
Devant l’augmentation de la violence armée ces derniers mois dans la métropole, le CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal a récemment instauré des fouilles obligatoires aux visiteurs de l’hôpital du Sacré-Cœur-de-Montréal.
À leur arrivée, ces derniers sont priés de présenter leurs effets personnels à des gardes de sécurité. Les objets considérés non sécuritaires (canifs, couteau suisse ou rétractable, bouteilles d’alcool) sont interdits à l’hôpital et doivent être déposés dans un casier à l’entrée. Ils peuvent être récupérés à la sortie.
L’interdiction suit un projet pilote mené à l’hôpital Jean-Talon en décembre et janvier, où 183 objets dangereux avaient été découverts, soit une moyenne de cinq par jour. À Sacré-Cœur, la sécurité de l’hôpital avait saisi deux armes à feu en octobre 2021, dans les effets personnels d’un patient admis à l’hôpital.

Chaque année, des visiteurs se présentent armés à ce centre hospitalier, qui abrite un centre de traumatologie, où l’on accueille notamment des blessés par balles (autour d’une trentaine en 2021-2022). Les patients et leurs accompagnateurs, souvent des jeunes qui sont liés à de tels événements, sont susceptibles de porter des armes à feu.
Le CIUSSS a instauré cette politique pour améliorer le sentiment de sécurité du personnel de l’hôpital, inquiet devant la recrudescence, ces derniers mois, de la violence armée à Montréal. Le personnel du service d’urgence serait satisfait de cette mesure.