAQ

Récemment, les données 2018 dévoilées par la Société d’assurance-automobile du Québec (SAAQ) indiquaient une baisse du nombre de véhicules immatriculés à Montréal. Mais impossible de savoir si cela se répercute directement dans Ahuntsic-Cartierville.

« Il n’y a pas de données propres à chaque arrondissement, a déclaré le conseiller  du Sault,  interrogé par journaldesvoisns.com. Par contre, ces informations nous  interpellent. Mais reste à voir si l’on peut parler d’une tendance, c’est virgule 1 pour cent,  c’est pratiquement une stagnation alors qu’ailleurs, on parle d’une hausse d’un pour cent. Ça nous interpelle sur les mesures d’atténuation que l’on peut mettre ne place…», a-t-il noté.

Les données de la SAAQ signalent qu’entre 2017 et 2018, le nombre de véhicules au Québec a augmenté de 0,9 %. Il est passé de 6,5 millions à 6,6 millions.

Par ailleurs, des données collectées par une firme de recherche et rendues publiques récemment au sommet sur la mobilité durable Movin’On, à Montréal, indiquent que les décideurs politiques auront à mettre les bouchées doubles pour faire valoir leurs points de vue en faveur du transport en commun.

Selon la firme Kanrar, il faudra «ramer fort» pour augmenter l’utilisation du transport en commun dans la grande région de Montréal, où les gens souhaitent notamment diminuer leur recours au transport collectif dans les prochaines années.

auto-mobile
Les véhicules auto-mobile –un système de partage de voitures– se retrouvent désormais sur rue dans l’arrondissement.

On signale que les personnes qui habitent à Montréal et la banlieue souhaiteraient «utiliser beaucoup moins leur voiture individuelle, mais aussi diminuer leur utilisation du transport en commun».

Bref, idéalement, les répondants ont suggéré vouloir faire plus de déplacements comme passagers dans une voiture qui ne leur appartient pas.

Toutefois, ils plaident pour marcher davantage, faire plus de vélo et utiliser plus de taxis. Et aussi, l’auto en solo est encore le mode de transport préféré des répondants, selon ce qu’a rapporté le Journal de Montréal.

 

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Les sentiers prévus au parc Ahuntsic : En rouge le sentier multifonction, en bleu le sentier principal et en vert les sentiers secondaires (Source : Ville de Montréal)
Transport, Urbanisme et aménagement, Vie de quartier

Cure de jeunesse pour le parc Ahuntsic

Vue de l'étang du parc Ahuntsic à partir de la nouvelle placette (Source : Ville de Montréal)
Vue de l’étang du parc Ahuntsic à partir de la nouvelle placette (Source : Ville de Montréal)

Un étang avec filtration biologique et une placette, de nouveaux jeux pour les enfants, des sentiers réaménagés, une voie multifonction élargie avec identification pour départager les piétons et cyclistes: voilà les points majeurs des nouveaux aménagements annoncés pour le parc Ahuntsic à l’occasion de la présentation de type «portes ouvertes» qui avait lieu à la Maison de la culture le 10 juin dernier.

Entre cinquante et 100 résidants se sont déplacés, lundi dernier, pour prendre connaissance des nouveaux aménagements proposés par l’arrondissement pour le parc Ahuntsic.

Les citoyens étaient conviés entre 17 h et 18 h 30 pour voir les propositions qui étaient en démonstration, tout juste avant la réunion itinérante du conseil d’arrondissement, laquelle se tenait à la Maison de la culture Ahuntsic, à 19 h, le même soir, au même endroit.

Étang

Vue de l'étang du parc Ahuntsic à partir de la nouvelle placette (Source : Ville de Montréal)

Dans le cas de l’étang, l’un des objectifs visés mentionnés dans la présentation est de garder et d’améliorer l’aspect naturel tout en permettant une accessibilité universelle à l’eau, tant visuelle que physique.

Les courbes des berges seront plus prononcées afin d’accentuer l’effet de profondeur et de perspective.

Une grande promenade serpentera le long de l’étang.  Le jet d’eau de la fontaine sera plus discret. En outre, il permettra la récupération des polluants en surface par une filtration naturelle.

Jeux pour enfants

Les jeux pour enfants du parc Ahuntsic seront tous remis aux normes, sauf ceux (en rouge)  des tout petits  qui le sont déjà (Source : Ville de Montréal)

L’aire de jeux des enfants de 5 à 12 ans n’étant plus aux normes, elle sera modifiée pour être d’accès universel et se déclinera en trois zones:  une zone active, une autre sensorielle et une troisième zone qu’on identifie comme «refuge», laquelle permettra de profiter de la vue sur l’étang, de se reposer, manger et discuter.

L’aire de jeux des enfants de 3 à 5 ans étant déjà aux normes, elle ne sera pas modifiée.

Sentiers

Un sentier à usages multiples de cinq mètres de large serait mis en place dans l’axe du prolongement de la rue Prieur.  Ce sentier distinguerait la circulation vélo de celle des piétons pour favoriser la sécurité. À l’heure actuelle, ce sentier est de trois mètres.

D’autres sentiers seraient réhabilités, et certains «chemins de désirs» (chemin tracés par les piétons dans le gazon) seraient formalisés.

Le sentier autour de l’étang serait agrandi à quatre mètres, le sentier principal à trois mètres et les sentiers secondaires resteraient à 1,8 m, ces derniers en poussière de roche.

Les sentiers prévus au parc Ahuntsic : En rouge le sentier multifonction, en bleu le sentier principal et en vert les sentiers secondaires (Source : Ville de Montréal)
Les sentiers prévus au parc Ahuntsic : En rouge le sentier multifonction, en bleu le sentier principal et en vert les sentiers secondaires (Source : Ville de Montréal)

« Certains travaux concernant les aires de jeux et la piste multifonctions pourraient commencer à l’automne 2019 pour se terminer au printemps 2020 », a mentionné Gilles Côté, directeur du développement du territoire à l’arrondissement, en réponse à une question du journaldesvoisins.com.

Pour l’étang et le reste des travaux, cela ne devrait pas commencer avant l’automne 2020 car il faudra aller en appel d’offres, a ajouté M. Côté.

À notre connaissance, à l’occasion de cette présentation, aucune mention n’a été faite en ce qui concerne le couvert forestier du parc Ahuntsic en termes de changements ou d’ajouts.

Par ailleurs, la butte, sera plus facilement accessible pour toutes les clientèles; elle sera aménagée par paliers. [Mise à jour, 2019-07-14, 13 h 42] Toutefois, il semble que le jdv ait mal compris à ce sujet. Ainsi, dans une mise au point publiée le 11 juillet par la mairesse Émilie Thuillier, sur sa page Facebook, cette dernière a plutôt écrit:

«Des préoccupations ont également été exprimées au sujet de l’aménagement de marches ou de paliers sur la butte. Il n’a jamais été question de tels travaux. Lors des consultations publiques, plusieurs citoyens ont exprimé la difficulté de remonter en haut de la butte à glisser en hiver. Cet élément, ainsi que des propositions d’aménagements pour y remédier sont inscrits au rapport de consultation publié sur le site de l’arrondissement. Aucun aménagement sur la butte n’a été présenté lors de la soirée du 3 juin et de tels travaux ne sont pas prévus.»

Quant à l’éclairage, il avait été bonifié il y a quelque temps. Mais dans le document résumant les consultations, datant de juillet 2018,  lequel avait été déposé sur le site Web de l’arrondissement, il est écrit:

«Les entrées électriques ainsi que les éclairages vont être mis à niveau pendant les travaux de réaménagement.»

Par ailleurs, en ce qui concerne la piste de rouli-roulant (skatepark). l’arrondissement n’a pas terminé sa réflexion quant à l’agrandissement de la surface.

La présentation des nouveaux aménagements est le résultat de deux consultations publiques qui ont été très courues par les citoyens au cours des deux dernières années, d’un vote citoyen, des consultations menées auprès d’experts et, au final, des décisions prises par l’arrondissement.

On peut consulter ici le document final des deux consultations et des votes pris par les citoyens quant à l’étang.

Réactions diverses

« Est-ce qu’un parc doit être pensé prioritairement en fonction des camions de la ville ou des utilisateurs», s’est exclamé Daniel Gaudry, un ardent défenseur du couvert forestier du parc Ahuntsic au journaldesvoisins.com.

M. Gaudry estime que l’élargissement des sentiers ne serait pas nécessaire si l’on modifiait les méthodes de travail des employés qui doivent faire le service du parc.

Le citoyen s’inquiète également du fait que la piste multifonctions élargie dans le corridor de la rue Prieur pourrait éventuellement devenir une «autoroute pour vélos».

Frédéric Bataille, l’un des porte-paroles du groupe-citoyens Ahuncycle,  a déclaré, pour sa part:

«Je suis content, pour les gens qui font du transport actif, que le sentier soit reconnu officiellement pour le vélo. Je pense que ceux et celles qui vont l’utiliser seront des étudiants ou M. et Mme tout le monde, et non des cyclistes à l’entraînement. Il y a présentement une piste multifonctions au parc de l’Île de la Visitation et je ne crois pas qu’il y ait des problèmes quand les gens s’y côtoient pour divers usages. »

En pratique, selon M. Bataille, il est préférable que les cyclistes ne passent pas dans les parcs, mais le choix a été fait par l’arrondissement, a-t-il précisé. Selon le porte-paroles d’Ahuncycle, la Ville n’est pas prête à faire le choix d’enlever du stationnement ou des voies de circulation sur le boulevard Henri-Bourassa ou la rue Fleury pour y faire une voie plus sécuritaire pour les gens qui roulent à vélo.

L’ancien conseiller municipal du district Fleury, Pierre Lachapelle, toujours résidant du territoire, alors qu’il présentait au jdv, en 2016, des documents d’archives représentant les efforts conjugués d’un comité de citoyens et de lui-même pour conserver le parc Ahuntsic en espace vert. (Photo: archives jdv)

De son côté, Pierre Lachapelle, ancien conseiller municipal du district Fleury [pour le RCM] qui avait été le moteur principal de la défense de l’espace vert qu’était en partie le parc Ahuntsic, à l’époque, devant l’appétit d’un promoteur immobilier, a eu les commentaires suivants sur les rénovations envisagées par l’arrondissement pour le parc Ahuntsic:

«Je viens de prendre le temps de consulter le site de l’arrondissement pour essayer d’y retrouver les planches exposées lundi. J’ai souligné à un fonctionnaire présent qu’il aurait été utile d’avoir des imprimés de ce qui était exposé. Celui-ci m’a dit que les plans seraient peut être mis en ligne sur le site de l’arrondissement. Peut être. En tous les cas,  ce n’est pas fait 48 heures plus tard. Comment restreindre , pourquoi restreindre l’information sur un coin de quartier si important.»

Déçu de la participation-citoyenne…

En outre, l’ancien conseiller s’est dit déçu de la participation citoyenne à cette présentation officielle des futurs plans d’aménagement du parc.

«Dans Ahuntsic et Sault au Récollet, il doit bien y avoir 50 000 électeurs électrices ? ! Environ 50 personnes sont venues consulter les plans. Disons 100. Ce n’est pas fort ! Et certains points qui avaient entraîné l’objection des participants lors de la phase précédente ont été complètement ignorés. Je parle principalement de l’élargissement de plusieurs sentiers.»

Au moment de mettre cet article en ligne, le document concernant les aménagements du parc n’étaient pas encore disponibles sur le site de l’arrondissement.

 

 

 

 

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Afficheur de vitesse sur St-Laurent à l'école Ahuntsic. (Photo : Nicolas Brasseur) Ahuntsic-Cartierville Montréal
Éducation, Transport, Vie de quartier

La limite de 30 km/h n’est pas souvent respectée

Afficheur de vitesse sur St-Laurent à l'école Ahuntsic. (Photo : Nicolas Brasseur) Ahuntsic-Cartierville Montréal
Afficheur de vitesse indiquant 45 km/h sur le boulevard St-Laurent à l’école Ahuntsic. (Photo : Nicolas Brasseur)

Des citoyens d’Ahuntsic-Cartierville se plaignent de la vitesse des voitures dans les rues locales de l’arrondissement, notamment près des écoles. La situation près de l’école primaire Ahuntsic sur le boulevard Saint-Laurent en est un triste exemple.

Pourtant, le 3 juillet 2018, l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville a adopté un règlement, qui permettait de réduire la vitesse maximale dans les rues locales, à 30 km/h.

La limite du 30 km/h vaut également, notamment, pour un secteur du boulevard Gouin, non loin de l’Hôpital Notre-Dame-de-la-Merci.

Sur les plus grandes artères, telles que Sauvé, Gouin Ouest et Saint-Hubert, la vitesse limite était passée de 50 à 40km/h.

Observations sur place

Afficheur de vitesse sur St-Laurent à l'école Ahuntsic. (Photo : Nicolas Brasseur)
Afficheur de vitesse indiquant plus de 45 km/h sur St-Laurent à l’école Ahuntsic. (Photo : Nicolas Brasseur)

Sur place, près de l’école Ahuntsic, journaldesvoisins.com a constaté que la majorité des quarante voitures observées, qui circulaient dans le corridor scolaire de l’école Ahuntsic, ne respectaient pas le règlement.

En effet, sur une période d’une vingtaine de minutes aux alentours de 10 h le matin, seulement les autobus de la STM ou les voitures « écoliers » ont respecté la vitesse permise.

Dans les autres cas, plus du trois quarts des voitures dépassaient les 30 km/h, certains automobilistes allant même jusqu’à plus de 45 km/h, soit 15 de plus que la limite permise et réglementée par l’arrondissement depuis octobre dernier. 

