JOURNAL DES VOISINS, Dimanche 11 janvier 2026

Aidez-nous à enquêter sur la crise du logement

Un immeuble abandonné du boulevard Henri-Bourassa Ouest en janvier 2023. (Photo: François Robert-Durand, archives JDV)

La crise du logement vous interpelle? Vous constatez que des immeubles sont laissés à leur sort dans votre quartier, alors que des milliers de personnes se cherchent un toit? Aidez-nous à illustrer le phénomène!

La crise du logement touche toutes les villes du Québec. L’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville n’y échappe pas.

Cette crise s’explique par une augmentation de la demande qui se produit simultanément à une diminution de l’offre de nouveaux logements.

À Montréal, l’augmentation de la demande est surtout stimulée par une croissance rapide de l’immigration depuis quelques années, à laquelle s’ajoute la présence d’étudiants des quatre universités sur notre territoire.

La diminution de l’offre est le résultat de plusieurs facteurs: ralentissement de la construction, baisse de subventions gouvernementales, inflation des coûts de construction, pénurie de main d’œuvre, hausse des taux d’intérêt, longs délais d’approbation des projets par les administrations municipales…

Spéculation

Un aspect méconnu: la crise du logement est aussi un résultat de la spéculation foncière. C’est une technique qui consiste à garder délibérément des terrains vagues, des maisons abandonnées, des taudis, dans le seul but que ces terrains et ces édifices dégradés prennent de la valeur. Les spéculateurs paient les taxes municipales en sachant que la valeur de revente augmente plus vite que le cout des taxes.

L’hiver dernier, nous avons publié un premier dossier sur le sujet, intitulé Urbanisme à la dérive. Il a entraîné de nombreuses réactions.

La spéculation foncière rend les terrains très rares et très chers. Ce qui a pour effet de faire augmenter considérablement les prix des nouvelles maisons et de réduire la capacité des développeurs d’acheter des terrains à prix abordables. Le coût élevé des terrains explique en partie le prix élevé des maisons et des loyers.

Les villes et les arrondissement se plaignent depuis toujours de ne pas avoir les pouvoirs pour enrayer la spéculation foncière. Or, le gouvernement du Québec prépare une nouvelle loi sur la fiscalité municipale qui donnera plusieurs nouveaux pouvoirs aux villes, en autres celui de taxer davantage les terrains vagues et les logements vides.

Ces nouvelles taxes, si elle sont assez élevées, vont (espèrent les élus) amener les spéculateurs à vendre leur terrains vagues, leurs maisons abandonnées et leurs taudis à des constructeurs ou promoteurs qui pourront y aménager des logements.

Le Journal des voisins entreprend une enquête originale de la spéculation foncière dans Ahuntsic-Cartierville. Nous voulons donner des exemples de terrains vagues, d’immeubles vides, de taudis qui pourraient être développés en logement.

C’est ici que vous pouvez nous aider à trouver ces immeubles ou terrains abandonnés à leur sort. Contribuez à solutionner la crise du logement: faites-nous vos suggestions, nous les étudierons attentivement. SVP, écrivez-nous à éditeur@journaldesvoisins.com

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