Le 12 janvier, une centaine de personnes ont assisté au Collège Ahuntsic à une conférence organisée par le Parti québécois sur les finances d’un Québec indépendant.

Dans son exposé liminaire, le conférencier, Gabriel Coulombe, co-porte-parole en économie pour le Parti québécois, fait part de sa conviction profonde : «Le Québec doit devenir un pays parce que cela dynamisera [l’]économie et assainira [les] finances publiques.»
Selon lui, «le fait d’appartenir au Canada coûte beaucoup plus cher aux Québécois que ce qu’ils en retirent».
6 études convergentes

Le professeur d’économie au Cégep Garneau appuie sa démonstration sur six études qui convergent vers une même idée : un Québec indépendant serait «parfaitement viable et sain sur les finances publiques».
12 G$ d’économies supplémentaires
Au vu de ses calculs, sur la période 2021-2028, le solde budgétaire d’un Québec indépendant dégagerait 12 G$ d’économies supplémentaires par rapport à un Québec province.
Notamment avec l’appui de nouveaux revenus, aujourd’hui captés par le gouvernement fédéral. Il les évalue à 96,6 G$ sur la période 2021-2028. Auxquels, il ajoute d’autres «gains» réalisés sur l’élimination des coûts de chevauchements et de dédoublements [son évaluation : entre 8,8 G$ et 10,9 G$]. Ces dernières économies porteraient sur les missions réalisées en double par les deux paliers de gouvernement.
Québec indépendant : place dans le monde
Suivant ses analyses, avec 72 % [ratio de la dette brute sur le PIB], à comparer avec un taux moyen de 128 % pour les pays du G7, «un Québec indépendant serait parmi les États les moins endettés de l’OCDE».