Finalement, quelques automobilistes ralentissaient lors de leur passage devant l’afficheur de vitesse situé à quelques mètres de l’école Ahuntsic.

Changement de régime

Le boulevard Saint-Laurent fait partie des rues les plus achalandées de Montréal. Toutefois, certains endroits de cette artère nécessitent une plus grande précaution de la part des automobilistes.

« Dans les rues locales d’Ahuntsic-Cartierville, la vitesse diminue pour assurer la sécurité de tous », peut-on lire sur l’un des immenses panneaux indiquant le changement de la vitesse maximale à 30 km/h à certains endroits du secteur.

Ces affiches ont été positionnées dans l’arrondissement, notamment sur les grandes rues et près des écoles.

De plus, des panneaux de signalisation sont visibles quelques rues avant l’afficheur de vitesse et l’école en question. Malgré tout, les automobilistes ne semblent pas respecter ce changement de régime.

« Nous observons également le non-respect de la vitesse aux abords des zones scolaires, particulièrement sur les artères », signale par courriel, Isabelle Meunier, chargée de communication pour l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville.

Même constat pour le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM):

« Quand j’ai eu votre information, je l’ai fait valider, indique Danny Diotte, commandant au poste de quartier 27 dans Ahuntsic. Mon agent de circulation a passé quelques heures [devant l’école] et il m’a confirmé ce que vous me dites. »

« Nous, comme service de police, si la limite est 30, notre rôle c’est de faire respecter la limite de vitesse à 30. C’est ce que nos policiers vont continuer de s’efforcer de faire », poursuit-il expliquant que plusieurs opérations policières ont lieu durant l’année sur la circulation routière.

Plus tranquille l’hiver ?

Le commandant Diotte estime que depuis l’arrivée du beau temps, la situation devient plus problématique. Le commandant du quartier 27 confirme que le SPVM a constaté une augmentation du nombre de plaintes concernant les automobilistes qui ne respectent pas les limites de vitesse.

Selon Danny Diotte, les automobilistes roulent moins vite pendant la période hivernale en raison des conditions routières. Ses patrouilleurs n’ont pas été témoins du changement de règlement puisque la période hivernale est plus tranquille. Toutefois, ses policiers constatent de plus en plus un non-respect de la limite de vitesse au fur et à mesure que l’été arrive.

« [Cet] hiver, il y a vraiment eu beaucoup de neige. Donc, ce changement-là on ne l’a pas perçu au poste », dit le commandant. 

La nouvelle réglementation de l’arrondissement est entrée en vigueur au mois d’octobre, soit quelques semaines avant la tombée de la neige sur le territoire montréalais. C’est ce qui peut expliquer le fait que la situation commence à devenir problématique.

Isabelle Meunier confirme que des plaintes ont été déposées par des citoyens en lien avec le non-respect de la limite de vitesse et qu’« une surveillance policière accrue a été déployée ».

« C’est un peu partout dans le quartier [la problématique], mais c’est encore plus préoccupant quand c’est près des écoles », explique le commandant Diotte, mentionnant que le SPVM va continuer de faire des opérations policières.

Journaldesvoisins.com souhaitait mettre la main sur les statistiques des afficheurs de vitesse afin de dresser un meilleur portrait de la situation. Toutefois, Isabelle Meunier nous mentionne que l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville ne dispose pas des données. Même son de cloche du côté du SPVM nous indique le commandant Diotte.

[À titre d’information,  un représentant du jdv a fait l’expérience de rouler en voiture sur Gouin Ouest, dans le secteur indiqué 30 km/h à plusieurs reprises depuis quelques semaines, et son véhicule s’est fait talonner, quand ce ne sont pas les voitures qui décident de le doubler purement et simplement dans la voie du sens inverse.]

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Transport, Vie de quartier

L’ancien Loblaws: un stationnement alternatif pour la ligne Deux-Montagnes

Terrain de l’ancien Loblaws, sur Henri-Bourassa Ouest (archives jdv)

Le terrain adjacent au Loblaws a un nouveau locataire…et, n’en déplaise aux riverains, ce n’est pas un marché public, du moins pas pour le moment!  L’organisme public de transport en commun EXO y a aménagé un stationnement temporaire pour pallier la baisse de fréquence des trains de la ligne de Deux-Montagnes à l’occasion des travaux du Réseau Express Métropolitain (REM) et, ce, depuis septembre dernier.

Vaste terrain de stationnement du Loblaws (Photos: archives jdv)

Depuis le 1er septembre 2018, 200 places de stationnement sont disponibles sur le terrain du Loblaws, situé au 800 boulevard Henri-Bourassa Ouest, angle Meilleur, pour les utilisateurs de la ligne de Deux-Montagnes. D’après EXO, il s’agirait d’une mesure préventive en cas de congestion à l’occasion des travaux du REM. Le bail prendra fin le 31 août prochain.

« Si les trains [ndlr: de la ligne de Deux-Montagnes qui passent gare du Ruisseau, gare Bois-France) sont pleins,  ce stationnement est là pour que les gens proches de Bois-de-Boulogne aillent s’y stationner et qu’ils montent dans le train  de la ligne Saint-Jérôme [ndrl: gare Bois-de-Boulogne, pour aller au centre-ville] […]», explique Louis-André Bertrand, conseiller aux relations médias chez EXO.

Par ailleurs, les trains de la ligne de Deux-Montagnes ne sont plus en service du vendredi soir au lundi, depuis avril 2018. Le nombre de départs a également été modifié en semaine en raison de travaux d’opérations de voies simples, également dus au REM.

« Là où il y a des rencontres de trains, il fallait faire une gestion, car ce n’était plus possible. Il y avait deux voies , maintenant il y en a qu’une seule »,  précise M. Bertrand.

M. Bertrand affirme cependant qu’aucun manque d’espace [ndlr: dans les trains, malgré la réduction de service et la modification des horaires] n’a été constaté jusqu’à présent.

« La congestion anticipée ne s’est pas vraiment concrétisée. Il n’y a aucun usager qui est laissé sur les quais », souligne-t-il.

Il est possible que les usagers aient prévu d’autres moyens de transport que leurs trains habituels.

Détails du bail inconnus

Pour le moment, on ne sait toujours pas si le bail sera renouvelé. EXO étudiera toutefois cette possibilité prochainement.

« Pour l’instant, c’est une mesure qu’on a mise en place. On va évaluer si l’on renouvelle ce bail pour continuer cette alternative », conclut-il.

Rappelons que la Gare du Ruisseau et le tunnel Mont-Royal seront fermés en 2020. La fermeture complète de la ligne Deux-Montagnes suivra l’année suivante.

EXO étant un organisme public financé par les contribuables, le jdv a demandé à EXO le coût de la location du terrain pour un an, ce qui lui a été refusé. Journaldesvoisins.com a  donc procédé par demande d’accès à l’information expédiée le jour même. À suivre

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Transport, Urbanisme et aménagement, Vie de quartier

Le parc Ahuntsic: une halte routière?

Véhicule garé derrière le terminus, face au parc. (Photo: archives jdv)

Le parc Ahuntsic est un lieu de repos et de loisirs pour nombre de familles de l’arrondissement. Pourtant, l’été il devient bien plus qu’une aire de plaisir pour ses usagers. Lorsque le printemps revient, il n’est pas rare de voir des véhicules garés derrière le terminus Henri-Bourassa sur la bande de gazon de quelques mètres de largeur qui longe l’entièreté de la structure de béton, face au terrain de baseball. En outre, des véhicules circulent à travers le parc. Deux situations qui frustrent plus d’un utilisateur.

Bien qu’il n’y ait bien la plupart du temps seulement un à deux véhicules garés derrière le terminus Henri-Bourassa, face au parc, certaines fins de semaine, on peut compter jusqu’à cinq voitures dans cette section du parc, comme a pu  le constater un représentant de votre média.

Un résidant note quant à lui avoir déjà vu jusqu’à huit véhicules sur cette bande de gazon du parc.

(Photo: archives jdv)

Si certains se contentent de la bande de verdure qui se trouve derrière le terminus Henri-Bourrassa [ndlr: photo du haut], d’autres se garent là où ils le peuvent, sans égard à l’usage premier du parc. Un comportement qui trouble plusieurs résidants d’Ahuntsic-Cartierville.

Pourquoi garer son véhicule à cet endroit, alors qu’un stationnement est disponible à  seulement 100 mètres de là  soit dans le stationnement incitatif de l’ARTM? En outre, le stationnement de l’aréna Ahuntsic, quant à lui, est situé à moins de 200 mètres.

Une pratique permise?

Il est permis, pour quiconque détenant un permis en règle, de garer son véhicule dans certains parcs de l’arrondissement.

Selon Michèle Blais, porte-parole de l’arrondissement, une dizaine de permis ont été octroyés en 2018, seulement pour la pratique du baseball. Depuis le début de l’année 2019, 16 permis ont été émis, dont trois sont maintenant échus.

Il n’existe, par ailleurs, pas de limite quant au nombre de véhicules pouvant être stationnés au même endroit, au même moment.

«il va de soi que le nombre de véhicules est réduit étant donné la raison pour laquelle les propriétaires de ces véhicules ont obtenu l’autorisation de stationner», souligne Mme Blais.

Mme Blais précise toutefois que les permis sont souvent temporaires. Dans les cas des véhicules garés au parc Ahuntsic, dont il est ici question, les permis affichés sur leurs pare-brises montrent qu’ils sont valides 24 heures par jour, sept jours par semaine durant toute l’année. Aucune restriction n’est affichée, précisant, par exemple,  que le véhicule ne puisse être garé que les jours de match de baseball ou lors de la préparation d’un match.

Les voitures qui peuvent se stationner dans le parc Ahuntsic doivent respecter certaines conditions. Elles ne peuvent rouler au-delà de 10 km/h. Les automobilistes doivent aussi s’assurer que «la circulation et le stationnement des véhicules ne doivent jamais perturber les activités du parc, ni obstruer la circulation piétonnière», peut-on lire sur le document.

«Les détenteurs ne sont pas supposés rester de longue période. Juste le temps de transporter leurs matériel et de faire ce qu’ils ont à faire», souligne Mme Blais.

Mais des abus!

Véhicule d’entretien de l’arrondissement. (Archives jdv)

Si la présence de ces véhicules peut s’expliquer par les besoins logistiques du baseball et autres activités temporaires, telles que l’entretien du parc [ndlr: notre photo ci-contre] , certains véhicules stationnés ne visent clairement pas au transport de matériel, selon nos observations.

C’est notamment le cas d’une moto qui avait trouvé place aux abords du parc à chiens et du terrain de baseball. Le propriétaire du véhicule semblait plus être un spectateur qu’un organisateur ou un participant au match de baseball.

À savoir si l’arrondissement a bel et bien donné un permis pour ce type de véhicule, Mme Blais souligne que non.

D’autres véhicules n’étaient par ailleurs pas garés dans le respect des restrictions imposées par la division des parcs et installations et gênaient clairement les utilisateurs du parc.

Il a été impossible pour journaldesvoisins.com de vérifier si toutes les voitures qui étaient stationnées immédiatement derrière le terminus détenaient les autorisations nécessaires.

Sur place, un représentant de votre média a toutefois pu constater que, dans la majorité des situations, les véhicules présents disposaient des autorisations nécessaires.

Plusieurs résidants se demandent maintenant si l’arrondissement procède à des vérifications les jours de match. La présence notamment d’un véhicule de type «pick up» et d’une moto en étonne plus d’un, qui y voit là une forme de laisser-aller.

Michèle Blais souligne toutefois que le SPVM et certains employés de la Ville s’assurent du respect des règles. L’arrondissement procède aussi à des rappels d’usage.

«Chaque année, nous devons faire des rappels auprès des organisations quant au règlement en vigueur dans les parcs et au fait que nous les accommodons dans l’organisation de leurs activités», souligne Mme Blais.

Cette dernière invite aussi les résidants à appeler le 311 si un usager doute du droit de l’automobiliste à être présent sur le site.

Un parc dérangé

(archives jdv)

En dehors de ces voitures garées derrière le terminus Henri-Bourassa, il arrive par moment que des automobilistes s’engagent consciemment ou inconsciemment dans le parc Ahuntsic, bien qu’il ne s’agisse que de situations exceptionnelles. Que ce soit par la rue Saint-Hubert, le boulevard Henri-Bourrassa, ou encore par la rue Lajeunesse.

«À partir de Lajeunesse,  il y a une entrée charretière et une voie de circulation des plus invitante. Aucune signalisation n’interdit l’accès aux véhicules privés», souligne, par ailleurs, un citoyen ayant interpellé le jdv à ce sujet.

Durant l’été 2018, un automobiliste avait déjà parcouru une vingtaine de mètres avant qu’un utilisateur du parc ne l’arrête et le force à faire marche arrière.  Plus récemment, un voiture de type KIA était garée dans le parc à la hauteur de l’aréna Ahuntsic située en bordure de la rue Saint-Hubert.

Ce problème devrait toutefois être résolu avec le réaménagement du parc, dont les aménagements doivent être annoncés lundi soir 10 juin, avant la réunion du conseil d’arrondissement.

L’arrondissement avait notamment indiqué, à l’occasion de la deuxième consultation sur le parc Ahuntsic, vouloir officialiser les entrées du parc. La proposition faite par l’arrondissement prévoyait notamment l’implantation de mobilier « pour favoriser les échanges». Ceux-ci devraient indiquer clairement qu’il ne s’agit pas d’une route.

Employés et entrepreneurs délinquants?

Plusieurs résidants de l’arrondissement ont notamment fait part de leurs préoccupations relativement à la conduite de certains employés ou entrepreneurs faisant affaire avec la Ville dont les véhicules circulent dans le parc Ahuntsic, sans égard à la vitesse, aux chemins ou encore à la tranquillité des lieux.

