Cet article est tiré du numéro de la rentrée du Journal des voisins (version imprimée) dont le dossier principal est consacré au climat.

Notre surconsommation épuise les ressources naturelles plus rapidement que la Terre ne peut les reconstituer. Heureusement, il existe de plus en plus de projets de partage et de troc qui nous permettent de faire un petit pas pour l’environnement, notamment l’Espace des possibles (EDP).
Le Journal des voisins a retenu deux façons de redonner vie aux objets dont on ne se sert plus ou presque pas.
Un lieu pour échanger et s’impliquer
À Espace des possibles (EDP), des événements d’échanges de vêtements pour adultes ou pour enfants, de livres, de petits objets ou de la quincaillerie permettent de répondre à des besoins dans le quartier. En plus «du partage de biens, nous échangeons nos connaissances comme la couture ou la réparation de vélos», explique Nadia Chavarria, chargée de mobilisation et cogestion à EDP.
«L’objectif est de donner une deuxième vie à nos choses et faire de nouvelles trouvailles, précise-t-elle. Ce qui reste après l’événement va dans le placard partagé et ensuite à un organisme.»

Partage Club, une façon différente de consommer
L’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville compte 170 membres dans ce projet de nouveau genre qui consiste à emprunter des objets dont nous avons besoin au lieu de les acheter.
Fauve Doucet, la cofondatrice et présidente explique sa motivation à mettre un tel outil sur pied par une prise de conscience. «Je suis maman de deux enfants et chaque Noël, je trouvais que tous ces jouets représentaient trop d’argent dépensé et que pour l’environnement c’était une catastrophe.»

Comme le nom l’indique, le Partage Club est un endroit de partage et non de don. Aucun échange d’argent n’est possible entre les partageurs. Pour un coût annuel modique de 60 $, pour un emprunt illimité, on a accès à des objets de toutes sortes tels que des jouets, de la vaisselle, des outils et beaucoup d’autres choses.
Partage Club propose une offre destinée, cette fois, aux municipalités, aux entreprises, aux promoteurs immobiliers et aux universités qui peuvent mettre le service de partage à disposition de leurs membres. Plusieurs font déjà partie du mouvement afin d’accélérer l’initiative de partage. «À quand la participation de la mairie d’Ahuntsic-Cartierville?»