Un citoyen, qui souhaite garder l’anonymat, a notamment aperçu à deux reprises un véhicule d’entretien circulant à environ 20 km\h, faire le tour de l’étang au parc. Il affirme aussi avoir aperçu un autres véhicule, clairement identifié comme appartenant à l’arrondissement, klaxonner  simplement pour avertir ses collègues de son arrivée.

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Développement durable, Environnement, Politique, Santé, Transport, Vie de quartier

Du REV à la réalité ?

En rouge, les premiers jalons du Réseau Express Vélo (Source : Ville de Montréal)

L’axe Berri/Lajeunesse est l’un des cinq premiers sur 17 axes qui constitueront le Réseau express vélo (REV) montréalais de 124 km, à terme.  Il permettra un accès «efficace, confortable et sécuritaire» aux citoyens d’Ahuntsic-Cartierville qui voudront se rendre à vélo au centre-ville, a annoncé la mairesse Valérie Plante, le 27 mai.

Selon l’annonce faite par la mairesse Plante, le REV « transitoire » sera un « aménagement cyclable de grande largeur au niveau de la chaussée avec l’installation d’une barrière physique de séparation, sécurisation des intersections et synchronisation des feux, signature visuelle et signalétique pour les cyclistes. »

À mesure que les liens du REV deviendront permanents, il y aura surélévation de la piste, verdissement et plantation d’arbres le long du parcours. Les cinq premiers axes devraient être opérationnels en 2021. L’axe Berri/Lajeunesse devrait être accessible progressivement en 2020.

Selon Valérie Plante, permettre à plus de citoyens de se rendre à vélo de façon sécuritaire vers leur destination par l’utilisation du REV permettra de réduire un peu la pression sur le transport collectif, notamment sur la ligne orange du métro qui est souvent à saturation à l’heure de pointe.

(Source : Ville de Montréal)

Selon l’exemple proposé pour la rue Lajeunesse, la voie cyclable devrait être à gauche, sans doute pour éviter les interactions avec les autobus qui roulent à droite.  La grande largeur du réseau nécessitera cependant l’élimination d’une rangée de stationnement ou d’une voie de circulation.

La mairesse a mentionné que son équipe est en lien avec des commerçants, notamment ceux de la rue St-Denis, près du centre-ville, qui ont été éprouvés ces dernières années par des travaux majeurs. Mme Plante a souligné, par ailleurs, que des grandes entreprises, comme les épiceries Rachelle-Béry, appuient cette initiative.

Afin de rassurer les commerçants, elle a rappelé les récentes études qui démontraient des augmentations des ventes dans les commerces situées sur des nouveaux liens cyclables dans d’autres grandes villes comme Toronto et Londres.

Selon les informations  fournies par la ville de Montréal, l’implantation de pistes cyclables à New York a fait augmenté considérablement le nombre de cyclistes. Parallèlement, toujours à New-York,  ces nouveaux aménagements ont permis de réduire de 22% le nombre de blessures pour les piétons et de 17% pour les cyclistes, tout en rendant les rues plus sécuritaires pour tous.

Le réseau local d’Ahuntsic-Cartierville

« Le REV ne remplacera pas ce qui ce fait dans l’arrondissement », a confirmé Émilie Thuillier, la mairesse d’Ahuntsic-Cartierville au journaldesvoisins.com.

Mme Thuillier a souligné qu’il fallait deux ans de préparation pour que les ressources techniques puissent créer des changements importants comme des nouvelles pistes cyclables.  Le processus pour les pistes sur Prieur et Sauriol ayant débuté en 2018, on devrait donc voir les résultats en 2020, souligne t-elle.

Citoyens et commerçants

« Même si 75% de nos collaborateurs ont une voiture, c’est avec un grand enthousiasme que nous accueillons la nouvelle du REV »,  a lancé Marie-Josée Dupuis, l’une des responsables du Groupe Youville, groupe citoyens qui vise à créer une meilleure vie de quartier, en entrevue au jdv.

Selon Mme Dupuis, les citoyens du quartier se sont maintes fois exprimé pendant les consultations sur le Plan local de déplacements pour un meilleur partage de la route et une sécurisation accrue pour tous les piétons et cyclistes –incluant les enfants qui vont aux écoles Christ-Roi près de Louvain et Saint-Gérard dans Villeray.

La porte-paroles du Groupe Youville souhaite que le scénario envisagé soit une voie de circulation pour le REV, une pour les voitures et deux pour le stationnement, sauf à l’heure de pointe, alors qu’il sera peut-être nécessaire d’avoir une deuxième voie de circulation.

Mme Dupuis insiste sur le fait que cette pacification de la circulation va aider grandement à «encourager un meilleur cadre de vie dans le quartier Youville».

« Oui, cela vaut le coup, vraiment ! » déclare Gaétan, du restaurant Les Faims Finauds sur Lajeunesse, à l’occasion d’une entrevue avec journaldesvoisins.com.  Il ne voit pas de grands avantages immédiats pour son commerce, mais il invoque:

« Si cela permet d’offrir un environnement dans lequel l’individu est au centre des choses, et non les voitures, si cela permet un cadre de vie plus agréable pour les habitants du quartier, alors c’est là l’essentiel ! »  

Le propriétaire des Faims Finauds est conscient que certains commerçants, salons de coiffure notamment avec une clientèle plus âgée et habituée à venir en voiture, pourraient avoir un défi à surmonter s’il y avait une réduction du nombre de places de stationnement.

Vivre d’espoir

« Le REV, c’est beau s’ils font cela vite et qu’on ajoute les autres liens structurants rapidement», a mentionné, pour sa part, Frédéric Bataille, porte-paroles du groupe de transport actif, Ahuncycle. « Avec ce projet du REV, on n’ajoute malheureusement pas une nouvelle piste dans Ahuntsic-Cartierville, c’est la conversion d’une bande cyclable existante».

M. Bataille souligne que l’axe Berri/Lajeunesse est tout de même à proximité de la voie protégée sur Christophe-Colomb et qu’il n’y a rien pour les citoyens plus à l’ouest, hormis O’Brien.

« C’est sûr que ce lien protégé va encourager plus de citoyens de tout âge à prendre leur vélo, dit-il. Ils vont avoir un plus grand sentiment de sécurité. Cependant, si l’objectif de la Mairie est d’augmenter la part vélo de 3% à 15% en 10 ans, il va falloir que de nombreux autres liens structurants soient implantés rapidement», ajoute le porte-paroles d’Ahuncycle.

Frédéric Bataille note que ce n’est pas tout le monde qui va vers le centre-ville, précisant qu’il y a des pôles d’emplois importants à l’ouest, notamment, dans l’arrondissement de St-Laurent, et qui n’ont pas de lien cyclable sécuritaire pour s’y rendre.

« J’invite les automobilistes d’Ahuntsic à prendre le vélo pour traverser l’autoroute 15 à la hauteur de Crémazie, Sauvé ou Henri-Bourassa. Cela les aiderait à réaliser le manque de lien cyclable sécuritaire vers l’ouest » conclut Frédéric Bataille.

Même si la Ville, l’arrondissement et le groupe Ahuncycle semblent vouloir tous pédaler dans la même direction, il semble qu’il reste du chemin à faire pour qu’ils aillent, de conserve, à la même vitesse.

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Développement durable, Environnement, Politique, Santé, Transport, Urbanisme et aménagement, Vie de quartier

Plus de 3500 arbres plantés le week-end dernier à Ahuntsic-Cartierville

Un des groupes de « planteurs » au cours du week-end. Toutes les photos ont été offertes gracieusement au jdv par Jacques Lebleu.

Une centaine de bénévoles ont bravé la pluie du 17 au 19 mai derniers pour planter plus de 3500 arbres dans Ahuntsic-Cartierville. Mené par une citoyenne engagée, ce projet-pilote sera répété à la grandeur du Québec.

En trois jours, environ 3 600 arbres ont été plantés aux intersections Sauvé et Henri-Bourrassa près des bretelles d’accès de l’autoroute 15,  et 200 autres ont été donnés à des citoyens.

« Je suis en congé de maternité, donc à chaque fois que le bébé faisait ses siestes, je travaillais là-dessus. Je mettais beaucoup d’efforts pour ce que ça se réalise », raconte Audrey Véronneau, l’instigatrice du projet.

C’est l’idée d’un membre du collectif La Planète s’invite au parlement de verdir la bordure de l’autoroute entre Québec et Montréal qui inspire Audrey Veronneau. Elle contacte alors l’association de foresterie de Lanaudière par le programme « Mai le mois de l’arbre ». On lui remettra 40 000 $ en plants d’arbres qui seront destinés aux bordures de l’autoroute 40 à Lanoraie.

« Il fallait que ce soit un projet citoyen, complètement bénévole et que ce soit éducatif sur les bienfaits des arbres. Ça cadrait parfaitement », précise-t-elle.

Or, à 24 heures de la date prévue, le ministère des Transports fait volte-face et change l’emplacement pour des «raisons politiques ».

« La livraison se faisait le jour même quand on nous a annoncé que le terrain n’était plus disponible. Les arbres devaient être plantés, car ils sont acclimatés et on ne peut pas les réfrigérer », explique Mme Véronneau.

Après des discussions auprès d’élus provinciaux et de l’arrondissement, on décide de planter les arbres à Ahuntsic-Cartierville où réside Mme Véronneau. Son expérience d’ingénieure en mobilité l’a grandement aidée à mener le projet.

« J’ai essayer de les rassurer en leur disant que l’on ne causerait pas d’entraves à la circulation, que l’on était juste des citoyens avec des pelles. Je savais comment on parle en sécurité et en circulation », affirme-t-elle.

Sur le terrain, on plante! (Photo: Jacques Lebleu)

Une poignée d’organismes communautaires se sont également joints au projet pour fournir conseils et outils. Une horticultrice de Ville en vert a été dépêchée sur le terrain, et du matériel a été fourni par les organismes Ville en vert, le Jour de la Terre, et Arbres Évolutions.

« J’ai réussi à faire le projet en sortant seulement 200 $ de mes poches », déclare Mme Véronneau

De seulement 15 bénévoles le premier jour, le projet est passé à 45 volontaires le dimanche. Plusieurs membres de Mobilisation Environnement Ahuntsic-Cartierville (MEAC) étaient présents d’ailleurs le samedi et le vendredi alors que déjà 1 500 arbres avaient été plantés.

« Dans les deux groupes de bénévoles, j’ai voulu créer un sentiment d’appartenance. Au niveau de la bretelle de Sauvé, j’ai mis le logo du MEAC, donc c’est leur forêt. Pour la bretelle d’Henri-Bourrassa, j’ai mis le logo de La Planète s’invite au parlement. »

Même si l’on craignait de ne pas tout planter, les chantiers se sont terminés en quelques heures seulement grâce à des appels à tous sur les réseaux sociaux et la présence de bénévoles.

« Les bénévoles étaient remplis de détermination , explique Mme Véronneau. Il y avait beaucoup d’ambition à finir la plantation »

Du paillis et des copeaux de bois auraient également été fournis par la Ville et le ministère des Transports.

Faire changer les choses

Mme Véronnneau fait un bilan positif et veut répéter l’expérience à la grandeur du Québec.

À long terme, elle mise sur l’étroite collaboration d’organismes communautaires partout au pays ainsi que sur des subventions et des dons.

« Pour y arriver avec plus facilité dans les prochains projets, il faudrait qu’il y ait une marche à suivre. En fait, on va se créer une boîte à outils », ajoute-t-elle,

Audrey Véronneau (Photo: Jacques Lebleu)

Selon Audrey Véronneau, l’idée du projet est de pouvoir faire un geste concret pour l’environnement et devenir un mobilisateur positif dans la lutte aux changements climatiques.

« Quoi de plus satisfaisant que de planter un arbre ? On se donne la vie et en même temps ça purifie l’air, ça fait un îlôt de fraicheur, et ça nous donne a nous donne un sentiment d’appartenance à la nature », indique-t-elle.

Audrey Véronneau souligne également l’apport du ministère des Transports et leur aide quant aux processus bureaucratiques

« Ça leur a permis d’avoir confiance en nous, car ils nous ont laissé travailler sur leurs terrains. Ça a créé un précédent et ça montre que c’est faisable, que l’on peut travailler ensemble dans des projets futurs. »

Mais selon elle, le gouvernement de François Legault n’en ferait toujours pas assez pour faire valoir ses préoccupations face à l’urgence climatique, ce qui mettrait une pression chez les citoyens et demande ainsi un double travail.

« Il faut travailler deux niveaux. Autant je demande au gouvernement de faire des choses, autant moi j’en fais aussi à l’échelle plus locale », conclut-elle.

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Politique, Transport, Vie de quartier

La ligne orange désengorgée l’automne prochain ?

Métro Henri-Bourassa (Photo: Mélanie Meloche-Holubowski)

La Ville de Montréal a annoncé l’ajout de deux nouvelles rames de métro sur la ligne orange l’automne prochain afin de tenter d’alléger sa ligne principale et la station Berri-UQAM. Il s’agit là d’une des mesures prises pour fluidifier la circulation du transport en commun dans cet axe, ce que la mairesse Plante surnomme le «Mouvement orange».

La mairesse Valérie Plante et le président de la Société des transports de Montréal (STM), Philippe Schnobb, en ont fait l’annonce le 13 mai dernier.

Ces deux nouvelles rames permettront aux citoyens d’Ahuntsic-Cartierville de profiter de voitures moins remplies puisqu’elles partiront de la gare située à la station Henri-Bourassa (et non de Laval). Ces trains supplémentaires permettront peut-être de désengorger la ligne orange aux heures de pointe et d’alléger l’achalandage dans le métro.

Des usagers de la STM à l’heure de pointe

Des trains bondés

Chaque matin, la majorité des trains qui passent par Henri-Bourassa et qui arrivent de la station Montmorency, à Laval, sont pleins. C’est ce qu’a pu constater journaldesvoisins.com à l’occasion d’une enquête réalisée en février dernier.

Avec l’ajout de ces deux nouvelles rames, il y aura maintenant neuf départs pour la station Berri, directement de la station Henri-Bourassa, en avant-midi. C’est donc dire que les usagers des stations Henri-Bourassa, Sauvé et Crémazie, –en partie les citoyens d’Ahuntsic-Cartierville–, pourront profiter de rames de métro vides quelques fois de plus durant les heures de pointe. 

Au final, la STM aura reçu plus de rames que prévu. En effet, en raison du retard dans la livraison des voitures Azur, on apprenait en février 2018 que le consortium Bombardier-Alstom allait livrer deux trains supplémentaires à la STM.

Les utilisateurs de la ligne orange entre les stations Henri-Bourassa et Crémazie pourront bénéficier de ce changement à la rentrée automnale, en septembre prochain.

Une étude pour cibler les besoins

Le 23 mai, la ministre déléguée aux Transports et ministre responsable de la métropole et de la région de Montréal et le président du Conseil de l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) ont confirmé que des analyses supplémentaires auront lieu afin d’examiner les besoins de la Ville de Montréal en matière de transport en commun.

Ces études seront menées en lien avec le Programme des initiatives de développement du transport collectif 2018-2021 (PIDTC) de l’ARTM, qui vise à trouver des solutions afin de désengorger la ligne orange, particulièrement le côté est, et la station Berri-UQAM du métro de Montréal.

Cette annonce fait suite à la visite du ministre des Transports, François Bonnardel, dans le métro de Montréal, il y a quelques jours. La mairesse de Montréal, Valérie Plante, l’avait en effet invité à prendre le métro sur la ligne orange, mardi matin 21 mai, à l’heure de pointe, au retour du congé de trois jours. Ce qu’il avait fait, en compagnie de la mairesse, entre les stations Champ-de-Mars et Laurier.

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Deux stations de métro dans Bordeaux-Cartierville grâce au REM !

Comme on le sait maintenant, le Réseau express métropolitain (REM) –auparavant appelé Réseau électrique métropolitain– sera déployé en partie sur la ligne de train de banlieue de Deux-Montagnes. Mais, disent les autorités du REM, il faut plutôt  considérer ce futur moyen de déplacements comme un métro de surface qui passe très fréquemment plutôt que comme un train qui passe à intervalles assez éloignés. 

En effet,  les citoyens qui se rendront aux gares Du ruisseau et Bois-Franc –aux limites de Bordeaux-Cartierville– et qui prendront le REM seront amenés au centre-ville en 14 et 16 minutes respectivement. C’est que le REM aura une fréquence de passage de ses wagons de 2,5 minutes aux heures de pointe et de cinq minutes en dehors des heures de pointe. Ce qui correspond plus à un système de transport rapide comme un métro de surface, qu’à un train.

C’est ce que journaldesvoisins.com et les citoyens présents ont appris à l’occasion d’une rencontre organisée par la direction du REM, le 14 mai dernier. La rencontre avait d’ailleurs lieu à proximité de la gare Bois-Franc.

Installations d’avant-garde

Selon les informations obtenues par journaldesvoisins.com, le REM –entièrement automatisé– sera également sécuritaire,  car les voies seront surélevées pour éviter que des wagons ne croisent d’autres véhicules aux intersections, notamment celles des rues O’Brien et Toupin.

Des «portes palières» [ndlr: des portes qui interdisent l’accès aux rails par les usagers, d’un bout à l’autre de la gare] seront installées en bordure des quais dans toutes les stations et ne s’ouvriront qu’une fois les trains en gare. Cette mesure fera en sorte que les usagers ne pourront faire tomber malencontreusement différents objets sur les rails (comme un cellulaire ou un parapluie, par exemple) ce qui pourrait occasionner des retards de service.

Les gares seront moins imposantes pour accueillir des rames de REM comportant moins de wagons (ex: gares de 100 mètres plutôt que 300 mètres). Tous ces équipements (gares dans lesquelles les usagers attendront et wagons) seront chauffés, climatisés, et accessibles à tous, incluant les citoyens ayant des problèmes de mobilité.

Les gares seront également conçues pour éviter que les usagers ne puissent traverser les voies à l’extérieur, mais plutôt par un accès souterrain ou un viaduc, tous deux intérieurs, ce qui évitera les malheureux accidents comme celui qui s’est produit à la gare Bois-Franc en 2018.

Les 1800 places de stationnement existantes aux gares Bois-Franc et Du ruisseau devraient rester sensiblement les mêmes, avec des ajustements le cas échéant.

Durant l’implantation du REM

La gare Du Ruisseau va fermer en janvier 2020 pour les travaux.  Le tronçon entre la Gare Centrale et la gare Du Ruisseau devrait entrer en fonction en 2022.

La gare Bois-Franc devrait entrer en fonction avec le reste du réseau vers Deux-Montagnes, l’aéroport et Ste-Anne-de-Bellevue en 2023.  Pendant les travaux, des navettes sont prévues pour se rendre au métro Côte-Vertu à partir des deux gares.

Des travaux sous le pont ferroviaire Grenet auront lieu dès cet été et pourraient affecter quelque peu la circulation automobile.

Des travaux pour un nouveau pont ferroviaire et l’ajout de nouvelles voies ferrées seront également réalisés dans le parc du Bois-de-Liesse. Par conséquent, la circulation pédestre et cyclable y sera interrompue cet été. Aux fins des travaux, des arbres seront abattus.

À la question du journaldesvoisins.com, à savoir à quels endroits allaient être plantés les arbres en compensation des arbres abattus  dans le parc du Bois-de-Liesse, la direction du REM a répondu que les arbres qui compenseront l’abattage seront plantés à proximité selon les désirs des arrondissements Ahuntsic-Cartierville et St-Laurent.

Toujours selon la direction du REM, des pourparlers sont en cours avec les autorités des arrondissements concernés dans ce but.  Selon l’organisme de transport, l’objectif est de replanter 110% du nombre d’arbres qui devront être abattus.

Après REM et commentaires

Durant la présentation, il a été question du fait que la mise en fonction du REM va occasionner une refonte complète du réseau de la Société de transport de Montréal (STM).

De nombreuses lignes d’autobus seront modifiées afin de desservir le REM tout comme l’a fait le réseau de la STM qui a déployé autrement son service d’autobus à l’occasion de l’implantation du métro à l’époque.

Les quelques 150 citoyens présents à la rencontre ont semblé avoir apprécié la présentation et ont applaudi à plusieurs occasions.

L’un d’entre eux a même mentionné qu’il était heureux de vivre le moment de la concrétisation de ce grand projet, convaincu que cela serait très positif pour toute la région de Montréal.

À un citoyen qui s’inquiétait du tarif du futur REM, on lui répondit que l’ARTM était en processus de simplifier les 17 grilles tarifaires existantes et que l’utilisation du REM ne devrait pas  être plus cher que le métro existant.

Un autre citoyen a mentionné le fait qu’il faudrait songer à désenclaver les arrondissements de part et d’autre de la voie ferrée pour permettre le passage des piétons.  Selon la direction du REM, la station A40 (à proximité de la Métropolitaine) va permettre aux piétons de passer d’un côté à l’autre. En outre, ont ajouté ses représentants, des discussions sont en cours pour permettre le passage des piétons à d’autres stations.

Réseau du futur REM/en attente de réponses

Dans sa version actuelle, le REM comprendra 26 stations réparties sur 67 kilomètres. Il permettra aux usagers de se déplacer facilement jusqu’à Brossard, Ste-Anne-de-Bellevue, Deux-Montagnes ainsi qu’à l’aéroport.

Au moment d’aller sous presse, journaldesvoisins.com n’avait pas obtenu la date de fermeture officielle du sentier dans le parc du Bois-de-Liesse. [Mise à jour : 2019-05-25, 17 h 50: Selon Emmanuelle Rouillard-Moreau, conseillère, Communications et Relations médias au REM, les travaux vont commencer en juin.]

En outre, votre média  attendait toujours la réponse quant à savoir si le viaduc de la rue Grenet allait être reconstruit à l’identique ou bien si un espace pour voie cyclable y serait aménagé. Présentement,  cyclistes et piétons doivent partager le trottoir. [Mise à jour: 2019-05-25, 17 h 50: Selon la conseillère au REM, la réfection sera faite à l’identique.]

En attendant l’ouverture des stations Du Ruisseau et Montpellier (desservie par l’autobus 121) en 2022 et celle de Bois-Franc en 2023, on peut considérer que le projet de construction du métro de surface du REM est bien engagé sur les rails.

 

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Environnement, Transport

Énième annonce pour le parachèvement de la 19

Les autobus brillent par leur absence présentement sur l’A-15, malgré des affiches leur réservant une voie. En sera-t-il autrement avec le projet annoncé de voie réservée sur l’A-19? (Photo: archives jdv)

Sans avoir d’invités du côté du gouvernement québécois, maître-d ‘œuvre des projets routiers, le ministre fédéral de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne, a annoncé lundi une aide financière de 345 millions $ pour concrétiser des projets au nord de Montréal et dans Ahuntsic-Montréal-Nord. Plusieurs craignent toutefois que ces projets auront un impact pour des résidants situés près des ponts Papineau et Pie-IX, même si une voie de circulation sera réservée aux options vertes, dans chaque sens, ce qui a été confirmé par le gouvernement Legault.

Quelque 260 millions $ sont débloqués par Ottawa pour aider à prolonger l’autoroute 19 au nord de l’autoroute 440, vers la rive Nord. Cette extension de l’A-19 permettra de faire la jonction entre les autoroutes 440 à Laval et 640, plus au nord, à Bois-des-Filion. Les autres projets ont trait aux travaux en cours sur et autour du pont Pie-IX, dont l’implantation d’un système rapide par bus.

La vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault, qui tenait plus tard lundi un point de presse sur les inondations, aux côtés de M. Champagne, a affirmé que le gouvernement Legault était absent de l’annonce « parce qu’il n’était pas encore prêt à présenter son projet à la population ». Elle a ajouté que le gouvernement prévoit présenter ce qu’elle a appelé des «amendements» au projet en temps opportun.

« Nous ferons l’annonce quand nous serons prêts » a-t-elle mentionné, prenant soin de réitérer que « Québec ne peut pas s’opposer à ce que le gouvernement fédéral annonce de l’argent ».

Il semble, selon ce qui circule, que Québec attendra à l’an prochain pour présenter un nouveau plan.

À Ottawa, conservateurs et bloquistes ont dit déplorer l’attitude du fédéral de ne pas avoir invité de représentants québécois, bien que de chaque côté ministériel, on nie qu’il y ait de «fortes dissensions».

Pressé, le ministre Champagne ne semble pas avoir convaincu beaucoup de monde en niant qu’il y a un lien entre cette annonce «rapide» lundi et la tenue du scrutin fédéral qui aura lieu dans un peu plus de quatre mois.

« Je ne suis pas en mode élection, a dit M. Champagne, je suis en mode construction. », a-t-il tonné.

Le MEAC peu impressionné

Le projet de l’A-19 consiste en une nouvelle chaussée à trois voies par direction, dont une voie dans chaque direction réservée aux pratiques vertes. Le projet comprend aussi quatre échangeurs, un stationnement incitatif et un terminus d’autobus

Le bureau de Mélanie Joly, dont la circonscription d’Ahuntsic-Cartierville se termine à l’Est sur l’avenue Papineau et le pont justement, a indiqué que la somme annoncée est dévolue pour la construction de la voie réservée aux autobus, au covoiturage et aux véhicules électriques.

Des représentants de la Coalition pour un boulevard Papineau viable pour tous qui manifestaient l’an dernier. (Photo: archives jdv)

Malgré ce volet, un mouvement écologiste du Nord de la ville ne s’est pas montré impressionné.

« Cette façon de faire semble plus témoigner du désarroi intense face à l’échéance électorale au sein du Parti libéral du Canada (PLC) que d’une vision pour les communautés », a mentionné au journaldesvoisins.com Jacques Lebleu, citoyen de Mobilisation environnement Ahuntsic-Cartierville (MEAC), aussi engagé au sein de la Coalition pour un boulevard Papineau viable pour tous.

De l’étranger, Mélanie Busby, membre aussi de ce comité citoyen actif sur des enjeux environnementaux, a tenu à répliquer aux promoteurs du projet.

«  Comme toutes les études qui l’ont démontré maintes fois, même celles du ministère des Transports,  ce projet résoudra les problèmes de congestion uniquement de façon temporaire, a dit  Mme Busby. L’augmentation de la capacité routière augmentera l’étalement urbain et l’usage de la voiture, ce qui fait qu’en moins de dix ans nous serons aux prises avec les mêmes heures de pointe interminables. Il est même fort possible que la situation soit alors encore pire que maintenant », a-t-elle prédit.

Le groupe de pression plaide en faveur d’un véritable projet de mobilité durable pensé sur tout l’axe entre Bois-des-Filion et Montréal.

Montréal-Nord aussi

Du côté de la circonscription voisine, le député libéral de Bourassa, Emmanuel Dubourg, se félicite que l’enveloppe financière fédérale pour la réalisation de projets routiers touche deux ponts touchant sa circonscription : non seulement, dit-il, pour le prolongement de l’autoroute 19, mais aussi la réfection du pont Pie-IX ainsi que la construction d’une voie réservée sur ce pont.

« Il y a une contribution de plus de 78.8 millions de dollars pour le pont Pie-IX », a-t-il salué,

Mais interrogé par jdv sur l’impact que pourraient avoir ces mesures pour les citoyens autour du pont, il a dit ne pas avoir reçu de doléances du monde gravitant près du vieux pont de Montréal-Nord.

« Je n’ai pas reçu de plaintes de citoyens mais je peux vous assurer que ces travaux amélioreront grandement la fluidité de la circulation pour tous les utilisateurs qu’ils soient usagers du transport en commun, automobilistes, cyclistes ou piétons tout en bonifiant l’offre en transport collectif et améliorer la sécurité routière », a-t-il conclu.

Notons précisément que les trottoirs seront élargis du côté ouest alors qu’il y aura un lien pour les cyclistes et piétons à l’est.

Transport collectif planifié?

On ne sait rien encore de la version «amendée» du projet de prolongement, mais à l’Assemblée nationale, la députée de Maurice-Richard et critique de l’Opposition en environnement, Marie Montpetit, a voulu au moins avoir l’assurance que le gouvernement protège la voie réservée.

« Le projet de l’autoroute 19 que nous avons annoncé l’année dernière, a indiqué la députée du Nord de Montréal, comprenait des voies réservées pour le transport collectif afin d’offrir une alternative à l’utilisation solo de la voiture. Avec les déclarations confuses du ministre et de son attaché de presse et l’attitude négative du gouvernement face au fédéral, on se questionne sur leurs véritables intentions.  Est-ce que le ministre peut nous confirmer que les voies réservées déjà prévues sur la 19 ne seront pas victimes de la chicane qu’entretient la CAQ avec le fédéral et qu’il fera bel et bien partie du projet? », a-t-elle demandé au ministre des Transports, François Bonnardel.

Ce dernier a répliqué en se rangeant derrière des voies réservées.

« Il  y aura du transport en commun, a clamé le ministre en Chambre. Il y aura donc une voie réservée en bonne et due forme de covoiturage, sur cette autoroute 19. Dans les circonstances, je l’ai mentionné, il y a une somme de 260 millions du fédéral qui a été annoncée hier (lundi). Comme je le mentionnais, on est à peaufiner le dossier d’affaires. Encore une fois, en bonne et due forme, quand nous serons prêts et que le Conseil des ministres aura donné son aval, on fera cette annonce en bonne et due forme », a-t-il conclu.

Rappelons que, pour l’instant, aucune autorité en transport collectif n’a encore annoncé qu’un circuit d’autobus passerait par l’A-19, direction Montréal et vice-versa, à plus ou moins brève échéance.

 

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Parcomètre stationnement Ahuntsic-Cartierville
Consommation, Transport, Vie de quartier

Parcomètres : Pourquoi ici, mais pas là?

 

Parcomètre sur La Promenade Fleury (Photos: jdv J. Collet)

Le stationnement : un sujet qui soulève les passions. Au conseil d’arrondissement du 8 avril dernier, un citoyen s’expliquait mal que le stationnement soit payant sur la Promenade Fleury, mais ne le soit pas dans le Quartier Fleury Ouest (FLO). Journaldesvoisins.com s’est entretenu avec la direction des deux sociétés de développement commercial (SDC) pour tenter de comprendre la situation.

Selon le service à la clientèle de Stationnement de Montréal, voici comment sont déterminées les zones de stationnements payants.

« Les zones et les périodes de stationnement tarifées ainsi que les durées maximales autorisées sont déterminées par les arrondissements afin de stimuler la rotation des véhicules durant les heures d’ouverture des commerces », nous dit-il.

Stationnement payant sur Fleury Est

François Morin, directeur général (DG) de la Promenade Fleury abonde dans ce sens en expliquant sa décision d’installer des parcomètres dans son secteur. Il nous rappelle que Fleury Est est l’artère commerciale la plus dense d’Ahuntsic-Cartierville. Les parcomètres sont essentiels selon lui sur la Promenade.

« Dès qu’il y a une densité, une demande plus élevée que l’offre de stationnement, les parcomètres s’imposent de façon logique », explique le DG de la SDC.

Il ajoute :

« Si on ne mettait pas de parcomètres, les gens pourraient se stationner et rester très longtemps. Cela nuirait au flux continu de gens qui viennent pour trouver leurs biens et services et ensuite repartir. Les parcomètres permettent à un plus grand nombre de personnes de trouver un stationnement pas trop loin d’où elles veulent aller. »

M. Morin nous indique que les parcomètres de la rue Fleury, à 1,50$/h, sont moins cher qu’ailleurs à Montréal où les prix tournent plutôt autour de 2,50$ ou 3,00$/h. À Chabanel, les parcomètres sont à 2,00$/h. D’autres zones tel le Sud-Ouest, Hochelaga Est ou Villeray ont des parcomètres à 1,00$/h. Plus une zone est dense en commerces, plus le tarif des parcomètres est élevé.

Le DG de La Promenade conclut en disant qu’il n’a jamais eu de plaintes de citoyens mécontents de voir des parcomètres sur La Promenade.

Gratuit sur Fleury Ouest

Maude Théroux-Séguin est la présidente du conseil d’administration de la SDC du Quartier Fleury Ouest. Pour expliquer le fait qu’il n’y ait pas de parcomètres sur Fleury Ouest alors qu’il y en a du côté Est, elle nous rappelle que sa SDC compte 75 commerçants, dont plusieurs professionnels, alors que La Promenade en compte près de 300, qui sont en majorité des commerces au détail.

Mme Théroux-Séguin mentionne cependant que Fleury Ouest a des zones d’interdiction de stationner plus de deux heures pendant la semaine. Cet hiver, le conseil d’administration de la SDC s’est prononcé contre l’idée d’étendre ces restrictions à la fin de semaine, étant donné que la rotation, nous informe-t-elle, se fait relativement bien.

Malgré le stationnement gratuit, l’administration de la SDC Fleury Ouest encourage tout de même grandement le transport actif.

« Il est certain que l’absence de parcomètres et la facilité à se stationner demeurent un attrait pour les clients de nos commerces. Cependant, nous essayons d’encourager le plus possible la mobilité durable. La SDC a travaillé fort pour obtenir les deux bornes BIXI, par exemple », conclut-elle.

Si des problématiques de stationnement en viennent à être soulevées de façon fréquente sur Fleury Ouest, des discussions quant aux possibilités de parcomètres auront certainement lieu. D’ici là, comme nous le rappelle la direction des SDC interviewées, il faut qu’il y ait une réelle problématique pour commencer à tarifer les stationnements.

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Transport, Urbanisme et aménagement, Vie de quartier

Viaduc Marcel-Laurin: un passage sans heurt dorénavant?

(Photo: archives jdv)

En février 2018, l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) soulignait avoir subi de nombreux arrêts de service. La ligne la plus problématique, Deux-Montagnes, qui traverse l’arrondissement, était fréquemment retardée. Une partie de ce retard semblait dû à des incidents sous le viaduc Marcel-Laurin, alors que des camions, visiblement trop hauts, auraient heurté à plusieurs reprises la structure en béton. L’arrivée prochaine du REM sur la ligne des Deux-Montagnes soulevait donc certaines inquiétudes quant à la fiabilité du service: le problème allait-il perdurer?

Lorsque des camions frappent une  structure, l’ARTM doit, avant de permettre un autre passage du train sur la voie au-dessus, s’assurer de l’intégrité de la structure. Une fois sur place, une inspection en règle est effectuée.

Lors des problèmes de 2018, toutefois, la vitesse de réalisation de cette inspection dépendait grandement de la circulation, ce qui résultait bien souvent par des retards importants pour le service ferroviaire. C’était l’un des problèmes de la ligne ferroviaire Deux-Montagnes.

Un viaduc trop bas?

En cause, la chaussée qui passe en dessous du viaduc Marcel-Laurin. Celle-ci avait été refaite à l’automne 2017 et était légèrement surélevée. Les camions qui passaient aisément en dessous -même s’ils étaient plus haut que la limite permise- heurtaient parfois la structure.

La Ville de Montréal, au fait des nombreux incidents sur la structure, avait fait les vérifications nécessaires. La hauteur entre la route et la structure avait été déclarée conforme aux indications de hauteur des panneaux de signalisation.

«En début d’année 2018, la Ville a procédé à un relevé d’arpentage qui confirme que la hauteur libre est la même qu’avant les travaux et que la hauteur indiquée sur les panneaux est conforme», affirme Marilyne Laroche-Corbeil, relationniste pour la Ville-centre.

Cela n’empêchait toutefois pas plusieurs camions «d’accrocher» le viaduc Marcel-Laurin. Lors du passage de votre média en mars 2018, de nombreux bris montraient clairement un frottement répété sur la structure.

(Photo: Archives jdv)

Et pour le REM?

L’arrivée prochaine du REM sur cette ligne ferroviaire suscitait de nombreuses questions quant à l’intégrité de la structure.

C’est que le nouveau système qui sera implanté sur cette ligne aura une fréquence de passages de trains plus importante que le service précédent. Alors que les trains de banlieue passaient toutes les trente minutes, la fréquence de passage du REM sera de six à à 12 minutes, entre chacun des passages.

Si d’autres bris survenaient à la structure du viaduc, cela aurait comme conséquence de ralentir grandement le passage du REM et la pertinence de ce projet qui souhaite relier le village de Deux-Montagnes au centre-ville de Montréal en moins de trente minutes.

Lorsque journaldesvoisins.com s’était penché sur ce dossier au printemps 2018, la Ville de Montréal ainsi que l’ARTM avaient souligné leur impuissance dans ce dossier.

Selon la Ville-centre, les chauffeurs routiers doivent s’assurer, avant de passer sous la structure, que la hauteur de leur véhicule est conforme. Espérant atténuer le problème, la Ville avait installé de nombreux panneaux pour prévenir de la hauteur maximale autorisée des camions au viaduc Marcel-Laurin.

« Un panneau à affichage variable a été installé pendant une semaine afin d’attirer l’attention des camionneurs. De la signalisation avancée permanente a également été installée», précise la relationniste de la Ville-centre.

Réduction du planage

La Ville-centre souligne que le problème est maintenant résolu.

«Bien que la hauteur libre demeurait adéquate et conforme à la signalisation, la Ville a décidé de procéder à de nouveaux travaux de planage», a indique récemment Mme Laroche-Corbeil.

Les travaux effectués ont fait baisser la hauteur du planage de 60mm à 40mm. Une petite modification qui semble faire une grande différence puisque le problème semble maintenant réglé.

«Depuis que ces travaux ont été effectués, on ne rapporte aucune collision entre des poids lourds et le viaduc», selon Mme Laroche-Corbeil.

La Ville-centre rappelle toutefois qu’il est de la responsabilité des chauffeurs de s’assurer que la hauteur de leur véhicule est conforme avant de se diriger vers une structure en utilisant notamment l’application Cargo Mobile pour planifier leur trajet.

Tout porte à croire que le REM, qui entrera en fonction dès 2022, n’aura pas les mêmes problèmes que les trains de banlieue ont connus au-dessus du viaduc Marcel-Laurin.

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Diapo à la consultation du TOD Bois-Franc (Photo : jdv - Philippe Rachiele) Ahuntsic Cartierville Montréal
Développement durable, Transport, Urbanisme et aménagement, Vie de quartier

Un TOD à la gare Bois-Franc de Cartierville

Diapo à la consultation du TOD Bois-Franc (Photo : jdv - Philippe Rachiele) Ahuntsic Cartierville Montréal
Diapo à la consultation du TOD Bois-Franc (Photo : jdv – Philippe Rachiele) Ahuntsic Cartierville, Montréal

Un TOD, vous connaissez? Un quoi ? Un quartier axé sur le transport en commun et actif [en anglais, un Transit Oriented Developement – TOD]. Ça se discute ici et là… Récemment, conjointement avec l’arrondissement de Saint-Laurent, Ahuntsic-Cartierville a réuni citoyens, élus, fonctionnaires et urbanistes autour de l’idée de faciliter la création d’un quartier axé sur le transport en commun et actif. Ce TOD serait créé  dans le périmètre d’un kilomètre autour de la gare Bois-Franc de Cartierville qui fera partie du REM dans quelques années.

Comme la gare est à cheval sur la frontière d’Ahuntsic-Cartierville et de St-Laurent, la consultation réunissait près de 80 citoyens, élus et fonctionnaires de ces deux arrondissements ainsi que les urbanistes Maude Brochu et Valérie Charest de la firme d’architecture Provencher Roy.

«L’objectif du TOD est de construire pour que les citoyens puissent vivre avec tous les services présents à distance de transport collectif et actif sans avoir besoin de la voiture à tous les jours», ont mentionné les urbanistes à l’occasion de cette présentation  des quartiers entourant la gare.

Bien qu’une des pièces centrales d’un TOD soit la gare, les urbanistes ont mentionné que l’idée était de créer un TOD, pas seulement pour les navetteurs, mais aussi pour les citoyens.

Déception

Le fait d’apprendre que que la ligne orange ne serait pas prolongée de 1,5 kilomètre au métro Côte-Vertu afin de relier  la gare Bois-Franc, et ainsi constituer une vraie gare intermodale, a suscité une vive déception.

Selon l’analyse foncière (carte ci-dessus) près d’un tiers de la zone TOD autour de la gare fait partie d’Ahuntsic-Cartierville et consiste surtout en une zone «à requalifier» (NDLR: changer le zonage).  La partie de St-Laurent quant-à-elle consiste à transformer le cadre bâti actuel (en rouge), et à construire sur les derniers terrains du quartier Bois-Franc (en bleu).

Les citoyens ont été invités durant la soirée à participer à trois tours de table de 15 minutes pour que les deux administrations respectives puissent recueillir leurs idées d’un TOD idéal;  les sujets étant le cadre bâti, le transport collectif et véhiculaire, l’environnement, la vie de quartier et le transport actif.

Par la suite, une plénière a réuni les participants afin de brosser un résumé des idées recueillies.

Pour la suite des choses, une «charrette d’idéation» aura lieu le 16 mai prochain, suivi de la préparation de trois propositions d’aménagement à l’été 2019.  Si tout se déroule comme prévu, un programme fonctionnel avec des outils réglementaires sera soumis en novembre. Il y aura, par la suite, le dépôt final en décembre 2019.

Hausse-Logements ?

Journaldesvoisins.com a demandé à la mairesse d’Ahuntsic-Cartierville si la transformation du quartier autour du TOD n’allait pas créer de pression à la hausse sur le prix des logements à proximité.  Mme Thuillier a souligné que la «stratégie d’inclusion» qui sera implantée en 2021 obligera les promoteurs à inclure 20% de logements sociaux et 20% de logements abordables dans toute nouvelle construction et devrait aider à conserver des logements à prix raisonnables pour les familles.

Les citoyens qui ne pouvaient être présents à la rencontre sur le TOD Bois-Franc peuvent faire part de leurs suggestions à l’adresse courriel du bureau du citoyen de Saint-Laurent au : saint-laurent@ville.montreal.qc.ca .

L’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville n’a pas prévu pour l’instant de TOD pour la gare Du Ruisseau (NDLR : l’autre gare du REM à la frontière d’Ahuntsic-Cartierville) selon Marlène Ouellette, chargée de communication à l’arrondissement. Pour le moment, mentionne Mme Ouellet, l’arrondissement est en cours de planification de deux (2) aires TOD, soit la gare Bois-Franc et les gares Chabanel/Ahuntsic là où se construit déjà un grand projet immobilier sur Sauvé.

Lisez notre article sur les impacts du REM sur Ahuntsic-Cartierville.

 

 

 

 

 

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Santé, Transport, Urbanisme et aménagement, Vie de quartier

La STM à l’oeuvre dans Ahuntsic-Cartierville

Travaux, angle Lajeunesse et Prieur (Photo: jdv P. Rachiele)

En marge des travaux de l’édicule Berri à la station Henri-Bourassa, la Société de transport de Montréal (STM) s’attelle à d’autres travaux d’envergure sur le territoire de l’arrondissement. Un chantier plus discret s’est implanté sur la rue Prieur, angle Berri, depuis le début de l’année.

Depuis le mois de janvier, trois conteneurs bleus dissimulent des travaux au coin des rues Berri et Prieur Est sur le terrain adjacent à la rôtisserie St-Hubert. Toutefois, aucune information n’était disponible sur le site Web de la STM afin d’expliquer la nature des travaux qui s’y déroulaient.

Des travaux nécessaires

Cette structure abrite une partie du système de ventilation importante pour l’exploitation du réseau. Les travaux entrepris mi-janvier porteront « principalement sur les composantes structurales et électriques du bâtiment»,  souligne la porte-paroles de la STM, Amélie Régis, conseillère corporative en affaires publiques, interrogée par journaldesvoisins.com.

«Cette structure auxiliaire date de l’époque de l’inauguration de ce tronçon de la ligne orange (1966) et a donc atteint sa durée de vie utile» selon Mme Régis.  Les mesures actuelles visent à allonger d’environ 25 ans la durée de vie utile de la structure.

Ce chantier fait partie du programme Réno-Infrastructures 3, soit la troisième phase du programme de rénovation des infrastructures du métro de Montréal.

Peu dérangeants

Si les ces mesures sont essentielles à l’exploitation du réseau, elles ne devraient pas avoir d’impact direct sur son bon fonctionnement et sur les utilisateurs.

«Il s’agit d’une section du métro qui n’est pas accessible par le public. Les travaux n’affecteront donc pas les allers et venues des utilisateurs», précise Mme Régis.

Il en va de même pour les passages des rames de métro qui ne devraient pas, elles non plus, être impactées.

Pour ce qui est de la circulation sur les rues Prieur et Berri, en dehors d’un conteneur à déchet qui a été installé sur la rue Prieur, la circulation ne devrait pas être affectée par les travaux.

L’ensemble du chantier devrait se terminer en mai selon la STM.

Autres travaux

La STM est très active depuis quelque temps maintenant sur le territoire montréalais. Elle procède, en effet, depuis un moment déjà à la réfection de plusieurs stations et infrastructures diverses de son réseau.

Construit en 1966, le métro de Montréal montre à plusieurs endroits des signes de vieillesse: infiltrations d’eau, signe d’usure du béton, et corrosion sont chose commune.

Début avril, la STM annonçait un investissement de 1,633 milliard de $ pour remettre à neuf son réseau. Une partie de cet investissement est destiné à rendre l’ensemble des stations accessible aux personnes à mobilité réduite. Le plus gros du budget toutefois (1.3 milliard $) est destiné aux remplacements des équipements fixes et à la rénovation des infrastructures du métro.

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Transport, Urbanisme et aménagement, Vie de quartier

Nouvelles stations BIXI dans Ahuntsic-Cartierville

Photo: JDV

Le printemps est là. On peut recommencer à se déplacer sur deux roues. Bonne nouvelle : des stations BIXI s’ajoutent dans l’arrondissement. Cartierville et Sault-au-Récollet, deux districts qui ne disposaient pas auparavant de vélos libre-service, en offrent enfin.

Stations BIXI dans Sault-au-Récollet

Dans Sault-au-Récollet, il y a maintenant une station BIXI à l’angle des rues St-Firmin et Fleury ainsi qu’à l’intersection Fleury et André-Jobin.

Dans Cartierville, on trouve maintenant une station à la gare Bois-de-Boulogne, une à l’angle des rues Laforest et Dudemaine et une autre à l’angle Alfred-Laliberté et de Poutrincourt.

Ces stations à l’est et à l’ouest de l’arrondissement permettent des connexions avec les arrondissements voisins de Montréal-Nord et Saint-Laurent qui possèdent eux aussi depuis cette année des stations BIXI sur leur territoire.

Il y a également deux nouvelles stations BIXI sur la rue Chabanel-Ouest, une à l’intersection de l’avenue du Parc et une autre de la rue Meilleur.

Stations BIXI dans Cartierville

Une disposition stratégique

L’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal dans Cartierville n’a, pour sa part, pas acquis de station BIXI à ses portes. C’est pourtant un important pôle de déplacements.

Pour expliquer cette absence, Émilie Thuillier, mairesse de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, nous rappelle que BIXI est un réseau.

« En théorie, nous apprend-t-elle, les stations BIXI ne doivent pas être plus éloignées de plus de 300 mètres les unes des autres. Donc, si on veut qu’il y ait une station quelque part, il faut qu’il y en ait aussi plus près en chemin. L’objectif est de faire un maillage positionné de manière stratégique. »

Cette proximité entre les stations sert aussi à ce que, si un utilisateur de BIXI arrive à une station où il n’y a plus de place ou plus de vélo, il n’ait pas à aller trop loin pour arriver à la prochaine.

Ce problème a été observé fréquemment l’année dernière à la station Tolhurst et Berri illustre Mme Thuillier.

« Les gens allaient au Parc Tolhurst pour les mercredis pique-nique. La borne était pleine. Ils allaient à la suivante, celle à l’intersection Fleury et Clark, elle était tout aussi pleine. Cela occasionnait beaucoup de problèmes. »

Projet Montréal a investi beaucoup d’argent dans le service BIXI qui est donc appelé à s’étendre et à se densifier. Mme Thuillier nous rappelle qu’il y a trois ans, sous la précédente administration, BIXI devait enlever une station pour en ajouter une ailleurs, ce qui freinait son développement.

Les citoyens appelés à utiliser le service

La mairesse de l’arrondissement ajoute que si l’on veut que le service BIXI s’installe dans le quartier, il faut l’utiliser.

« Il faut utiliser les stations qui sont là. Si les vélos ne roulent pas, il n’est pas intéressant d’en ajouter d’autres. »

Pour encourager les citoyens à utiliser les vélos libre-service, l’arrondissement mise beaucoup sur le transport actif.

« On est en train de faire des pistes cyclables plus nombreuses et plus sécuritaires », nous assure-t-elle.

Besoin de sécurité

Antoine Malo, porte-parole du groupe de transport actif Ahuncycle, accueille positivement l’augmentation du nombre de BIXI dans l’arrondissement. Il a cependant encore plusieurs réserves.

Une piste cyclable en mauvais état (Photo: jdv)

« Il ne sert à rien d’ajouter plus de BIXI si le réseau cyclable n’est pas plus sécuritaire, dit-il. Il faut que des efforts soient fait au niveau de l’arrondissement pour sécuriser les déplacements à vélo. »

Le réseau cyclable de l’arrondissement est constitué uniquement de bandes cyclables peintes, ce qui ne répond pas, selon Antoine Malo, aux besoins de la population en termes de sécurité.

« Le seul endroit où il y a des bollards, soit une séparation physique, est sur la piste cyclable devant l’école Sophie-Barat. Et l’arrondissement a mis ces bollards à la suite de la publication d’un article sur le site de TVA Nouvelles qui dénonçait son absence et ainsi mettait à mal son image. On sent que l’arrondissement agit encore seulement face à la menace. »

Malo salue l’initiative de réduction des limites de vitesse dans l’arrondissement. Cependant, il remarque que ces limites ne sont pas respectées par les automobilistes et qu’il n’y a pas assez de policiers pour assurer la surveillance.

(Photo : jdv - Philippe Rachiele) Ahuntsic-Cartierville Montréal
La piste cyclable sécurisée devant l’école Sophie-Barat (Photo : jdv – Philippe Rachiele)

Entretien trop lent

Le porte-parole d’Ahuncycle déplore également l’entretien déficient du réseau cyclable.

« Chaque printemps, c’est le même problème. Le réseau cyclable n’est pas entretenu assez rapidement. Aujourd’hui, trois semaines après l’ouverture des pistes cyclables à Montréal, plusieurs d’entre elles ne sont pas encore nettoyées. Il y a encore de la poussière de roche, ce qui décourage les cyclistes de les utiliser. »

Pour ce promoteur du transport actif, la concrétisation de la vision de Projet Montréal en matière de transport à vélo se fait donc encore attendre malgré les récents bons coups que sont les ajouts de stations BIXI.

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Transport, Urbanisme et aménagement

Fin des consultations publiques sur les déplacements

Le YMCA de Cartierville (Photo: archives jdv)

Le deuxième volet des consultations pour le futur Plan local de déplacements (PLD) s’est tenu le 17 avril au YMCA de Cartierville en présence d’élus de l’arrondissement. L’administration évalue à quarante le nombre de participants.

Cette fois conviés dans Cartierville, les citoyens du secteur ont pu discuter, commenter et noter pour une dernière fois le contenu et les cartes des six panneaux détaillant les différentes modalités du plan. Plusieurs élus étaient présents sur place, dont Effie Giannou,  conseillère du district de Bordeaux-Cartierville,

« On a voulu faire les choses de manière différente. C’est très visuel. On a aussi fait des tables rondes pour vraiment discuter des enjeux , explique-t-elle. L’arrondissement a vraiment travaillé ensemble là-dessus ».

Effie Giannou, conseillère du district de Bordeaux-Cartierville (Photo: archives jdv)

Mme Giannou a également tenu à souligner la collaboration des différents responsables de l’élaboration du plan d’action et des consultations, dont les firmes Aecom et Convertcité notamment.

Les mesures portaient entre autres sur les déplacements à pied, sur l’offre en mobilité durable, sur les transports à vélo, sur l’offre en transport en commun, sur la circulation et le partage de rue, ainsi que sur la livraison et le stationnement.

Meilleure mobilité durable et transport en commun

Le plan d’action prévoit l’ajout de « pôles de mobilité durable », espaces regroupant supports à vélo, aménagements cyclables et stationnements pour véhicules électriques ou d’autopartage. Trois pôles seront ainsi installés sur les rues Fleury et Chabanel ainsi que dans les alentours du Parc du boisé de Saint-Sulpice.

Par ailleurs, un nouveau service rapide par bus (SRB) partant du Métro Sauvé jusqu’à l’arrondissement Saint-Laurent est également prévu vers 2019-2020. Selon le directeur du développement du territoire, la fluidité ne sera pas affectée malgré une perte de places de stationnement.

« Comme le stationnement est déjà interdit aux heures de pointe sur Sauvé, la STM est allée vérifier sur les rues adjacentes et il y aurait de la disponibilité pour se stationner, explique Gilles Côté. On espère que la mesure va inciter les citoyens à prendre le transport en commun plutôt que l’auto. »

Les problèmes dans la fréquence des passages d’autobus et les liens d’est-ouest, dont dans Bordeaux-Cartierville, ont été pris en compte dans l’élaboration du plan d’action. Selon Gilles Côté, le futur REM améliorera la desserte et l’offre de service.

La gare du Ruisseau. (Photo: archives jdv)

« Avec le futur REM, il va y avoir des ajustements dans le réseau d’autobus de la part de la STM pour mieux desservir la Gare du Ruisseau. Tout va être revu avec la Gare du Ruisseau et la Gare de Montpellier », indique M. Côté.

L’installation d’une dizaine de stations Bixi serait également envisagée pour mieux desservir l’ouest de Cartierville.

Mesures d’apaisement et pistes cyclables bonifiées

Selon Stéphane Papineau, agent technique principal en circulation et stationnement, plusieurs mesures d’apaisement de la circulation seront maintenues ou bonifiées. De nouvelles balises seront mises en place sur la rue Lavigne ainsi que sur la rue Tolhurst.

« Les balises seraient les plus efficaces selon nos rapports. Elles feraient baisser la vitesse, en moyenne, de 6 à 7 km/h », indique M. Papineau.

La Ville veut également installer plus d’îlots et de saillies de trottoirs pour les piétons. De nouveaux afficheurs de vitesse seront également en place autour des écoles. Rappelons que l’année dernière, l’arrondissement avait baissé la vitesse à 30 km/h dans plusieurs secteurs pour limiter la circulation de transit.

D’après l’arrondissement, plusieurs liens cyclables seront réaménagés et améliorés  : ce sera le cas de Lajeunesse et Berri d’ici 2019-2020. D’autres liens cyclables sont également programmés pour cette période,   dont quelques tronçons des rues Sauriol et Prieur. Des propositions de liens sur les rues Christophe-Colomb et Legendre sont également à l’étude, sans date fixe pour le moment.

Quant aux suggestions des citoyens, on note quelques propositions dont deux sur le boulevard Saint-Laurent et sur le boulevard  l’Acadie. Cependant, l’axe métropolitain ne fait pas partie de la liste, à la grande déception de Jacques Lebleu, citoyen et membre du groupe Mobilisation Environnement Ahuntsic-Cartierville.

« Pour avoir un impact sur l’apport modal du transport, il faut être capable de faire du vélo de transit, d’aller travailler et de couvrir de longues distances. Pour cela, il faut sécuriser surtout les abords du Métropolitain », souligne-t-il.

Sécurité autour des écoles/garderies

L’intersection des rues Viel et Bois-de-Boulogne. On aperçoit au fond, à droite, l’école François-de-Laval. (Photo: jdv P. Rachiele)

Deux groupes de discussion furent organisés tout au long la soirée. La première table ronde portait sur les enjeux de sécurité autour des écoles et des débarcadères de garderies. Plusieurs inquiétudes furent soulevées quant à la circulation créée par des parents pressés de reconduire leurs enfants et réalisant parfois des manœuvres dangereuses près des établissements scolaires.

Finalement, la deuxième table ronde portait sur les travaux de réfection du boulevard Gouin entre les rues Saint-Germain et Lachapelle. Plusieurs propositions furent recueillies quant au futur aménagement de surface, qui sera refait pendant la construction. D’après l’arrondissement, les citoyens veulent notamment que soit augmenté le verdissement et l’espace de stationnement, prolonger les pistes cyclables et élargir les trottoirs existants.

Selon un ingénieur de la Ville-Centre, les travaux prévus d’ici trois à cinq ans visent principalement la réfection des réseaux d’aqueduc ainsi que du maintien d’actifs.

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Éducation, Santé, Transport, Urbanisme et aménagement, Vie de quartier

De futures pistes cyclables protégées sur Prieur et Sauriol

Suggestions de pistes protégées sur Prieur et Sauriol. Les flèches rouges indiquent le sens par lequel les véhicules motorisés circuleraient. (Source : PLD AECOM/Ville de Montréal)

Selon le Plan local de déplacements (PLD) de 2008, une piste cyclable avait été prévue éventuellement sur la rue Prieur. Onze ans plus tard, tel que souhaité par plusieurs participants à la consultation pour le Plan local de déplacements (PLD),  des pistes cyclables protégées bidirectionnelles (dans les deux sens, du même côté de la rue) seraient implantées sur Prieur et Sauriol en 2020. Ces pistes cyclables permettraient, notamment, un accès plus sécuritaire aux enfants de plusieurs écoles primaires et secondaires de ces secteurs, ainsi qu’un accès protégé à plusieurs parcs.  Toutefois, l’implantation de ces liens cyclables protégés nécessiterait de mettre ces deux rues à sens unique et une rangée de stationnement serait retirée.

Lors de la deuxième consultation sur le plan de déplacements du 11 avril dernier, une autre option avait été également envisagée, soit celle d’avoir une voie cyclable unidirectionnelle (voies cyclables de chaque côté de la rue dans le même sens que les voitures).  Ces voies cyclables unidirectionnelles sont considérées comme plus sécuritaires, mais auraient nécessité l’élimination de stationnement des deux côtés des rues Prieurs et Sauriol.

Cette option aurait cependant permis de conserver la circulation automobile dans les deux sens.

Suggestion de piste protégée sur Prieur à l'ouest du parc Ahuntsic (Source : PLD AECOM/Ville de Montréal)
Suggestion de piste protégée sur Prieur à l’ouest du parc Ahuntsic (Source : PLD AECOM/Ville de Montréal)

Véhicules motorisés-conséquences

L’option privilégiée dans le PLD de 2019 ferait en sorte que, pour les voitures et camions, la rue Sauriol deviendrait à sens unique vers l’ouest, entre le parc des Hirondelles et St-Denis.

Quant à elle, toujours pour les véhicules motorisés, la rue Prieur serait à sens unique vers l’ouest, entre Lajeunesse et Meilleur, et à sens unique vers l’est,  entre Christophe-Colomb et St-Michel. La portion de Prieur entre Christophe-Colomb et St-Hubert continuerait d’être à sens unique vers l’ouest.

Sécurité des enfants-priorité

«Les enfants, avant le stationnement», s’est exclamé Frédéric Bataille, porte-paroles du groupe de transport actif Ahuncycle, en entrevue au journaldesvoisins.com.

M. Bataille ose croire que les citoyens des rues Prieur et Sauriol vont comprendre que la vie des enfants est plus importante que des places de stationnement.

Selon le porte-paroles d’Ahuncycle, permettre d’assurer des déplacements plus sécuritaires aux enfants qui se rendent à l’école ou au parc en vélo, devrait compenser largement l’obligation de garer son véhicule de l’autre côté de la rue, ou sur une rue à proximité de Prieur ou Sauriol.

Frédéric Bataille qui était présent à la deuxième série de consultations du PLD, le 11 avril dernier, considère que ce plan «est plein de belles intentions, mais de peu d’actions».

«La piste cyclable sur Prieur était prévue dans l’ancien PLD de 2008, et il faudra malheureusement attendre encore à l’an prochain pour sa réalisation», a-t-il déclaré au jdv, visiblement dépité.

Incompréhension-pas de consensus…

Des cyclistes riverains sont encore plus sévères envers l’administration municipale quant aux réalisations de pistes cyclables [ou non] sur le territoire, et le font savoir fermement sur la page des membres de l’organisme-citoyens Ahuncycle sur Facebook.

Ainsi, l’un d’entre eux s’interroge sur la nécessité de confier la prise de décisions en cette matière à certains citoyens qui n’ont ni compétence ni connaissances en transport actif,  par opposition aux connaissances dont dispose déjà l’administration municipale sur l’état de situation du réseau cyclable nécessaire pour circuler de façon sécuritaire.

Pour cette raison, ce résidant a décidé de ne pas se joindre à la démarche consultative.

«Ça ne fait que retarder le processus et justifier l’inaction», écrit ce dernier.

Angle différent- être conséquent avec la DUC

Pour sa part, le porte-paroles d’Ahuncycle, Frédéric Bataille, trouve qu’il est essentiel et urgent de protéger les enfants rapidement avec des pistes sécuritaires. À son avis, leur implantation se fait attendre.

«Pourtant, dit-il,  abordant la question sous un angle différent, l’arrondissement a endossé une Déclaration d’urgence climatique, il  y a quelque temps.»

En effet, le 12 novembre 2018, les élus de l’arrondissement manifestait leur appui à la Déclaration d’urgence climatique (DUC). Par un appui à cette déclaration, les élus s’engageaient, notamment, à contribuer à «appliquer toutes les solutions connues afin de réduire de toute urgence nos émissions de gaz à effet de serre».

«Permettre aux enfants d’aller à l’école de façon sécuritaire par eux-mêmes, à pied ou à vélo plutôt que de s’y rendre en voiture avec leurs parents serait un excellent début pour mettre en pratique ce qu’on prêche», affirme le porte-paroles d’Ahuncycle.

Rendre les écoles accessibles

Le Collège Mont-St-Louis est accessible par la rue Prieur, le Collège Regina Assumpta par la rue Sauriol.  Les étudiants de l’école Sophie-Barat qui habitent au sud du boulevard Henri-Bourassa pourraient, quant à eux, utiliser la piste sécuritaire sur Christophe-Colomb, laquelle piste croise la rue Prieur ainsi que la rue Sauriol.  Dans le cas de l’école Sophie-Barat, une piste est également prévue en 2020, rallongeant la piste actuelle sur Georges-Baril, depuis Port-Royal jusqu’à Gouin.

En ce qui concerne les écoles primaires, rappelons que les écoles St-André-Apôtre, St-Paul-de-la-Croix, et La Visitation sont directement situées sur la rue Prieur, alors que les écoles St-Benoît et Ahuntsic sont situées à proximité de la rue Prieur. Les écoles Louis-Collin et Fernand-Séguin sont, quant à elles, accessibles par la rue Sauriol alors que l’école St-Martyrs-Canadiens est située à un coin de rue de Sauriol.


Rue Prieur coin Laverdure le dimanche matin 7 avril 8h15 (Photo : jdv - Philippe Rachiele)
Rue Prieur coin Laverdure le dimanche matin 7 avril 8h15 (Photo : jdv – Philippe Rachiele)

Rue Sauriol coin Millen le dimanche matin 7 avril 8h25 (Photo : jdv - Philippe Rachiele) Ahuntsic-Cartierville Montréal
Rue Sauriol coin Millen le dimanche matin 7 avril 8h25 (Photo : jdv – Philippe Rachiele)

 

 

 

 

 

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Développement durable, Environnement, Politique, PRIMEUR, Transport, Vie de quartier

Première édition réussie des Rendez-vous citoyens du jdv

Les citoyens d’Ahuntsic-Cartierville ont fait bon accueil à l’instigateur du Pacte pour la transition, Dominic Champagne, qui discutait à bâtons rompus dans la première partie du premier Rendez-vous citoyens du journaldesvoisins.com, jeudi 18 avril. (Photo: jdv P. Rachiele)

Jeudi soir, dans la salle comble de la maison de la culture d’Ahuntsic, avait lieu le premier Rendez-vous citoyens organisé par journaldesvoisins.com. Avec comme invités Dominic Champagne, auteur, metteur en scène, et instigateur du Pacte pour la transaction, et le journaliste et animateur Alain Gravel à l’animation, la soirée fut un réel succès.

Dominic Champagne (à g.) et Alain Gravel, (à dr.) (Photo: jdv P. Rachiele)

Malgré le caractère alarmant de son sujet, les changements climatiques, la discussion s’est entièrement déroulée dans la bonne humeur. Tous deux habitués à prendre le micro, Champagne et Gravel ont fait preuve de beaucoup de charisme et d’humour. Avec son franc-parler, Dominic Champagne a su créer une véritable ambiance de proximité entre lui et l’auditoire.

Inquiétudes face à l’avenir

D’entrée de jeu, Champagne a lancé que l’avenir de la planète lui faisait très peur.

« La nature commence à parler violemment en réponse aux violences que le système capitaliste lui a fait subir », a-t-il dit.

Son sentiment d’écoanxiété est apparu à la naissance de son premier fils en 1989. Son inspiration a été le film L’homme qui plantait des arbres de Frédéric Back.

Pour expliquer son inquiétude face à l’avenir de la planète, Champagne a évoqué tout au long de la conversation plusieurs raisons : l’absence de réflexe des gens face aux dangers qui menacent l’environnement, la portée limitée de leurs initiatives, le manque de leadership politique fort.

Si, comme Dominic Champagne, l’avenir de la planète vous fait peur, lisez la chronique « Blues planétaire – L’engagement citoyen comme remède à l’écoanxiété » en page 8 de notre mag papier d’avril, ici: https://journaldesvoisins.com/wp-content/uploads/2019/04/journaldesvoisins-printemps-est-Web.pdf (Photo: jdv P. Rachiele)

 

Champagne a aussi mentionné l’ignorance, la vision tronquée de la lutte au changement climatique et l’absence d’engagement de la CAQ face à la question écologique.

L’optimisme prime

(Photo: jdv P. Rachiele)

Ceci étant dit, Champagne demeure très optimiste.

« Le pacte a indéniablement un impact très positif », a-t-il déclaré.

Le pacte a récolté jusqu’à présent environ 270 000 signatures. Son instigateur vise le million.

Un public engagé

Alors que la première partie de la soirée consistait en une entrevue entre Alain Gravel et Dominic Champagne, la seconde moitié a laissé la place aux citoyens venus poser leurs questions.

L’auto électrique, l’économie circulaire, l’obsolescence programmée, le développement durable, la décroissance, l’indépendance du Québec, le zéro déchet, la mauvaise qualité du recyclage et la valorisation des bonnes initiatives sont autant de sujets qui ont alors été abordés.

Sur la page Facebook du journaldesvoisins.com, après la soirée, une participante ne tarissait pas d’éloges sur le contenu et les protagonistes:

«C’était super intéressant. Dominic Champagne est pertinent, intelligent et sensible. Alain Gravel a fait une belle job d’animateur. Et drôle à part ça. La salle était pleine ! Merci Journal des voisins !»

Une primeur: un défi!

La mairesse Émilie Thuillier répondait à une question de l’auditoire qui lui était destinée et qui concernait les vélos. (Photo: jdv P. Rachiele)

La mairesse de l’arrondissement, Émilie Thuillier, a profité de son tour au micro pour annoncer une primeur.

Dès les mois de mai et juin prochains, l’arrondissement va mettre en place un budget participatif à hauteur de 250 000$. Ce budget dévolu aux citoyens sera d’abord proposé par des ateliers d’idéation, alors que les citoyens seront invités à mettre au point, soumettre à leurs concitoyens, et travailler ensemble à des projets permettant de concrétiser l’idée du développement durable.

C’est un défi qu’a lancé la mairesse aux participants présents en leur transmettant cette invitation.

Cette intervention, comme plusieurs autres au cours de la soirée, a suscité une belle vague d’applaudissements. Ce fut au final une soirée empreinte de l’espoir de vivre dans un monde meilleur, une expérience en soi très agréable.

Une organisation planifiée

La direction du jdv se disait satisfaite de ce premier Rendez-vous citoyens.

«Ce fut une soirée réussie, grâce au comité organisateur, grâce à plusieurs collaborateurs et administrateurs du jdv qui sont venus nous prêter main forte», a précisé la rédactrice en chef du jdv, Christiane Dupont. «Je veux également souligner la participation bénévole de Messieurs Champagne et Gravel. Il ne faut pas oublier de souligner celui qui a eu l’idée. le premier, Jacques L’Écuyer, membre de notre conseil d’administration. Au final, les efforts et le travail que nous y avons mis ont vraiment valu la peine», a ajouté Mme Dupont.

De son côté, Jacques L’Écuyer ajoutait:

«La participation des citoyens nous conforte dans l’idée que ces rencontres intéressent les gens d’Ahuntsic-Cartierville.»

M. L’Écuyer a également relevé la participation financière très appréciée des commanditaires majeurs, soit la Caisse Desjardins du Centre-nord de Montréal, et l’entreprise Kruger, ainsi que des partenaires principaux, soit l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville et la Maison de la culture Ahuntsic.

«Grâce aux contributions financières et logistiques de nos commanditaires et partenaires, journaldesvoisins.com peut poursuivre sa croissance et sa route, tout en conservant sa mission première, celle d’informer les citoyens du territoire sur les nombreux enjeux locaux.»

Cette première augure bien pour les prochains Rendez-vous citoyens organisés par journaldesvoisins.com, dont la prochaine rencontre aura lieu le mercredi 5 juin prochain. Au programme de la soirée: Colette Lemieux, présidente du comité du Verre de Saint-Denis-de-Brompton, et le fondateur d’Équiterre, activiste écologiste et consultant stratégique, Steven Guilbault. Cette fois, le sujet de la rencontre –notamment-  sera le recyclage du verre.

Suivez nos articles sur le sujet au cours des prochaines semaines.

 

Les citoyens d’Ahuntsic-Cartierville sont venus nombreux au premier Rendez-vous citoyens organisé par journaldesvoisins.com. L’auditoire fut visiblement captivé par ce que Dominic Champagne avait à leur raconter. (Photo: jdv P. Rachiele)

 

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Vers un plan local de déplacements : Deuxième étape

Depuis l’automne 2018, l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville prépare un plan local de déplacement. L’administration locale a maintenant mis en place la deuxième étape de vaste plan. Une première consultation publique qui a réuni une soixantaine de citoyens est terminée, une seconde aura lieu le 17 avril.

La première étape de ce plan a été déployée à automne 2018 et à l’hiver 2019. Des consultations publiques ont été organisées dans le but de recueillir des données sur les déplacements dans l’arrondissement. À partir de ces informations, la municipalité locale a élaboré un diagnostic.

Jeudi le 11 avril dernier, au sous-sol de l’Église Saint-Jude à Ahuntsic, avait lieu une première de deux consultations publiques constituant la deuxième étape du plan local de déplacement. L’objectif de cette seconde étape est de partager le diagnostic qui a été établi lors des premières consultations et de demander aux citoyens leur avis sur les solutions préliminaires proposées.

Cette première consultation publique se divisait en plusieurs catégories : les déplacements à pied, les déplacements en vélo, l’offre de transport en commun, les mesures d’apaisement et de partage de la rue, l’offre en mobilité durable, la livraison et le stationnement. Pour chacune, on a précisé les problèmes et proposé des interventions.

La deuxième consultation aura lieu au YMCA Cartierville le 17 avril.

Les déplacements à pied

Les déplacements des piétons comptent parmi les dimensions du projet les plus problématiques. Lors des premières consultations, plusieurs problèmes ont été relevés dont, entre autres, l’absence de traverses piétonnes occasionnant d’importants détours, la traversée difficile des artères et le mauvais état des trottoirs. La sécurité aux abords des écoles est également à revoir. Journaldesvoisins.com avait déjà notamment rapporté le manque de sécurité aux abords de l’école François de Laval située dans Ahuntsic.

Les interventions proposées lors de la deuxième étape de consultation consistaient, entre autres, à améliorer l’accessibilité des piétons par l’ajout de liens et de traversées et à prévoir des corridors scolaires sécuritaires.

Les déplacements à vélo et en transport commun

Plusieurs citoyens jugent limitée l’offre d’autopartage dans certains secteurs.  Pour améliorer la situation, l’arrondissement propose donc de favoriser le déploiement des services de véhicules partagés. Il faut toutefois noter que l’arrivée des VLS dans l’arrondissement date d’avril 2018, alors que le Conseil municipal de la Ville avait procédé le 23 avril 2018, à l’adoption de la modification réglementaire

On propose également de soutenir le transport actif qui accuse une carence selon certains citoyens.

La discontinuité du réseau cyclable, les aménagements mal adaptés aux besoins des différentes clientèles cyclistes, le manque de supports à vélos près des générateurs de déplacements et l’absence de BIXI dans Bordeaux-Cartierville figuraient parmi les difficultés que rencontrent les gens désireux de se déplacer à vélo.

L’arrondissement propose donc de bonifier le réseau cyclable, de poursuivre le déploiement du service BIXI, de fournir davantage de supports à vélo sur le territoire et d’améliorer la sécurité sur les aménagements existants.

«La majorité des participants a approuvé un scénario de pistes bidirectionnelles avec un sens unique et des pertes de stationnements d’un côté de la rue. De plus, le maintien de la piste cyclable, durant l’année entière, a été préconisé», peut-on lire site le site web de l’arrondissement concernant les rues Sauriol et Prieur.

Rue Sauriol coin Millen le dimanche matin 7 avril 8h25 (Photo : jdv - Philippe Rachiele) Ahuntsic-Cartierville Montréal
Rue Sauriol coin Millen le dimanche matin 7 avril 8h25 (Photo : jdv – Philippe Rachiele)

Lors des premières consultations, les citoyens ont été nombreux à déplorer la fréquence déficiente du service par autobus, plus particulièrement dans le district de Bordeaux-Cartierville. On mentionnait aussi la mauvaise synchronisation des horaires d’autobus qui déversent l’arrondissement.

Jeudi dernier, l’arrondissement a proposé de bonifier les liens entre l’est et l’ouest et dans le district Bordeaux-Cartierville ainsi que d’améliorer la fréquence des autobus en tout temps.

La livraison et le stationnement

Les citoyens se sont plaints de l’empiétement des camions dans la rue et des nuisances causées par les véhicules lourds. Le manque d’information sur l’offre en stationnement a aussi été souligné.

On retrouvait donc dans les interventions proposées par l’arrondissement des mesures pour améliorer l’information aux usagers sur l’emplacement et la disponibilité du stationnement.

L’arrondissement propose également d’assurer la compatibilité des zones de livraison avec les autres modes de déplacement.

Prochaines étapes

Ce sont toutes ces questions qui ont été discutées jeudi dernier lors de la consultation publique de la deuxième étape du plan local de déplacement. La troisième étape sera la production du Plan local de déplacements préliminaire à l’été 2019.

Enfin, la quatrième et dernière étape sera l’adoption du Plan local de déplacements par le conseil d’arrondissement en automne 2019. On pourra voir à ce moment si toutes les solutions proposées par l’arrondissement sont réalisables.

Si vous souhaitez vous positionner sur le plan local de déplacement, il est encore possible de se déplacer demain soir au YMCA Cartierville pour la deuxième consultation publique.

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Transport, Urbanisme et aménagement, Vie de quartier

Sortie Berri du métro HB en rénovation

La STM procède depuis quelque temps déjà à de nombreuses rénovations dans la station Henri-Bourassa. Depuis le 1er avril, la réfection de l’édicule ouest, situé sur la rue Berri, à l’angle du boulevard Henri-Bourassa, est enclenchée. Si les travaux ne provoquent pas la fermeture de la station, l’édicule, lui, sera fermé jusqu’en septembre prochain, et les habitudes des citoyens qui y transitent quotidiennement doivent être modifiées.

Depuis le 1er avril, il est difficile de ne pas remarquer que l’édicule ouest de la station de métro Henri-Bourassa, située angle Henri-Bourassa et Berri, est fermé pour procéder à divers travaux. D’imposantes cloisons bloquent l’accès aux portes et indiquent les raisons de cette fermeture et les travaux qui y seront effectués au cours des prochains mois.

La STM souhaite notamment modifier plusieurs éléments de l’édicule, tels que la réfection des escaliers fixes qui mènent aux quais. L’éclairage, la toiture et la dalle structurale de l’édicule seront aussi retravaillées ou reconstruites. Les travaux visent également à redonner «un coup de jeune» à la structure.

La STM procédera aussi à la reconfiguration de sa signalétique. Mieux organisée et avec une police différente et adaptée, la STM souhaite améliorer l’expérience des utilisateurs avec ces différents changements.

Toutefois, contrairement à des stations telles que Beaudry ou Beaubien, la station Henri-Bourassa n’aura pas à fermer ses portes pour réaliser ces travaux.

Arrêts déplacés et marche à pied

Même si plusieurs affiches indiquaient la fermeture future de l’édicule dans les jours précédents le 1er avril, ils étaient nombreux lundi matin, les utilisateurs qui découvraient sur le fait qu’ils ne pourraient rejoindre les quais par leur accès habituel, se dépêchant alors de rejoindre l’édicule du terminus Henri-Bourassa.

La fermeture de l’édicule Berri est compensée par le déplacement des arrêts des lignes 55, 69, 164 au prochain arrêt. Ces bus s’arrêteront dès lors le long du terminus Henri-Bourassa, soit à l’arrêt suivant. Les arrêts 171, 363 et 380 ont, quant à eux, été annulés et les utilisateurs doivent se rendre dans le terminus le temps des travaux.

Malgré les indications, certains piétons empruntaient la piste cyclable

La fermeture de l’édicule forcera donc dès lors les usagers qui se rendent à pied à l’édicule à se diriger vers le terminus Henri-Bourassa qui se situe quelque 200 mètres plus loin. D’imposantes affiches indiquaient toutefois le chemin à suivre jusqu’au terminus.

La STM a aussi prévu le chemin du retour des usagers puisque des affiches indiquaient, aux arrêts de retour, les changements de localisation pour les prochains mois.

Il faut aussi noter que la section du trottoir de la rue Berri [côté ouest], qui est adjacente à l’édicule, sera inaccessible aux piétons durant la durée des travaux. Les piétons doivent donc traverser de l’autre côté de la rue ou emprunter une des rues parallèles pour circuler sur Berri, côté est, jusqu’à Henri-Bourassa, ou Prieur le cas échéant.

Faire preuve de prudence

Si le nouveau trajet ne représente que trois à cinq minutes de marche supplémentaires, les piétons devront faire preuve d’une grande prudence et prêter davantage attention aux véhicules dans leur déplacement, en traversant Henri-Bourassa et Berri.

En effet, le virage à gauche vers le sud pour les automobilistes venant de l’est, à l’intersection de la rue Berri et du Boulevard Henri-Bourassa, constitue bien souvent un point de tension entre automobilistes et piétons depuis que la Ville l’a autorisé, il y environ deux ans.

Il n’est pas rare que des incidents mineurs ou manqués, ou des collisions entre véhicules, remettent en question la sécurité des piétons qui, de leur plein droit, traversent la rue Berri pour se rendre de l’ouest jusqu’à l’est. Ce qui est précisément le cas avec les piétons qui se heurteront à l’édicule Berri bloqué, et qui parfois se hâteront pour traverser et rejoindre l’édicule plus à l’est.

Déjà, des riverains avaient alerté votre média à ce sujet.

Autres complications

Si les travaux se déroulent majoritairement dans l’édicule, une partie des travaux impacteront la chaussée et une voie de la rue Berri sera fermée jusqu’au 19 juillet. Des blocs de Béton ont notamment été installés pour bloquer définitivement l’accès à la route. Notons toutefois qu’avant le début des travaux, cette voie n’était pas destinée aux automobilistes puisqu’elle servait de débarcadère.

La piste cyclable – qui se situe à l’extrême-droite de la rue Berri -, quant à elle, restera accessible durant la durée des travaux selon Amélie Régis, conseillère corporative en affaires publiques à la STM.

«La piste cyclable ne sera pas déviée, elle demeure au même endroit» a-t-elle souligné à votre média.

La réouverture de l’édicule est prévue pour la fin du mois de septembre 2019 et l’ensemble des travaux de la station Henri-Bourassa devraient prendre deux ans avant d’être exécutés.

[4 avril 2019, 15:5] Journaldesvoisins.com a contacté la Ville-Centre afin de savoir si des mesures allaient être mises en place pour éviter les incidents.

«Suite au début des travaux de la STM sur l’édicule Berri de la station Henri-Bourassa, la Ville de Montréal a en effet constaté une augmentation du nombre de piétons à cette intersection. Des changements à la signalisation lumineuse seront entrepris rapidement afin de sécuriser davantage la traverse piétonne de manière à ce que les piétons ne puissent être en conflit avec les véhicules tournant à gauche. 
Par ailleurs, une demande a été faite auprès du SPVM afin qu’une attention particulière soit portée à ce secteur», a souligné Marilyne Laroche Corbeil, relationniste au service des communications de la ville de Montréal. 

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